‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 99 sur 454 · Substantialité ( spirituelle J · texte numérisé non relu

Substantialité ( spirituelle J

Le premier , l'Astringence, est le principe de toute force contractée ; c’est le Désir et il attire. Les rochers sont durs parce que cette première qualité n’est pas encore éveillée en eux.

La seconde, Mobilité, cette douce qualité, est le principe de l’expansion et du mouvement ; les formes simples des plantes, des fluides, etc.

La troisième, Angoisse, la qualité amère, est générée par le confit des deux premières ; elle est manifeste dans l’angoisse et la lutte de l’être; elle peut devenir un ravissement céleste ou un tourment de l’enfer ; son influence est dominante dans le soufre.

La quatrième, le feu, est la transition ou la qualité intermédiaire.

Dans la qualité du feu, la lumière et l’obscurité se rencontrent. C’est la racine de l’âme de l’homme, la source du ciel et de l’enfer, entre lesquels notre nature se trouve placée. L’esprit-feu est l’âme inférieure de l’homme, ou Y Anima Bruta, que les animaux possèdent aussi bien que les hommes, car c’est du centre de la nature avec ses quatre formes qu’émane sa puissance ardente. 11 fait jaillir le feu lui-même, il est la « roue de l’essence ». Les trois premières qualités relèvent plus spécialement de la nature du Père ou de Dieu dans sa colère lorsqu’il est décrit comme « un feu consumant » ; séparées de la seconde triade, elles engendrent la mort spirituelle, la colère, la lutte, la nécessité, en d’autres mots le mal. Les trois der-

nières qualités appartiennent à la nature de la mère (ou nature féminine) lorsque le feu terrible qui couve rencontre la douce tendresse de la qualité de l’amour et éclate en une flamme brillante et joyeuse, source de la lumière et de l’Amour, de la sagesse et de la gloire, en d’autres mots du bien, produit par l’union des qualités mâles et femelles, de même que leur séparation est l’origine et la cause du mal.

L’homme est l’arbitre de sa propre destinée; il développe volontairement des profondeurs de sa propre nature son ciel ou son enter, tandis que, en se dominant ou en cédant à ses passions, il augmente le bonheur ou la souffrance de ceux qui l’entourent. La véritable cause du péché et des cruelles misères que nous voyons autour de nous est dans l’égoïsme, dans ce terrible amour de soi, dans cette personnalité qui accentue si violemment et si insidieusement le je et le vous et qui est le résultat de la prédominance des trois principes (ou qualités) inférieurs. Ceux-ci ne pourront être dominés et élevés que par le développement des principes spirituels supérieurs. Les Théosophes hermétiques ont décrit cette évolution comme étant l’union du dur et du sombre avec l’amour et la lumière, ou des qualités mâles avec les qualités femelles; dans l’ancienne Religion-Sagesse, cela s’appelle le cinquième et le sixième principe, l’àme spirituelle et l’âme humaine.

La sixième qualité est décrite par les Hermétistes comme le Son. Dans le ciel, l’harmonie des sphères ; dans l’homme, les cinq sens et le don de la parole, ou plutôt le Verbe, la manifestation de la Divinité. Ainsi Christ est appelé le Verbe, le langage du Nom Divin, nom signifiant la wiïivLYe, expressive ou sa manifestation extérieure. Lorsque nous atteindrons le sixième Principe ou l’Esprit de Christ, il développera en nous le sixième sens, ou l’âme spirituelle

qui est l’Intuition, la perception des choses spirituelles et éternelles ; l’homme alors prendra connaissance du monde subjectif qui l’entoure comme il a connu le monde objectif ou monde des sens, au moyen de ses premiers sens.

Le septième principe est l’Esprit Divin lui-même, décrit comme étant la substanlialilé spirituelle.

Jusqu’à présent l’homme n’a développé que cinq sens, mais le Bouddhisme Esotérique nous enseigne que lorsqu’il atteindra le sixième etle septième état, il développera le sixième et le septième sens. On peut dire que l’aurore du sixième sens a déjà lui dans quelques esprits avancés ; et certains livres de publication récente semblent indiquer clairement que le temps est proche où le sixième sens se développera. Nous faisons allusion aux ouvrages intitulés : « The Perfect Way », a Morgenrothe », « les Deux en Un », « Sympneumata », etc.

Le véritable Sympneumata, c’est l’homme dans sa dualité, mâle et femelle, Deux en un, tel qu’il a été créé au commencement à « l'image de Dieu » et tel qu’il est destiné à redevenir à mesure qu’il s’élèvera et développera le sixième sens ou l’Ame spirituelle. C’est ce que l’Église a symbolisé sous l’image du retour de l’Epouse et du Mariage du Fils du Roi.

Par rapport à l’état spirituel de l’homme, immédiatement après la mort, le Bouddhisme Ésotérique enseigne que les trois Principes inférieurs qui appartiennent au corps extérieur, sont abandonnés et retournent à la terre d’où ils procèdent et à qui ils appartiennent. Ce qui constitue l’homme réel, c’est-à-dire les quatre Principes supérieurs, passe dans le monde spirituel qui entoure immédiatement le nôtre et qui en est de fait le plan astral, c’est le Purgatoire de l’Église catholique romaine, appelé en sanscrit Kama Loca (voyez la planche coloriée). Ici une séparation

a lieu : d’un côté, les deux Principes les plus élevés entraînent le cinquième (l’Ame Humaine), la véritable personnalité, dans une direction, tandis que le quatrième (Ame animale) l’attire vers la terre. Les parties les plus pures, les plus élevées, les plus spirituelles du cinquième Principe, restent attachées au sixième et sont élevées par lui; ses instincts, ses impulsions, ses souvenirs inférieurs adhèrent au quatrième Principe et restent dans le Rama Loua, le « Purgatoire », ou la sphère astrale qui entoure immédiatement la terre.

Ainsi les meilleurs éléments, ou la véritable essence de la dernière personnalité, s’élèvent à l’état appelé, dans la Théosophie Bouddhiste, le Devaciian, et qui correspond en quelque manière à notre idée européenne du ciel. 11 ne faudrait cependant pas confondre le Devachan avec ce Royaume des cieux, supérieur et absolu, le Nirvana, qui est le centre du Bouddhisme comme du Christianisme, et de toutes les religions. En effet, le grand but de cette effrayante évolution de l’humanité est de développer les âmes humaines pour les rendre aptes à cette condition, que nous ne pouvons pas même concevoir aujourd’hui et qui existera seulement lorsque l’homme sera « parfait comme son Père est parfait » et que le Fils de l’homme sera devenu le Fils de Dieu. Cet état ne peut être atteint que par des incarnations innombrables où l’Entité individuelle progresse à travers les sept Ronds Planétaires. Ainsi cette Religion-Sagesse Éternelle confirme les paroles du Christ et nous enseigne, selon l’exemple de l’amour et de l’intelligence éternels, à pardonner à nos ennemis et à leur donner l’occasion de réparer leurs torts jusqu’à « septante fois sept fois ».

Il est vrai qu’à chaque naissance la personnalité diffère de la précédente et de la suivante, mais le Bouddhisme

ésotérique nous enseigne que, bien que les personnalités changent sans cesse, la ligne unique delà vie sur laquelle elles sont enfilées comme des perles sur un fil, se poursuit sans interruption; c’est toujours cette ligne spéciale et non pas une autre. La ligne ou le fil de la vie constitue par conséquent notre véritable individualité ; c’est une ondulation vitale individuelle, « Deux en Un » douille et indivisible pour toujours.

Ce fil de la vie sur lequel sont enfilées nos innombrables personnalités dans notre carrière à travers les âges, cette dualité indivisible , cet éternel « Deux en Un », est en réalité notre sixième et notre septième principe. Ils ont débuté dans le Nirvana du côté subjectif de la Nature, comme l’ondulation de la Lumière et de la Chaleur à travers l’éther a débuté à sa source dynamique, court à travers le côté objectif de la nature et tend à revenir au Nirvâna après plusieurs changements cycliques.

L’ondulation de la vie est donc notre véritable individualité, c’est notre Moi divin et spirituel, tandis que chacune de ses manifestations natales est une personnalité séparée, le nouveau vêtement ou la nouvelle forme que revêt l’individualité pour continuer son développement progressif ou, selon un langage poétique, une des nombreuses perles de l’unique rosaire de notre vie.

Tandis que sur la chaîne infinie de la vie nous laissons tomber perle après perle pour passer à une autre et que les changements se succèdent incessamment, nous comprenons que chaque vie avec son poids de soucis et de chagrins n’est en réalité qu’un anneau de l’immense chaîne, et nous reconnaissons à la fois la valeur et la nullité, la signification profonde et l’indifférence de cette existence passagère.

La valeur et la signification profonde, puisque chaque

acte, chaque pensée survit par ses effets dans noire prochaine carrière, produisant un Karma, soit pour le bien, soit pour le mal. Lorsque nous souffrons, c’est de notre propre souffrance attirée par nous-mêmes , sinon dans cette vie, du moins dan/ celle qui a précédé, car chaque existence antérieure est génératrice du bonheur ou du malheur présent. Le Karma est la loi inévitable des conséquences, en d’autres mots « ce que nous semons, nous le moissonnerons ».

Ainsi chaque vie terrestre a sa valeur par la leçon qu’elle nous enseigne, par l’impulsion qu’elle nous donne pour avancer et nous élever, si elle est bien comprise et utilisée. Mais elle ne vaut certainement pas le souci et l’agonie que nous éprouvons trop souvent, à propos de chaque chagrin et de chaque désappointement que nous rencontrons sur notre route, comme s’ils devaient causer notre misère éternelle. Nous oublions que le prochain mouvement de la lunette qui tourne incessamment changera le dessin de notre Kaléidoscope et que toutes les couleurs trouveront leur vraie place et s’harmoniseront sur le triangle éternel qui leur sert de base. Chaque tour du verre aura pour résultat de produire une forme plus complète que la dernière, ou, en d’autres mots, d’ajouter une perle, probablement plus pure et plus blanche, à notre rosaire.

Notre vie est éternelle, mais elle est composée d’une éternité d’existences ou de manifestations à travers lesquelles court le fil de la vie une. Pour être vraiment heureux, il faut que nous cherchions à bien nous rendre compte de notre condition de changements perpétuels, et alors nous apprendrons à vivre dans le maintenant et à comprendre que le temps nous appartient en entier, car nous sommes les enfants de l’Éternel aux yeux de qui « mille ans sont comme un jour et un jour comme mille ans ».

Le présent est infini et l’infini est notre présent, un futur serait limité. Par conséquent, le jour dure éternellement, il nous appartient aujourd’hui et nous appartiendra toujours de même, car il est un éternel maintenant

Cependant nous-mêmes et toutes choses nous changeons perpétuellement. D’un instant à l’autre nous ne sommes pas les mêmes. Chaque respiration, chaque aspiration de notre souffle nous change physiquement autant que chaque ligne que nous lisons; chaque jpensée qui traverse notre cerveau nous change mentalement. En réalité, à la fin de chaque jour, nous ne sommes ni moralement ni matériellement les mêmes que nous étions au commencement ; mais, si nous savions utiliser le maintenant qui est à nous, ce changement nous conduirait de gloire en gloire.

Il est difficile de nous rendre compte de ce maintenant qui dure toujours, tout en changeant perpétuellement et en produisant d’incessantes transformations. Cela nous sera plus facile si nous embrassons par la pensée une période de temps moins longue et que nous appelions à notre souvenir une seule année de notre vie qui se compose de mois, ces mois de semaines, ces semaines de jours, ces jours d’heures, ces heures de minutes, ces minutes de secondes, marquées par l’incessant battement de l’éternelle horloge du temps.

Ainsi nous verrons que tout homme parfait est régénéré ou né deux fois et qu’il tire chaque fois son origine du centre de la croix , ou de l’Union du mâle et du femelle ; à' abord matériellement en prenant racine en bas et en tirant de la terre les matériaux nécessaires pour former et nourrir le corps ; puis de l’atmosphère vitale

1. « Les rideaux d’hier tombent, les rideaux de demain se relèvent, mais hier et demain sont tous les deux. »

(Sarter Resartus.)

(décrite sur la Planche comme esprit vivifiant) il tire le Jivatma ou vitalité qoi lui donne la vie, et de là il construit la forme astrale qui existe avant que le corps extérieur ne devienne visible.

Chaque molécule de matière, quelque petite qu’elle soit, possède un esprit vital ou participe de ce Jivatma qui n’est en aucune façon le même que l’esprit divin de l’homme YAtma ou le septième Principe, celui-ci étant « Dieu ». Sansle troisième principe, le LiNGASnARiRA,ouforme astrale, que les animaux possèdent aussi bien que l’homme, il n’y aurait point de corps extérieurs, car il est évident que les particules ou les atomes de la matière ne pourraient construire d’eux-mêmes sans avoir une forme sur laquelle bâtir.

« Le simple grain comme il se rencontre, soit de blé, soit de quelque autre semence ; mais Dieu lui donne le corps comme il lui plaît et à chaque semence le corps qui lui est propre » (I Cor.xv,38). Le troisième principe est donc le même pour tous, car les particules de la matière ont besoin d’une forme d’homme ou d’animal: à chaque semence son propre corps.

« Il y a un corps animal, il y a un corps spirituel. Le premier homme étant de la terre est terrestre ; et le second homme qui est le Seigneur est du ciel. Mais ce qui est spirituel n est pas le premier , c'est ce qui est animal ; et ce qui est spirituel nient après (I Cor. xv, 44, 46, 47).

Pour devenir spirituel, pour devenir le « Seigneur du ciel », il faut que l’homme naisse une seconde fois, naisse du centre de la croix, du centre de l’Amour, de l’union des principes mâles et femelles, mais cette fois il naît de Y Union spirituelle de ces principes dans sa propre nature. C’est le sein de la Yierge dans notre cinquième principe, Manas ou « l’âme humaine », qui conçoit directement du

Saint-Esprit. C’est la semence de la femme ou le principe féminin dans l’homme qui est destiné à « écraser la tête du serpent », en d’autres mots à surmonter la matérialité par la spiritualité.

Lorsque cette âme vierge sera prête à la recevoir, la semence prendra racine et germera. Alors le fils de l’homme sera « élevé » et, comme l’arbre de vie dont les branches se dirigent vers le ciel, il tirera sa nourriture d’en haut, de la lumière spirituelle répandue par l’âme universelle et dispensée par l’Esprit divin, notre éternel pèremère, « Dieu ».

Jusqu’au moment où les substances premières sont organisées, l’homme n’existe pas en tant que personnalité ;par conséquent, il naît en premier lieu physiquement, et ses principes inférieurs tirent leur subsistance matérielle de la terre et prennent racine en bas. 11 faut alors qu’il « naisse de nouveau » spirituellement. L’être spirituel doit prendre racine au centre de l’amour (volonté), et pour que la bonté, la sagesse, l’amour universel se substituent à Y amour de soi , il faut qu’il s’élève vers le ciel, qu’il tire sa nourriture intellectuelle de l’entendement et la nourriture de son cœur de la source spirituelle qui ne fait jamais défaut.

Il y a un état spirituel qui n’est pas indiqué sur notre tableau, parce qu’il ne rentre pas dans les sept; mais, de même que le Nirvana est au-dessus et au delà de ceux-ci, étant l’état suprême de la Divinité, son antithèse qui s’appelle en sanscrit « Avitciii » 1 peut être définie comme j étant au-dessous et au delà dans la direction opposée, s’il

était possible de localiser un Etat.

1. Selon nous, I’Avitchi serait plutôt l’antithèse du Devachan et 1 annihilation ou la « seconde mort » dont parle l’Évangile, l’antithèse du Nirvana. (Note du traducteur .)

Il y a encore une autre échelle de sept degrés ou étapes qui indique l’ascension de la terre au ciel.

L’échelle de Jacob occupe une place importante dans les symboles de la franc-maçonnerie. Sa véritable origine s’est perdue parmi les adorateurs des rites païens, mais le symbole est resté. Chez eux on l’a toujours considérée comme composée de sept ronds qui, comme le docteur Oliver le fait remarquer, pouvaient être une allusion aux sept étages de la tour de Babel ou à la période sabbatique. Dans les mystères persans de Mithras, l’échelle à sept ronds était le symbole de l’approche de l’âme vers la perfection. Ces ronds s’appelaient portails et, par allusion à cela, le candidat devait passer à travers sept cavernes sombres et tortueuses, ce qui s’appelait faire l’ascension de l’échelle de la perfection. Chacune de ces cavernes représentait un état d’existence à travers lequel l’âme était supposée passer dans sa route progressive en s’avançant vers l’état de la vérité. Chaque rond de l’échelle était censé composé d’un métal toujours plus pur et prenait le nom de sa planète protectrice.

On peut se faire une idée de celte échelle symbolique par le tableau suivant :

7 Or Soleil Amour.

6 Argent. . . . Lune Sagesse.

5 Mercure. . . . Mercure Compréhension.

4 Cuivre .... Vénus Beauté.

3 Plomb. . . . Terre Chair.

2 Fer Mars Puissance.

1 Étain Jupiter Conseil.

Chez les Hébreux, on supposait que les ronds de l’échelle étaient infinis. Les Esséniens les réduisirent d’abord à sept, qu’ils appelèrent les Séphirotles, et dont

les noms étaient : Force, Miséricorde, Beauté, Éternité, Gloire, Fondement et Royaume.

« A sa base, cette échelle touche à la terre et les anges qui sont dessus indiquent les âmes descendant dans l’incarnation et même, dit la Cabale, jusqu’aux degrés les plus bas de l’univers, jusqu’au point le plus infime de la matière, pour remonter de nouveau au ciel. Jacob (l’âme voyageuse) est endormi la nuit au pied de l’échelle, avec une pierre pour oreiller, symbole de la matière dans son état le plus bas. Le lieu a été appelé Luza ou séparation, ce qui signifie la place de la plus grande obscurité et de la séparation d’avec Dieu. Cependant, lorsque Jacob s'éveille, l’âme sait que, même dans l’abîme le plus profond de la matière, il n’y a pas de séparation réelle avec la vie divine, de là son exclamation : « En vérité, le Seigneur est dans ce lieu ! » et il l’appela Béthel (maison de Dieu) et son nom était auparavant Luza (séparation). » (Conférence du docteur A. Kingsford, président de la Société Hermétique.)

Mais pour en revenir à la constitution de l’homme, qui nous intéresse si spécialement, il faut nous souvenir que la doctrine ésotérique enseigne que les trois principes supérieurs, sur les sept qui contituent l’homme, ne sont pas encore complètement développés dans l’état actuel de l’humanité. Lorsque l’homme atteindra la perfection sur la terre, il sera doué des sept principes et, de sept sens correspondants, ce qui a été le cas pour quelques hommes véritablement divins et qui ont apparu comme messagers sur cette planète.

L’état que nous appelons la mort n’a d’influence que sur les trois premiers principes, — le corps, la vitalité et la forme astrale. Le premier, nous le savons, vient de la terre et retourne à la terre pour s’y décomposer et entrer

avec le temps clans de nouvelles combinaisons, d’où sortiront de nouveaux corps matériels.

La vitalité qui, comme les molécules du corps, n’est pas limitée par un principe individuel, mais relève du principe cosmique universel, se disperse également à la mort et va animer d’autres organismes.

La forme astrale, qui est une réflexion du corps physique, reste pendant un temps plus ou moins long autour de la demeure qu’elle a quittée. Parfois, elle apparaît comme l’ombre du mort, présentant exactement la même apparence, mais elle finit cependant par s’évaporer après avoir accompli sa mission, qui est de guider le Jivatma dans son œuvre de construction de groupement des atomes moléculaires sur la forme voulue.

Ces trois principes inférieurs, provenant uniquement de la terre et de son atmosphère, sont périssables en tant que forme , bien qu’indestructibles quant aux molécules qui les composent, et, à la mort, ils se séparent entièrement de l’Etre pour aller animer d’antres organismes.

De même que l’homme, l’Univers est composé de sept principes et c’est le principe suprême ou le septième d’où émane ce courant non interrompu de vie à travers la nature qui unit en une série continue les transformations innombrables de la vie une.

La grande pyramide d’Egypte bâtie d’après le triangle et le carré est le symbole de cet Arcane. Sa septième pointe, « la pierre de l’angle qui a été rejetée 1 », s’élève glorieusement vers le ciel comme pour percer les nues, symbole, dans tous les temps, de la perfection du Christ ou du septième principe dans l’homme.

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