Saint-Yves d’Alveydre, Mission des Juifs, p. 9a
Science antique et Science moderne. — La Science occulte.
Arrivés en cel endroil de nos recherches, jetons un coup d’œil d’ensemble sur les points que nous avons abordés, et voyons les conclusions auxquelles ils nous est permis de nous arrêter.
Nous avons d’abord déterminé l’existence dans l’antiquité d’une science aussi puissante dans ses effets que la nôtre, et nous avons montré que l’ignorance des modernes à son égard provenait de la nonchalance avec laquelle ils abordaient l’étude des anciens.
1° La science existait (Scient ia).
Nous avons ensuite vu que cette science était enfermée dans les temples, centres de haute instruction et de civilisation.
Enfin nous avons pu savoir que personne n’était exclu de celte initiation dont l’origine se perdait dans la nuit des cycles primitifs.
2° La Science était cachée (Scient ia occulta).
Trois genres d’épreuves étaient placées au début de toute instruction : des épreuves physiques, des épreuves morales et des épreuves intellectuelles. Jamblique, Porphyre et Apulée parmi les anciens, Lenoir1 2, Christian J, Delaage3 parmi les modernes, décrivent tout au long ces épreuves sur lesquelles je crois inutile d’insister davantage. Notons simplement que des serments terribles empêchaient les initiés de révélerai! dehors ce qu’ils savaient autrement que par des symboles. Jésus se conforme à cette règle quand il parle aux profanes par paraboles qu’il