IDÉE GÉNÉRALE DE LA CONSTITUTION PHYSIOLOGIQUE DE L’HOMME
La méthode de la Science Occulte, l’ Analogie, permet de déterminer la constitution physiologique de l’homme en considérant la moindre de ses parties constituantes. Le globule sanguin seul nous donnerait cette loi fondamentale encore inconnue des physiologistes actuels ; cependant, comme l’étude des globules sanguins nous entraînerait dans des considérations d’histologie trop techniques, nous allons prendre comme base d’étude une phalange, sûr d’y trouver les principes constituants de l’homme tout entier.
Considérons donc la phalange de notre index qui porte l’ongle (phalangette) et voyons en quelques mots sa construction.
L’anatomie nous enseigne que cette phalange contient des os, des muscles, des vaisseaux sanguins et lymphatiques et des nerfs. Chacun de ces organes est formé de cellules de formes très différentes. Posons donc tout d’abord l’existence du corps de notre phalange, corps formé par des éléments matériels variés.
La partie fondamentale, le support de ce corps, est formée par des os , sur ces os viennent se greffer des muscles qui les mettent en mouvement , le mouvement est entretenu par la vie de tous les organes situés dans notre phalange.
Mouvement et vie, voilà donc deux termes nouveaux dont il nous faut déterminer l’origine. Commençons par le dernier : la Vie.
Dans l’intérieur ou au pourtour des os, des muscles et
des neris, rampent tes vaisseaux sanguins apportant le sang oxygéné par les artères, emportant le sang désoxygéné par les veines. Que vient faire là ce sang et quel est son but?
Pour le savoir, mettons à contribution la science expérimentale et empêchons le sang d’arriver à la phalange en liant l’artère. Que se produit-il?
La phalange se nécrose et meurt, sans toutefois cesser un instant d’être mue sous l'influence de la volonté. Si la phalange meurt quand on empêche le sang d’arriver, il est clair que le sang est le siège de la vie.
Voilà donc deux éléments bien déterminés dans notre phalange :
1 0 Le corps constituant ;
2° La vie grâce à qui l’existence et les fonctions de ce corps persistent.
Nous n’avons pas ici à entrer dans le détail et à démontrer si la vie est une entité réelle ou le résultat chimique de l’oxydation et de la désoxydation de l’hémoglobine. Ces démonstrations nous entraîneraient trop loin. Restons donc à la simple détermination de nos deux premiers éléments : le corps et la vie.
Un dernier élément reste à étudier : le Mouvement.
Srle sang n’arrive plus à la phalange, celle-ci meurt, nous l’avons vu ; mais sam cesser cle se mouvoir. Réciproquement, si une paralysie vient empêcher les nerfs d’agir, la phalange ne peut plus se mouvoir; mais sans cesser de vivre.
La Vie et le Mouvement sont donc indépendants ; l’une est amenée par les vaisseaux sanguins, l’autre par les nerfs.
Les Nerfs placés dans notre phalange sont de deux sortes : les uns la font mouvoir sous l’influence de notre
volonté, et manifestent à notre conscience ce qui se passe dans la phalange ; ce sont les nerfs moteurs et les nerfs sensitifs; les autres font vivre cette phalange en faisant contracter les vaisseaux qui apportent le sang et l’emportent ou en permettant aux diverses cellules osseuses, musculaires ou nerveuses d’exercer leurs diverses fonctions, le tout indépendamment de cette volonté et tout à fait à l’insu de la conscience : ce sont les nerfs vaso-moteurs émanés du grand sympathique. — C’est sous l’influence de ce nerf que des portions de phalange enlevées par une blessure peuvent se reconstituer dans 'la forme primitive ; mais le cadre de notre étude ne nous permet pas d’entrer dans des détails complémentaires à ce sujet.
Contentons-nous de résumer ce que nous avons dit jusqu'ici en montrant :
1° Que la partie matérielle de notre phalange ou corps est constituée d’une foule de cellules de formes et de fonctions différentes.
2° Que ce corps de la phalange vit sous la double influence du sang et des filets nerveux du grand sympathique. La vie est sans cesse apportée par le sang ; mais une partie est en réserve dans les ganglions du grand sympathique.
3° Que la phalange se meut, sous l’influence de la volonté, et se révèle à la conscience par la sensation. La volonté et la sensation sont respectivement transmises par les nerfs moteurs ou centrifuges et les nerfs sensitifs ou centripètes analogues aux artères et aux veines.
Le Corps,
La Vie,
La Volonté,
Tels sont les trois éléments principaux que nous venons
de déterminer dans l’élude de notre phalange. — Voyons l’origine. — Nous allons ici énumérer nos conclusions sans développement, sous peine de transformer cette courte étude en un véritable volume.
Les éléments nécessaires à la réparation des pertes matérielles, de l’organisme sont fabriqués dans le Ventru. On peut dire, en deux mots : Le Ventre fabrique le corps.
La vie nécessaire à la réparation des pertes vitales de l’organisme est fabriquée dans la Poitrine (fonction de respiration). En deux mots : La Poitrine fabrique la vie.
La volonté nécessaire au mouvement conscient de l’organisme tire son origine de la Tête. La Tète fabrique la volonté.
Os