ASTRAL, MÉDIATEUR PLASTIQUE. — LA VIE
Pour comprendre les théories diverses enseignées par les écoles d’occultisme sur l’homme, son passé et son avenir, il est important tout d’abord de voir comment on peut connaître les divers principes qui constituent l’être humain.
L'homme est constitué de manière bien différente si l'on s’adresse aux théologiens et aux philosophes spiritualistes, ou si Ton étudie les travaux des matérialistes.
Pour les écoles tirant leur enseignement des données religieuses, l’homme est composé de deux principes opposés l'un à l’autre : le corps et T âme; le corps, sujet à toutes les tentations et cause de toutes les déchéances ; l’âme, immortelle et pure, origine de la conscience et des facultés psychiques. Ces théories ont un défaut, c’est qu’elles sont dans l’impossibilité d’expliquer une grande
partie des faits produits par l’être humain et qu’on en arrive par leur application à dire qu’un homme est phtisique parce « qu’il a une âme phtisique », ce qui est un peu forcé, comme on voit.
Comme toujours, c’est à l’école matérialiste que nous sommes redevables des travaux les plus solides sur la question de la constitution de l’homme. — Cette école n’admet qu’un seul principe : le corps ; mais au moins a-t-elle le mérite d’étudier sérieusement et surtout expérimentalement les données qu’elle avance. Exagéré dans le sens de la réaction, le matérialisme s’est laissé choir dans un grave défaut et en est arrivé à nier à priori tous les phénomènes du pressentiment, de la vision à distance, du dédoublement possible de l’être humain, etc., phénomènes constatés souvent et dans des conditions excluant toute supercherie.
Or, parcourez les œuvres de tous les initiés, adressezvous aux traditions de tous les peuples, et vous verrez que de tout temps l’on enseigne que l’homme était composé non pas d’un, ni de deux, mais de trois principes parfaitement étudiés.
Platon en fait ses trois âmes, localisées dans les trois grands segments de l’organisme : tête, poitrine et ventre, origine réelle en effet de ces trois principes.
Le catholicisme lui-même, affirmant que Dieu fit l’homme à son image, et enseignant d’autre part que Dieu est un en trois personnes , donne par cela même la constitution de l’être humain déjà présentée par saint Paul qui enseignait l’existence du corps astral1.
1. La Trinité a fait l’homme à son image et à sa ressemblance. Le corps humain est double et son unité ternaire se compose de deux moitiés; l’âme humaine est aussi double; elle est animus et anima, elle est esprit et tendresse.
Elle a deux sexes. Le sexe paternel siège dans la tête, le sexe maternel
Les trois principes.
Les trois principes désignés par la Science Occulte comme formant l’homme sont :
1° Le corps ;
2° Le médiateur plastique (corps astral) ;
3° L’âme.
L’occultisme se différencie donc des théologiens en admettant un nouveau principe intermédiaire entre le corps et l’âme.
Il se différencie des matérialistes en enseignant l’existence et le fonctionnement de deux principes échappant, chez l’homme, aux lois de la matière. On comprend de suite que le côté original des théories delà Science Occulte réside tout entier dans l’étude de ce principe intermédiaire qui a reçu des noms variés :
Corps astral, Périsprit, Yie, etc., etc., mais qui est identiquement étudié par toutes les écoles.
Eliphas Levi résume fort exactement la constitution de l’homme dans la définition suivante :
L'homme est un être intelligent et corporel , fait à l'image de Dieu et du Monde , un en essence , triple en substance , immortel et mortel.
Il g a en lui une âme spirituelle, un corps matériel et un médiateur plastique.
Il faut donc bien prendre garde de s’avancer à la légère dans une étude aussi importante ; aussi allons-nous demander aux connaissances contemporaines s’il est réellement
dans le cœur; l’accomplissement de la rédemption doit donc être double dans l’humanité; il taut que l’esprit par sa pureté rachète les égarements du cœur : puis il faut que le cœur, par sa générosité, rachète les sécheresses égoïstes de la tète.
Guillaume Postel.
permis d’établir chez l’homme, tel que le connaît le physiologiste, trois principes indépendants et distincts.