Esprit latent Swayambu
Ce tableau a pour but de- donner au lecteur une idée claire et simultanée des enseignements du Bouddhisme ésotérique sur ces trois doctrines importantes : — la Constitution de l’Univers, la Constitution de l’Homme et ses états spirituels pendante! après la vie terrestre.
On remarquera que ces principes sont énumérés en commençant par l’extérieur et en allant vers l’intérieur, le premier n’étant que l’extérieur de l’enveloppe qui cou-
tient dans ses replis intérieurs les sept autres, le Joyau de Grand Prix, le Shekinah. Mais, afin de rendre ces sept Etats, Principes et Sens apparents à l’œil extérieur, aussi bien qu’à l'intelligence, nous avons pris la liberté de les représenter s’élevant de la terre sous la forme d’une croix qui est le véritable symbole de l’homme indiqué par l’architecture de l’Église chrétienne1. Ce signe a déjà été employé comme Symbole sacré longtemps avant l’ère chrétienne, il est même si ancien qu’on le retrouve sur les monogrammes de quelques-unes des planètes. Le mystère de ce double emblème pourrait remplir des volumes ; disons seulement qu’il est le véritable emblème de l’homme et de la femme. La figure de la croix, dit Platon, existe dans l’Univers ; ses quatre espaces intérieurs s’étendent à l’Infini — au nord, au sud, à l’est, à l’ouest. Et ainsi, s’élevant de la terre au ciel, comme l’Arbre de vie, l’homme se tient debout avec l’Infini autour de lui et l’Éternité au dedans. Le rayon transversal qui représente les armes de la puissance et de la gloire peut aussi représenter l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal (ce qui est le cas dans la Théosophie hermétique), dont le fruit est à sa portée ; il se tient au milieu du jardin séparant les principes les plus élevés des principes inférieurs.
On remarquera que nous avons enfermé ladite croix dans
1. Le signe de la croix fait par les catholiques en prononçant les dernières paroles de la prière du Seigneur a une signification plus profonde qu’ils ne s’en doutent. En disant « car à toi appartient le royaume », ils touchent d'abord le front avec le revers du pouce, puis alors la région vitale du cœur; indiquant par là que le premier est le tronc « le Siège de la Miséricorde », la demeure du Seigneur du Royaume (ou la Sagesse divine, la femme). Au moment de dire « la puissance et la gloire », le pouce touche d’abord l’épaule droite, puis la gauche « (la main droite de la puissance » — « la main gauche de la gloire) ». « Pour toujours et toujours, amen, » le pouce se place sur le premier doigt de la même main en forme de croix, puis s’élève jusqu’aux lèvres cjui le scellent d’un baiser signifiant « Ainsi soit-il » ou Amen!
lin double triangle de deux couleurs qui, lorsqu’il est entrelacé, comme celui qui est au-dessus de la croix, représente le « mystère des mystères », la synthèse géométrique de toute la doctrine occulte. Sous cette forme, il est appelé parles Juifs Cabalistes le « sceau de Salomon » et il est le Sri Antara du Temple Archaïque Arien. Il représente la Divinité dans son Essence suprême « mâle et femelle », «l’Amour et la Sagesse », et contient la quadrature du Cercle, la soi-disant Pierre Philosophale, les grands problèmes de la vie et de la mort, le mystère du bien et du mal(Viz, la matière unieou séparée de l’Esprit), etc., etc.
Lorsqu’on considère les triangles autour de la Croix, on voit qu’ils sont séparés et ils ne s’uniront, ne s’entrelaceront, ne se croiseront que petit à petit; le triangle inférieur s’élève de degré en degré à mesure que l’homme arrive aux états supérieurs. La nature sombre, ou la nature du feu grossier, s’élève delà terre pour rencontrer le triangle lumineux qui descend (la sagesse qui vient d’en haut), comme parfois la lumière d’un flambeau que l’on vient d’éteindre apparaît au-dessus de lui et le rallume.
Lorsque, enfin, la ligne Rouge atteint la ligne Bleue, ou sixième principe, — l’âme spirituelle (la fiancée céleste ou l’état du Christ), les triangles setrouvent complètement entrelacés et l’Union est parfaite comme dans le Double Triangle divin qui représente le Nirvana.
Ce centre correspond au Principe central dans l’homme qui est l’axe sur lequel son caractère doit tourner. Ce quatrième principe s’appelle Kama Rupa, c’est la Volonté ou l’Ame animale, parce que les animaux le possèdent aussi bien que l’homme.
Il correspond aussi physiquement au grand centre ganglionique, appelé le Plexus solaire (ou Soular), et par les
anciens le « cerveau male » ou le « cerveau du ventre » 1 , qui est le premier à vivre et le dernier à mourir dans le système nerveux, le réceptable, le véhicule et le centre de la vitalité, delà sensation, de l’instinct et du sentiment, aussi bien que de l’intuition, de la nutrition, des mouve-
1. « Majupperikos (ou cerveau derrière le diaphragme). C’est ainsi que les anciens Grecs appelaient le Plexus Solaire et ils lui attribuaient une large part dans nos sensations intérieures, en plus des fonctions généralement assignées à ces organes nerveux appelés Centre Épigastrique (sur l'estomac), bien qu’à proprement parler ils soient situés derrière l’estomac, ou ce qui s’appelle le creux de l’estomac. C’est ce Plexus Organique qui meut le cœur.
« Dans tous les temps et dans tous les pays, on a supposé que ces organes étaient le siège et le centre de l’émotion et du sentiment; ainsi, dans la conversation, on parle de sensations et de sentiments qui frappent au cœur ou à la poitrine et les gens y portent les mains en disant que leur cœur « saute de joie », « palpite de plaisir », « est aussi léger qu’une plume » ou « pesant comme du plomb », mais en tant qu’il s’agit du cœur, nous pourrions aussi bien dire l’estomac, le foie ou la rate.
« La cause se trouve plus au fond que cela, derrière ces organes où le « Génie » se tient, surveillant tous les organes et toutes les fonctions; le mot de cœur n’est qu’une expression figurée. Ce Génie s’appelle le Plexus Solaire, c’est un tissu de nerfs qui portent et distribuent la force vitale à tous les organes. Jour et nuit, l’action du cœur et la circulation du sang est entretenue par ce seul centre organique, la source de l’énergie vitale, de la chaleur vitale, de la puissance motrice; ce moteur de l’action fonctionne jour et nuit sans s’arrêter, indépendamment de la volonté. Sans lui, le sommeil serait la mort et nous pourrions commettre un suicide par notre seul désir; en arrêtant l’action du cœur, nous arrêterions le balancier de l’horloge. De ce centre sympathique jaillit, en premier lieu, ce courant de force vitale, dont l’action commence avec la vie et ne cesse qu’avec elle ; car ces organes, dont les fibres possèdent une force motrice ou un stimulant qui en dérive, accomplissent le plus dur travail, vivent le plus longtemps et sont les derniers à mourir. Lorsque le lien qui les unissait au corps est brisé, la force ou l’impulsion vitale entretient encore pendant quelque temps le principe de la vie en nous; chez i les animaux, elle adhère au corps et le fait vibrer parfois pendant plusieurs heures après la mort.
« La supposition que ce centre ganglionique est un cerveau, appelé cerveau mdle par les anciens, est encore prouvée par le fait du rapport que présente sa structure avec celle du cerveau. Certains physiologistes savent que l’on trouve enfouis dans sa substance les mêmes corpuscules nerveux qui existent dans le cerveau lui-même et que plusieurs philoso- ! plies croient être la source d’où émane la faculté de penser.
« Il est bien reconnu que l’intelligence ou la volonté n’ont pas de part dans toutes nos fonctions, ni même dans tous nos sentiments, et surtout dans la classe de nos sensations internes. La sensation peut être mentale,
ments du cœur, de la circulation du sang, et, en outre, ce qui constitué la vie dans le sommeil ; autrement nous mourrions.
Cette âme, ou Soleil, est le germe de la vie, le premier organe créé dans l’état intra-utérin ou fœtus, et le seul
physique ou tous les deux à la fois. Des deux espèces de sentiment dont nous avons conscience, l’une concerne l’ intelligence , l’autre les sens ou le médium sensitif. C’est, en premier lieu, par un sens ou une sensation, au moyen de laquelle le sentiment se fait connaître, que nous rassemblons les matériaux de toute la connaissance que nous possédons, Lien que, généralement, on attribue cela à un acte de l’esprit.
« La sensation, en elle-même, est plutôt un pouvoir primitif dont le cerveau intelligent peut user on non, ou sur laquelle il peut se réfléchir; en sorte qu’il est possible que nous sentions sans penser ou, en d’autres termes, que le médium sensitif reçoive seul l’impression. On appelle parfois cela des perceptions sensuelles pour les distinguer des phénomènes purement mentaux. C’est une force nerveuse d’une nature différente de celle que dégage le cerveau et la moelle épinière et un principe qui n’est fourni par aucune autre partie du corps vivant; mais, comme nous l’avons déjà fait observer, nous trouvons enfouis, dans la substance de ces corps ganglioniques, exactement les mêmes corpuscules nerveux que dans le cerveau lui-même et que plusieurs philosophes croient être la source d’où émane la faculté de penser. »
Dr Henry Scott M. D.
J’ai écrit les lignes qui précèdent, il y a quelques années, sous la dictée du Dc Scott lui-même et en me servant de la première feuille de papier venue. C’est seulement après avoir fini que je remarquai, sur ce même papier, quelques notes prises par moi sur l’Anacalypsis de Higgins. Ces mots semblaient être le début de la dictée du Dr Scott, les voici ;
Emmanuel, Dieu avec nous.
Alma-Vierge — la pensée conçue et qui procède de, — le cerveau femelle ou la Sagesse Divine (c’est là le nom dans l’hébreu moderne); le même que pour le cerveau (Alma, en espagnol, signifie âme).
Alma-Mater — Mère nourricière ; nom d’une Université (où l’on enseigne la Sagesse).
On verra de suite combien cette coïncidence est extraordinaire et comme cette simple circonstance est significative, en confirmant silencieusement, mais éloquemment, l’hypothèse des anciens sur le cerveau mâle et femelle. Il est dit que la génération présente est celle du cou, la suivante sera le développement de la tète, et elle est destinée à compléter la stature de l’homme sous la Forme humaine divine , lorsque les sens les plus élevés seront développés en lui.
Quelle profonde signification, par conséquent, dans la construction de la forme humaine, faite à l’image de Dieu ( « il les créa mâle et femelle » ) ; ainsi Deux en Un spirituellement et physiquement. Cette idée est remar-
cerveau dans le corps de quelques animaux inférieurs. C’est aussi le Centre télégraphique du corps humain avec ses fils qui se dirigent dans toutes les directions et qui le relient spécialement au « Cerveau Féminin » ou système cérébrospinal par deux cordons nerveux situés de chaque côté de la moelle épinière. On l’appelle Plexus solaire à cause de sa forme ronde. Il constitue le centre des nerfs organiques ou vitaux et préside aux fonctions organiques intérieures ; c’est pour cela qu’on l’appelle aussi la sphère organique, comme le cerveau féminin qui préside aux fonctions intellectuelles est appelé organe de l’intelligence.
D’après ce qui vient d’être dit on comprendra facilement que ce quatrième principe est le siège de la vie comme le
quablement exprimée sous le symbole de la déesse de la Sagesse de l’ancienne mythologie, qui s'élance tout armée et cuirassée du cerveau de Jupiter. Quelle signification également dans la forme de l’Arche de l'Alliance construite par Moïse, d’après le modèle Céleste, avec ses chandeliers à sept Branches et son bassin qui correspond si évidemment au quatrième Principe, tandis que le Sanctuaire des Sanctuaires correspond au cinquième et le Propitiatoire au sixième, comme nous le voyons dans le dessin ci-joint. Le Seigneur lui commande de mettre le Propitiatoire « au-dessus de l’Arche », disant : « C’est là que je te rencontrerai et que je communierai avec toi de dessus le Propitiatoire. » (Exode xxi, 21, 22.)
L’Arche de l’Alliance était pour les enfants de cette première génération, le symbole des choses meilleures qui devaient venir et qui sont aujourd'hui à notre porte. L’Arche symbolique a disparu depuis longtemps, mais l’idée réelle et vivante qu’elle représentait, doit apparaître maintenant comme la véritable Arche de l’Alliance de Dieu, faite avec les enfants des hommes. Cette alliance voulait dire que la semence de la femme devait écraser la tête du serpent.
Le Serpent représente la Matérialité ou les trois principes inférieurs du Bouddhisme Ésotérique qui dérivent de la terre; la semence de la femme est l’humanité parfaite ou le Fils de Dieu conçu du Saint-Esprit dans le sein immaculé de la Vierge pure ou Alma , l’dme féminine, le sixième principe, le Buddhi ou l’âme spirituelle du Bouddhisme Ésotérique; le Son divin, ou la sixième essence de la Théosophie Hermétique; la « Parole » ou le souffle vivant, l’expression de la Pensée Divine des chrétiens. Ainsi Christ était appelé la Parole, parce qu’il était le rejeton de la semence de la femme, ou le Cerveau femelle, l’ expression de la Sagesse Divine.
« L’amour est masculin, parce qu’il engendre par impulsion et sans travail, la Sagesse est féminine parce qu’elle engendre par le travail. »
cœur, qui est aussi au centre, est appelé le Siège de l’Amour, et cela est moralement vrai, car ce qu’un homme aime il 1 eveut, et le but de ses efforts durant la vie terrestre devrait être d’élever son amour et sa volonté au-dessus des trois principes animaux ou terrestres inférieurs, en sorte que, par le développement de son cinquième principe, Manas (âme humaine), qui est sa véritable personnalité , il puisse après la mort s’élever au-dessus du quatrième état spirituel appelé Kama Loca. Le Kama Loca est cette sphère astrale qui entoure immédiatement la terre et correspond au quatrième principe, Kama Rupa (âme animale) h demeure de tous les « Esprits » liés à la terre que l’on devrait plutôt désigner par le terme d’âmes.
Le Ego ou le Moi est centralisé dans ce principe du milieu qui est la volonté ou l’amour, décrit par les Théosophes hermétiques comme la nature Feu qui peut aller en avant et en arrière dans la première ou la seconde triade, suivant le désir de son amour dominant. 11 peut retourner vers les états inférieurs dont il est sorti comme âme animale ou s’élever par un développement successif jusqu’aux états supérieurs auxquels il est destiné.
On comprendra mieux ce quatrième Principe (ou étal) si l’on étudie la Kabbale avec sa doctrine de sept esprits de Dieu, son œuvre des sept jours, ses sept planètes, etc.
Il sera bon de lire aussi les mystiques Théosophes qui adoptent la doctrine de la nature septénaire de toutes choses résultant de la nature septénaire de l’Essence divine et qu’ils expliquent comme suit2.