‹ Traité philosophique de médecine pratique (volume 2)Chapitre 22 sur 25 · DÉFINITION ET CARACTÈRES GÉNÉRIQUES DES DIACRISES · texte numérisé non relu

DÉFINITION ET CARACTÈRES GÉNÉRIQUES DES DIACRISES

mettre en relief que plusieurs des phénomènes des diacrises, et pour certaines de ces maladies les phénomènes principaux en proviennent.

1 546. Le mot Diaerise a aussi l'inconvénient d'une tsignifi- Signification ri* cation trop restreinte puisqu'il n'exprime que l'acte sécréteur Sacriîê! 4a mot proprement dit *, sans renfermer l'idée d'un état anomal de ia sécrétion \ nous l'avons néanmoins choisi parce qu'il est inusité en physiologie et qu'il ne peut ainsi donner l'idée d'un acte organique appartenant à l'état sain ; l'on a d'ailleurs l'habitude de lier à l'existence d'un état de maladie le s mot crise , qui a la même étymologie et est par conséquent tout aussi défectueux comme expression d'un phénomène morbide. Considéré sous ce point de vue, le mot diaerise a surtout l'avantage d'exprimer l'idée d'un *cte anomal d'un organe sécréteur et d'un produit de sécrétion altéré , conditions principales et essentielles de toutes les maladies auxquelles nous appliquons cette dénomination générique.

i547» C'est parce qu'elles ne réunissent pas ces con- Nécessité de ditions indispensables pour l'existence réelle des maladies moîïhagies* des

, , diacrises.

que nous comprenons sous le nom de diacrises que nous en avons séparé leshémorrhagies, que plusieurs nosographes ont confondues avec elles dans une même classe. Quand Une hémorrhagie s'accomplit, même par organe sécréteur, il n'y a point d'action sécrétoire puisque le sang franchit les bouches exhalantes sans éprouver de modifications. Les hémorrhagies sont des maladies moins complexes que les diacrises puisqu'elles ne nécessitent pas comme elles une action organique préalable, d'origine physiologique quoique s'accomplissant d'une manière anomale,

1 548. L'existence des diacrises étant liée à des conditions Définition des anomales des sécrétions, il importe pour qu'on puisse se giques qui confaire une idée précise de la nature de ces maladies , de dé- crétionsetianuterminer d'abord quels sont physiologiquement les actes organiques qui constituent les sécrétions et quelles sont

1 Diaerise, diacrisis, du verbe $wplm t excerno, secerno*

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les limites de ces actes et leurs rapports avec l'organisme.

Toutes les parties vivantes puisent , soit en elles dans l'appareil circulatoire qui les pénètre ou dans leur parenchyme propre» soit hors et autour d'elles t des molécules dont l'aggrégation et les transformations créent des substances solides, liquides ou gazeuses qui ont différentes destinations. Ces substances constituent dans la trame de tous les tissus ou i leurs surfaces des formations organiques qui entretiennent i l'état normal leur structure et leurs rapports de continuité ou de contiguïté avec des parties voisines ; ou bien elles sont déposées sur des surfaces, ou dans des réservoirs pour servir à l'accomplissement des fonctions par lesquelles les êtres vivants établissent avec le monde extérieur des relations indispensables à la conservation de l'individu et de l'espèce. Ce sont les actes organiques qui ont pour but de produire et de déposer ces substances sur les surfaces extérieures des parties vivantes ou dans des réservoirs à ce destinés , qui constituent dans leur ensemble les fonctions qu'on désigne sous le nom de sécrétions , tandis que tous ceux qui ont pour but de préparer, d'introduire et de déposer dans le sein ou sur les surfaces des parties vivantes des molécules qui s'y fixent et qui y acquièrentïvec la trame de ces parties des conditions d'adhérence et de continuité, appartiennent i la grande fonction qu'on a appelée nutrition.

La nutrition» quoiqu'elle ne s'accomplisse pas de la même manière dans tous les tissus et pour tous les organes , est un acte organique universel chez les êtres vivants puisqu'il se trouve dans toutes les portions de leur corps. Les sécrétions sont des fonctions limitées A certains organes destinés et appropriés à leur accomplissement. Du pMnom*. x 549* Toutes les diacrises consistant dans l'accomplisse- "onnlSexcKîT ment anomal des sécrétions ont nécessairement pour siège «rît(Sî la,tt *" des organes sécréteurs, et pour phénomène indispen-

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