CD O
« Si on sépare le Ku en deux, on fait le Keou large de trois et un kou long de quatre. Une ligne King joint les deux côtés Keou, Kou fait des angles, le King est de cinq.
« Voyez la moitié du Fang.
« Le Fang ou le Plat fait les nombres 3, 4, 5.
« Les deux Ku font un long Fang de 25, c’est le Tsi-ku total des Ku (5 X 5 zz 25).
« C’est par la connaissance des fondements de ces calculs que Yu mit l’Empire eu bon état.
« Tcheou-Kong dit : Voilà qui est grand, je souhaite savoir comment se servir du Iiu. Chang-kao répondit: « Le Ku aplani et uni est pour niveler le niveau.
« Le Yen-ku est pour voir le haut ou la hauteur.
« Le Fou-ku est pour mesurer le profond .
« Le Go-ku est pour savoir l’éloigner.
« Le Ouan-ku est pour le rond.
« Le Ho-ku est pour le Fang.
« Le Fang est du ressort de la Terre. Le Yu-en est du ressort du ciel, le ciel est Yu-en, la terre est Fang.
« Le calcul du Fang est tien. Du Fang vient le Yu-en.
« La figure Ly est pour représenter, décrire, observer le ciel. On désigne la terre par une couleur brune et noire. On désigne le ciel par une couleur mêlée de jaune et d’incarnat.
« Les nombres et le calcul pour le ciel sont dans la figure Ly. Le ciel est comme une enveloppe, la terre se
trouve au-dessous de cette enveloppe et cette figure ou instrument sert à connaître la vraie situation du ciel et de la terre.
« Celui qui connaît la terre s’appelle sage et habile. Celui qui connaît le ciel s’appelle fort sage, sans passions. La connaissance du Keou-Ku donne la sagesse, on connaît par là la terre ; par cette connaissance de la terre on parvient à la connaissance du ciel et on est fort sage et sans passions, on est Cliing. Les côtés Keou et Ru ont leurs nombres; la connaissance de ces nombres prouve celle de toutes choses.
« Tcheou-Kong dit : Il n’est rien de mieux. »
RÉSUMÉ
En résumé, tout se réduit en Magie- au développement de la volonté et à l’application de cette action à la Nature.
Quels sont les procédés de ce développement?
On peut voir dans Hamlet une scène [dans laquelle un courtisan veut agir sur les âmes alors, comme le lui fait dédaigneusement remarquer le héros, qu’il ignore comment on tire des sons d’un instrument de bois.
Il arrive souvent que ceux qui s’occupent de ces questions reçoivent un mot ainsi conçu : « Monsieur, pourriezvous me mettre à même, par retour du courrier, de dominer les éléments et d’être supérieur aux autres hommes?»
Que dirait un grand peintre que l’on prierait de rendre « artiste » le fils d’un paysan en quelques jours?
Tous les arts demandent des études préparatoires. Il en est ainsi pour la Magie. Nous fournirons du reste tous
les procédés connus d’entraînement de la volonté dans notre Traité élémentaire de Magie pratique .
Pour l’instant nous allons résumer tout ce qui précède en citant les conclusions de trois auteurs : d’abord celles de Wronski , l’un des plus éminents penseurs du xixc siècle; ensuite celles d’un écrivain tliéosophique, ancien médium qui, malgré son amour de la polémique violente, a su déroger pour une fois à ses peu louables habitudes : H. P. Blavatsky; enfin celles de Fabre d’Olivet, auteur occidental plus profond que tous les théosoplies iudous réunis et, du reste, parfaitement inconnu d’eux.
CRÉATION DE LA MAGIE (P. -G. de Thaumaturgie),
EN
Évocation de la Vie (Ici appartient la résurrection des Morts)