‹ Traite methodique du dessin de l'aquarelle et du lavisChapitre 13 sur 31 · LAVIS A LA SÉPIA · texte numérisé non relu

LAVIS A LA SÉPIA

Pour délayer la sépia, on emploie quatre godets en porcelaine blanche; on en remplit trois de trois teintes dégradées de sépia^

comme pour l'encre de Chine, et un de terre de Sienne ou de chicorée.

Les trois teintes de sépia de forces différentes s'emploient suivant l'éloignement des plans du paysage. S'il faut modifier la force de ces teintes, on les force en y ajoutant de la couleur, et on les affaiblit en les étendant avec de l'eau pure. On doit avoir deux verres d'eau : l'un pour laver le pinceau, l'autre pour fournir de l'eau pure au besoin.

Evitez, quand vous avez passé une teinte sur le papier, de repasser dessus avant qu'elle soit entièrement sèche. Commencez par les ciels, dont les nuages doivent être traités légèrement ; on les éclaircit ordinairement à mesure qu'ils descendent vers l'horizon. Passez ensuite à l'horizon : il faut tenir légères et faibles les teintes des lointains; les montagnes et les forêts ne doivent être qu'indiquées par des silhouettes.

A mesure que les plans se rapprochent, on cherche les masses d'ombre et de lumière en les touchant d'une manière de plus en plus ferme. La terre de Sienne s'emploie dans les premiers plans seulement, sa couleur rousse donnant plus de chaleur et de relief au modelé .

Le lavis à la teinte neutre s'emploie comme l'encre de Chine, et nous n'en ferons, par conséquent, pas une description particulière.

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