LOI DU TERNAIRE
Il suffit de se reporter aux exemples ci-dessus pour voir que les trois termes qui constituent le ternaire sont :
1° Un terme actif;
2° Un terme passif;
.T Un terme neutre résultant de faction des deux premiers l’un sur l’autre.
Comme cette loi doit s’appliquer partout, cherchons les nombres qui, agissant l’un sur l’autre, produisent 3.
Ces nombres sont 1 et 2, car 1 -(- 2 zz 3.
Nous pouvons du même coup comprendre le sens des trois premiers nombres.
Ce nombre t représente l’Actif,
Ce nombre 2 — le Passif,
Le nombre 3 — la Réaction de P Actif sur le. Passif.
Vous pouvez remplacer le mot ACTIF par tel terme que vous voudrez des tableaux ci-dessus placés sous ce mot et vous voyez de suite que, d’après la méthode analogique, le chiffre 1 représente toutes les idées gouvernées par ce principe l’ACTIF, c’est-à-dire l’Homme, le Père divin, la Lumière, la Chaleur, etc., etc., suivant qu’on le considère dans tel ou tel des 3 mondes.
Monde Matériel : La Lumière, l’Etat gazeux.
Monde Moral ou Naturel : L’Homme.
Monde Métaphysique ou Archétype : Dieu le Père.
11 en est de même des mots PASSIF que vous pouvez remplacer par 2, et NEUTRF'par 3.
Vous voyez que les calculs appliqués aux chiffres s’appliquent mathématiquement aux idées dans la science antique, ce qui rend ses méthodes si générales et par là même si différentes des méthodes modernes.
Je viens de donner là les éléments de l’explication de la IIOTA de Guillaume Postcl1.
11 s’agit maintenant de montrer que ce que j’ai dit jusqu’ici sur les nombres était vraiment appliqué dans Failliqùité et n’est pas tiré totalement de mon imagination.
Nous retrouverons d'abord ces applications dans un livre hébraïque dont M. Franck lui-même ne conteste pas l’antiquité2, le Sepher Jesirah , dont j’ai fait la première traduction française. Mais comme ce livre est surtout kab- • balistique, je préfère citer des philosophes anciens :
« L’essence divine étant inaccessible aux sens, employons pour la caractériser, non le langage des sens, mais celui de l’esprit; donnons à l’intelligence ou au principe actif de l’Univers le nom de monade ou d’unité, parce qu’il est toujours le même; à la matière ou au principe passif celui de/dyade ou de multiplicité, parce qu'il est sujet à toutes sortes de changements; au monde enfin celui de triade, parce qu’il est le résultat de l’intelligence et de la matière. »
( Doctrine des Pythagoriciens — Voyage d'Anacharsis , t. III, p. 181, édition de 1809.)
« Qu’il me suffise de dire que, comme Pythagore désignait Dieu par 1, la matière par 2, il exprimait l’Univers par 12, qui résulte de la réunion des deux autres. » (Fabre d'Olivet, les Vers dorés de Pythagore.)
1. Voir pour l’explication de ce terme lo« œuvres de Postel, de Christian et surtout d’Eliphas Levi, ainsi que le Tarot des Bohémiens de Papus.