‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 399 sur 454 · SE ES · texte numérisé non relu

SE ES

Théurgie Goétie

CF

Mysticisme (pratique)

PC

Théosophie

Mysticisme contemplatif ou soi-disant Philosophie mystique

Note sur la Théosophie.

Identité finale dans la réunion systématique de l’évocation des Agathodémons et de celle des Cacodémons moyennant l’évocation delà vie qui leur est commune.

Technie mystique.

Organisation mystique de l’harmonie pour prendre part à la marche de la création. Association mystique.

A. — Fins ou buts de l’association mystique. .

a2 Fin principale, hyperphysique. Participation à la création.

b 2 Fin accessoire ou physique Direction des destinées de la terre.

b Moyens de l’association mystique.

a 2 Moyen principal. Sociétés secrètes.

b 2 Moyen accessoire. Usage des œuvres mystiques.

' Note sur les Buts.

a * Le but principal de l’association mystique résulte immédiatement de la détermination théorique du mysticisme, telle que nous l’avons donnée plus haut, comme consistant dans la limitation mystique de la réalité absolue en observant que la limitation forme en général la neutralisation entre la privation et la prestation de la réalité! Et c’est en suivant ce but principal que les sociétés mystiques, pour prendre part à la création, cultivent les sentiments et les arts surnaturels tels que l'autopsie , la poésie télétique , la philosophie hermétique, les guérisons magnétiques, la palingénésie, etc., et certains mystères de génération physique, etc.

a2 Sociétés secrètes.

Ne pouvant pratiquer ni discuter publiquement les efforts surnaturels que fait l’association mystique pour prendre part à la création, parce que, pour le moins, le public en rirait, et ne pouvant non plus diriger ouvertement les destinées terrestres parce que les gouvernements s’y opposeraient, cette association mystérieuse ne peut agir autrement que par le moyen des sociétés secrètes. Ainsi, comme on le conçoit actuellement, c’est dans la scène du mysticisme que naissent toutes les sociétés secrètes qui ont existé et qui existent encore sur notre globe, et qui toutes, mues par de tels ressorts mystérieux, ont dominé et continuent encore, malgré les gouvernements, à dominer le monde.

Ces sociétés secrètes, créées à mesure qu’on en a besoin, sont détachées par bandes distinctes et opposées en apparence, professant respectivement, et tour à tour, les opinions du jour les plus contraires, pour diriger séparément, et avec confiance, tous les partis, politiques, religieux, économiques et littéraires, et elles sont rattachées, pour y recevoir une direction commune, à un centre inconnu où est caché le ressort puissant qui cherche ainsi à mouvoir invisiblement tous les sceptres de la terre.

Par exemple les deux partis politiques, des libéraux, droit humain, et des royalistes, droit divin, qui partagent aujourd’hui le monde, ont respectivement leurs sociétés secrètes dont ils reçoivent l’impulsion et la direction; et, sans qu’elles puissent s’en douter, ces sociétés secrètes, les unes comme les autres, sont ellesmêmes, par l’habileté de quelques chefs, mues et dirigées suivant les vues d’un comité suprême et inconnu qui gouverne le monde.

b 2 Citation curieuse sur la Providence vivante.

Condition de possibilité des œuvres mystiques. Cette condition de possibilité consiste dans un ordre de vie élevé, que nous avons déjà mentionné plus haut, en annonçant que nous le désignerions du nom de stase vitale. Tout se réduit donc à savoir jusqu’à quel point la nature humaine, c’est-à-dire la nature de l’être raisonnable sur la terre, sur notre globe, est susceptible de rehausser sa stase vitale, pour s’élever aux régions des œuvres mystiques. Et cette question décisive ne peut être résolue qu’à posteriori ou parle fait.

Il en résulte, pour la philosophie, deux conséquences majeures. La première est que, par le pressentiment que l’homme a de cette vocation mystérieuse de sa nature, vocation qui vient enfin d’être légitimée par la raison, il ne peut refuser absolument toute foi aux œuvres mystiques; et que, par suite de cette disposition humaine, d’innombrables fourbes et imposteurs, abusant d’une si ineffaçable crédulité, ont sans cesse trompé les hommes par de prétendues œuvres mystiques.

La seconde conséquence philosophique est que nulle œuvre de mysticisme, fût-elle de la moindre valeur, par exemple un simple fait de magnétisme éleuthérique, ne doit être admise comme telle qu’avec la critique la plus sévère et que, pour obvier à de graves inconvénients, il est plus profitable à la raison hnmaine de méconnaître les véritables œuvres mystiques, s’il en existe sur notre globe, que de se livrer à une trop grande crédulité à leur égard.

Libéralisme ou droits de l’homme. Franc-maçonnerie.

Servilisme ou devoirs de l’homme. Mystiques.

Affiliations mystiques sous les pyramides d’Égypte. Secte ésotérique de Pythagore.

Astrologues ou mathématiciens de Rome.

Maison de sagesse du Caire.

Assassins (Vieux de la Montagne).

Templiers.

Rose-Croix (Andrea fama fraternitatis).

Robert Fludd.

Autre note CURIEUSE écrite vers 1823.

b 6 Cercles dirigeants ou Illuminés proprement dits. On conçoit qu’à cet égard très peu de chose transpire dans le public. Peut-être pourrait-on ranger ici, du moins en partie, les Frères initiés de l’Asie, mais il est plus probable qu’ils appartiennent encore à la Stricte observance en considérant surtout leur penchant vers la mysticité qui les rend peu propres à cette direction supérieure.

b 1 Identité finale ou systématique entre les épreuves et les secrets ou entre le monde visible et le monde invisible ; réalisation mystique de l’absolu dans l’absolu ; affiliation potentielle : les invisibles ou esprits terrestres. -

Nota. — Une seule fois ces Invisibles se sont montrés aux hommes. Ce fut lors de Feffroyable tribunal secret (Heimlicher Act).

Ces esprits terrestres ne paraissent pas aujourd’hui, mais ce sont eux qui régissent toutes les sociétés secrètes; et dans ce comité, l’ancien livre de sang reste toujours ouvert.

Les rapports de l’invisible au visible avaient été étendus à leurs plus grandes limites, si bien qu’on savait la chaîne par laquelle un objet, quel qu’il fût, remontait à l’intelligence de qui il devait sa forme. De là l’emploi de certains objets, de certains caractères pour fixer la volonté dans les opérations magiques.

Ces objets ne servaient qu'à former un point d’appui sur lequel s’appuyait la volonté de l’adepte pour agir comme un puissant aimant sur la force universelle. Un adepte ne peut pas produiré'hm effet contre nature, un miracle, pour la bonne raison que cela n’existe pas.

« 1. Il n’y a pas de miracles; tout ce qui arrive est le résultat de la LOI éternelle, immuable, toujours active. Le miracle apparent n’est que l’opération de forces antagonistes à ce que le Dr B. Carpenter (membre de la Société Royale), homme de grandes connaissances, mais de peu de savoir, appelle les lois bien démontrées de la nature. Comme beaucoup de ses confrères, le Dr Carpenter ignore un fait, c’est qu’il peut y avoir des Lois autrefois connues et maintenant inconnues à la science.

« 2. La nature est tri-une 1 :

« 1° Nature visible, objective;

« 2° Nature invisible, occulte, naturante, modèle exact et principe vital de l’autre ;

« 3° Au-dessus de ces deux est l’Esprit, source de toutes forces, éternel et indestructible.

« Les natures inférieures changent constamment; la plus élevée jamais.

« 3. L’homme est aussi tri-un :

« 1° Le corps physique, l’homme objectif;

« 2° Le corps astral, vitalisant ou âme, c’est l’homme réel ;

« 3° Ces deux sont tonalisés et illuminés par le troisième, l’immortel Esprit.

« Quand l’homme réel réussit à se fondre dans ce dernier, il devient une intensité immortelle.

<( 4. La Magie considérée comme science est la connaissance de ces principes et de la voie par laquelle

1. La division ternaire' est, la base de tout ésotérisme. Toutefois ce ternaire atteint son plein développement dans le Septénaire (Papus).

l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la Nature peuvent être acquis par l’individu tandis qu’il est encore dans le corps.

« Considérée comme art, la Magie est l’application de ces connaissances à la pratique.

« 5. La connaissance des arcanes mésapprise constitue la sorcellerie; mise en usage avec l’idée de BIEN, elle constitue la vraie Magie ou la Sagesse.

« 6. Le médium est l’opposé de l’adepte. Le médium est l’instrument passif d'influences étrangères, l’adepte exerce activement sa puissance sur lui-même et sur toutes les puissances inférieures.

« 7. Tout ce qui est, qui fut ou qui sera étant stéréotypé dans la lumière astrale, tablette de l’univers invisible, l’adepte initié, en usant de la vision de son propre esprit, peut savoir tout ce qui a été connu et tout ce qui le sera.

« 8. Les Races d’hommes diffèrent en dons spirituels comme en dons corporels (couleur, stature, etc.). Chez certains peuples les voyants prévalent naturellement, chez d’autres ce sont les médiums.

a Quelques-unes sont adonnées à la sorcellerie et se transmettent les règles secrètes de la pratique de génération en génération. Ces règles embrassent des phénomènes psychiques plus ou moins grands.

« 9. Une phase d’habileté magique c’est l’extraction volontaire et consciente de l’homme du dedans (forme astrale), hors de l’homme extérieur (corps physique).

« Dans le cas de quelques médiums cette sortie a lieu; mais elle est inconsciente et involontaire ; avec eux le corps est plus ou moins catalepsié en ce moment ; mais chez les adeptes on ne peut s’apercevoir de l’absence de la forme astrale, car les sens physiques sont alertes et

l’individu semble seulement être dans un état de recueillement, « être autre part », comme on dit.

« Ni le tejnps ni l’espace n’offrent d’obstacle cà la pérégrination de la forme astrale. Le Thaumaturge tout à fait habile en science occulte peut faire en sorte que son corps physique semble disparaître ou prendre en apparence toute forme qu’il lui plaît. 11 peut rendre sa forme astrale visible ou lui donner des apparences protéennes. Dans les deux cas le résultat provient d’une hallucination mesmérique collective des sens de tous les témoins. L’hallucination est si parfaite que celui qui en est le sujet jurerait sa vie qu’il a vu une réalité, alors que ce n’est qu’un tableau de son esprit imprimé sur sa conscience par la volonté irrésistible du Mesmériseur.

« Mais tandis que la forme astrale peut aller partout, pénétrer tout obstacle et être vue à toute distance hors du corps physique, ce dernier est sujet aux méthodes ordinaires de transport. 11 peut être lévité dans des conditions magnétiques spéciales, mais il ne peut pas passer d’une place à une autre sauf de la manière ordinaire.

« La matière inerte peut, dans certains cas et sous certaines conditions, être désintégrée, passer à travers des murs, puis être reconstituée; mais cela est impossible avec les organismes vivants.

« Les Swedenborgiens croient et la science des arcanes enseigne que fréquemment l’âme abandonne le corps vivant et que chaque jour, en chaque condition d’existence, nous rencontrons de ces cadavres vivants. Ceci peut être le résultat de causes variées, parmi lesquelles une frayeur, une douleur, un désespoir trop forts, une violente attaque de maladie.

« Dans la « carcasse » vacante peut entrer et habiter la forme astrale d’un adepte sorcier ou d’un élémentaire

(âme humaine désincarnée attachée à la terre) ou encore, mais très rarement, d’un élémental. Un adepte en Magie blanche a naturellement le même pouvoir; mais, sauf quand il est dans l’obligation d’accomplir un but important et tout à fait exceptionnel, il ne se résoudra pas à se polluer en occupant le corps d’une personne impure.

Dans la folie, l’être astral du patient est, soit demiparalysé , troublé et sujet à l’influence de toute sorte d’esprits qui passent, soit parti pour toujours, et le corps est la possession de quelque entité vampirique en voie de désintégration, qui s’accroche désespérément à la Terre dont elle veut goûter les plaisirs sensuels pendant une courte période allongée par cet expédient.

« 10. La pierre angulaire de la Magie, c’est une connaissance pratique et approfondie du Magnétisme et de l’Électricité, de leurs qualités, de leur corrélation et de leur potentialité. Ce qui est surtout nécessaire, c’est d’être familiarisé avec leurs effets dans et sur le règne animal et l’homme.

« Il y a des propriétés occultes aussi étranges que celles de l’aimant dans beaucoup d’autres minéraux que les praticiens en Magie doivent connaître, propriétés dont la science dite exacte est complètement ignorante.

« Les plantes aussi ont, à un degré étonnant, des propriétés mystiques, et les secrets des herbes de songe et d’enchantement ne sont perdus que pour la science européenne et lui sont inconnus, sauf dans quelques cas bien marqués comme l’opium et le haschich. Et encore les effets psychiques même de ces quelques plantes sur l’organisme humain sont regardés comme des cas évidents de désordre mental temporaire. Les femmes de Thessalie et d’Épire, les femmes hiérophantes des rites de Sabasius n’ont pas emporté leurs secrets lors de la chute de

leur sanctuaire. Ils sont toujours conservés, et ceux qui connaissent la nature du Soma savent aussi bien les propriétés des autres plantes.

« Pour ^résumer en peu de mots , la MAGIE est la SAGESSE SPIRITUELLE, la Nature est Palliée matérielle, la pupille et le serviteur du Magicien. Un principe vital commun remplit toutes choses, et ce principe subit la domination de la volonté humaine poussée à perfection. L’adepte peut stimuler les mouvements des forces naturelles dans les plantes et les animaux à un degré supra-naturel. Ces actions, loin d’obstruer le cours de la Nature, agissent au contraire comme des adjuvants en fournissant les conditions d’une action vitale plus intense.

« L’adepte peut dominer les sensations et altérer les conditions des corps physiques et astraux des autres personnes non adeptes. Il peut aussi gouverner et employer comme il lui plaît les esprits des éléments1, mais il ne peut exercer son action sur Y Esprit immortel d’aucun être humain vivant ou mort, car ces esprits sont à titre égal des étincelles de Uessence divine, et ne sont sujets à aucune domination étrangère. »

Ce passage remarquable jette un grand jour sur le secret des pratiques de la magie ainsi que sur les phénomènes obtenus de nos jours par les spirites. Il est toutefois curieux de rechercher l’origine de ces théories concernant les intermédiaires entre l’homme et l’invisible ; aussi vais-je encore avoir recours à Fabre d’Olivet :

« Comme Pythagore désignait Dieu par 1 et la matière par 2, il exprimait l’Univers par le nombre 12 qui résulte de la réunion des deux autres. Ce nombre se

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