LA NAISSANCE D’APRÈS LES ÉGYPTIENS
La nature entière étant censée pour eux assister à la naissance de l’homme, dès qu’un nouveau-né entre à la vie dans le vaisseau du monde Sai'i, l’astre-sœur d’Apollon, la lune ou Lucine donne l’impulsion à la proue; Sevah , l’astre de dessous, l’étoile, fait aller la rame; Horus, l’heure du jour, l’orient de la lumière, tient le gouvernail et Nebva, la destinée, préside à la navigation de cette nabhi ou nef de l’Inde sur laquelle s’est embarqué le nouveau-né.
Tu le sais, tout culte antique était représentatif et fondé sur l’astronomie : des types visibles, matériels y représentaient les choses invisibles, spirituelles.
L’Éléphant au S. E. et le cheval au N. -O. représentaient l’intelligence et l’entendement, la parole et la science, le soleil et sa lumière; le taureau ou le bœuf, et la vache ou la génisse représentaient l’un la force fertilisatrice du jour, du soleil et de l’homme ; l’autre, la force fécondatrice de la nuit, de la lune et de la femme. Celui-ci était le type du feu, des passions, T Amour, celle-là le type de l’eau, de l’égalité, la Grâce.
La Lune, la nuit, était l’esprit, la lymphe, la matrice de Dieu,
Le Soleil, le jour, était son intelligence, sa verge, son burin.
Le Serpent, type de la prudence, représentait le cercle, l’année, l'anneau des siècles, l’éternité, l'esprit l’être.
Le carré représentait la terre, les quatre vents, et les quatre points de son horizon.
Le triangle, formé par la Lune, le Soleil et la Terre, représentait
le symbolisme
l'espace, l’air, le souffle divin, son nom et sa suffisance, dalet ou delta, puissance lunaire, puissance lymphatique, le a, la femelle.
La ligne ou règle verticale représentait le burin, le trait, le rayon, Palaou Belos, Pallas ou Phallus, la lumière El- if ou Aleph, Alpha ou Ephi, puissance solaire, puissance de l’homme, le <ï>, le Male.
La ligne horizontale représentait l’eau, son courant et sa masse et l’eau était le type de la vérité, de la blancheur, de la lumière, et celui aussi de la droiture, de la justice, de l’égalité, de l’équité et de l’équilibre.
C’est pourquoi le poisson qui y vit, considéré comme le plus parfait des êtres, servit de type à l’esprit de la lune et de la femme, à l’intelligence du soleil et de l’homme et de nourriture aux prêtres d’Egypte; c’est pourquoi aussi, lorsqu’elle s’y étale, s’y pose, s'y expose comme la lune sur le Nil, lorsqu’elle s’y plonge, s’y baigne, s’y oint, comme le soleil dans l’Océan, la lumière Iésu s'est appelée Mosa ou Moïse et Masah ou Messi.
Enfin le cercle, le triangle et le carré contenant tout, représentaient Dieu qui est tout.