CHAPITRE IL Description général* des symptômes des diaerises
1555. Les symptômes des diaerises se rapportent soit sources dtor* directement à la présence du produit de la sécrétion en «ïs^es^Sist quantité et avec des qualités insolites, soit immédiatement ' à l'accomplissement anomal de la sécrétion dans l'organe qui en est chargé , soit enfin médiatement à l'influence
exercée sur des organes spéciaux, sur dçs fonctions déterminées ou sur l'organisme en entier, par toutes les conditions pathologiques qui se rattachent à la diacrise comme cause ou comme effet.
1556. Les phénomènes les plus prononcés d'une sécré- g«»*tion sont ceux qui proviennent immédiatement de ses pro- ««n»» *™ **duits. Dans les diaerises ces phénomènes expriment, avec ment dc i'aite>* la présence du produit sécrété , des modifications dans 8Ç8 sécrétés, qualités et dans sa quantité*, ils sont les principaux symptômes communs de ces maladies. -
Dans toutes les diaerises qui affectent les sécrétions dont le produit, dans l'état sain, est un fluide en vapeur ou à l'état liquide excrété en quantité assez faible pour être dissous et emporté par l'atmosphère, la vapeur condensée devient apparente sous la forme de gouttelettes qui se déposent sur les surfaces destinées à recevoir le jprQduit *• '24
5fO Dlï DIÀCMSÊS Blf GÉNÉRAL.
sécrété; ainsi, dans les diaphorèses, au lieu de la Tapeur qui se dissout continuellement dans l'air ambiant, 11 se forme sur la peaU des gouttèlëttes d'un liquide qui ruisselle A la surface; ainsi, dans la phlègmatotrhagie , au lieu de la vapëur aqueuse, continuellement dissoutè et emportée par le courant d'air qui traverse lès fosses nasales, Q se dépose un liquide séreux qui s'écoule pat les narines.
Pour lés sécrétions galeuse* l'augmentation de la quantité du produit ne peut se reconnaître que pour celles de ces sécrétions dont les produits se déposent dans des réservoirs intermédiaires à leur expulsion. Le gaz sécrété en quantité insolite distend les réservoirs et cette distension, ou plutôt les phénomènes ànldhiatix qu'elle Occasionne sont les symptômes de la diacrise gazeuse.
Pour toutes lès sécrétions dont lè ptottait feét destiné à lubréfier des surfaces , le premier symptôme de 1* diacrise est là présence du liquide sécrété lut la surface destinée à le recevoir, en quantité tellfe qu'il reflue aux; limites de cette surface, et qu'il excédé, par son abondance $ la puissance d'action dès organes destinés à l'absorber ou à l'éliminer. Ces phénomènes morbides se voient sur la conjonctive dans l'épiphora, suf là tauquetise buccale dans le ptyalisme, sur la muqueuse vaginale dans certaines leucorrhéës, etc;
S'il s'agit d'une séctéttoti située à l'ihtérieu* du eotpi , l'augmentation de là quàbtité du produit provoque des actes d'excrétion Insolites plus ou moins fréquents. La multiplicité de «éfe actes, et leurs effets immédiats, sont alors les symptômes de Augmentation de \A éécrétiofl accomplie proSFotidBméHL
Pour les organës sfctétteuts qui sont pout-Viis d'Un réservoir où se dépose le produit sécrété, l'augmentation de quantité de ce produit , résultant de la diacrise, se montre par là réplétion plus rapide et plus fréquente de ce réser- Vôir, et par la nécessité de son évacuation se faisant moins
DES SYMPTÔMES DES DIÀCRISBS EW GÉNÉRAL. 5fl
attendre et se reproduisant plus souvent. C'est ainsi que, dans les diacrises urinaires, la réplétion de la vessie et la nécessité de son évacuation se renouvellent un plus grand nombre de fois dans un temps donné qu'à l'état normal.
1557. Lès produits des sécrétions, considérés dan* leurs JEat**^. qualités physiques et chimiques , présentent tous des cara©- JjjJ i«, 8 dutri! tères spéciaux qui résultent de la présence en eu* , et tomme partie intégrante de leur substance, de certain* éléments immédiats que la chimie a fait connaître; tek sont : |K)ur le lait, le sucre de lait ) pour la bile , le picromel, etc. Mais il n'est aussi aucun de ces produits qui ne contienne, ou^e ces substances spéciales , et comme formant la plus grande partie de sa masse , dés éléments qui lui sont communs avec tin grand nombre d'autres parties de l'organisme , et dont plusieurs' même se trouvent dans tous les liquides et tous les solides du corps $ tels sont des substances salines, ou des alcalis, ou des acides, de l'eau, du carbone, du ga2 acide carbonique, de l'albumine» etc. , ètc% C'est la présence de ces éléments communs et spéciaux , associés dans des proportions qui varient dans des limités déterminées, qui constitue l'état normal des produits de sécrétion. Dans les diàerises , ces proportions •ont altérées, et la quantité des substances spéciale* propres A chaque produit sécrété, estordinakementdknûfcuée; f altération du produit «dndste alors en général en ce qu'il 4st moins ammalisé, et qu'il participe davantage da* oèractère commun des fluides séreux* 4 mesure que laxlkcriee -augmente et devient pkis chroniqèe. A *fe mode d'aliénation, «e joint le plus souvent datos Je produit de la séctétion modifiée , la présence d'éléments qui lui sont étrangers dans l'état normal, et qui s'y trouvent introduits par le fait de la maladie. Ces éiéénents consistent «oit dans tmé stirabondancè dè principes salins tet èoàgulafblès qui produisent des concrétions dont la présence et les accidents qu'elle détermine sent alors les symptômes dominants de la
DBS DIAXRISBS EN GÉNÉRAL.
maladie , soit dans des substances spéciales qui ne se forment que dans ces états morbides, tels que le sucre, qui se montre dans l'urine des diabétiques, etc.; soit enfin dans des substances organiques qui appartiennent à d'autres produits de sécrétion ou i diverses parties de l'organisme, et ne se montrent jamais dans l'état normal du produit sécrété. Cette dernière altération des produits sécrétés dans les diacrtses est certainement la plus commune; c'est à elle qu'il fout rapporter les sécrétions gastro-intestinales albumineuses des cholériques , les vomissements et les régurgitations de liquides acides qui se montrent dans certaines dyspepsies, les vomissements de ljguides urineux observés par Nysten 1 et par Hirsch % les sueurs axillaires urineuses observées par Meckel 8 , les urines lactescentes contenant de l'albumine 4 ou une matière graisseuse analogue au beurre *, etc., etc.
Comment s'ap- i558. Lorsque les altérations diacritiques des produits Et^^ltMdêt de sécrétion ne deviennent évidentes que par des phéno— Sfc du4U mènes que les investigations chimiques font seules reconnaître , elles ne fournissent plus en réalité de symptômes morbides non-seulement à cause de la nécessité du mode d'investigation , qui n'est à la portée que d'un très petit nombre de médecins, et exige d'ailleurs des circonstances le plus couvent incompatibles avec la pratique habituelle de l'art, mais aussi à cause de l'incertitude des résultats de ces investigations. Mais il faut reconnaître que, dans la plupart des oas, les diacrises deviennent évidentes par des propriétés physiques des produits de sécrétion assez faciles à reconnaître. Ainsi la formation, dans ces produits
* Recherches de pkyetotogie et de chimie pat hologiquet, p. Î7&
* KoBhter, Diêsert de vomit u ttrinœvencalis. p. 1J.
* Nova expérimenta et obeervaU de finie* venaram ae voeorum lymphaU in duct, visceraque excretoria corp. hum., p. 67.
4 Obs. deBlondeau , Journ. de Chinu méa\, t. vi. p. 41*
* Obs. de Bixxto, Journ fur t hernie, t. XL, p. 246»
DES SYMPTOMES DES DIACRISES Eli GÉNÉRAL. 5j3
desédiments , de concrétions, qui ne Vy montrent pas dans l'état de santé , suffit toujours pour indiquer la réalité d'une modification de qualité, puisque ces phénomènes ne seraient pas possibles sans cette modification.
1559. Les qualités insolites que la diacrise donne au produit sécrété, ne peuvent être quelquefois appréciées que par la manière dont il agit sur les surfaces où il est déposé. Cette action immédiate se montre, dans quelques cas , directement par l'action topique nuisible que ce produit exerce sur la partie qui le reçoit 5 ainsi, dans certains épiphoras , le contact des larmes qui refluent, sur les joues, y détermine une irritation qui montre que la diacrise lacrymale a imprimé aux larmes des qualités âcres; d'autres fois, c'est seulement par la sensation que provoque l'impression topique du prod^t de sécrétion altéré , que se décèlent ses qualités anomales; telle est la saveur amarescente occasionnée par la salive et le mucus buccal déposé sur la membrane bucco-linguale dans certaines diacrises. Dans tous ces cas, les qualités morbides du produit de sécrétion sont évidentes et constituent des symptômes de diacrise.
1560. Il n'est aucun appareil sécréteur qui ne mêleson Des sécrétions produit à celui d'un ou de plusieurs autres organes de sé- ntîcs^ïdwphé" crétion. Il en résulte que tous les fluides provenant des résultent. qmen sécrétions déposés dans les réservoirs participent toujours
des sources multiples d'où ils proviennent. Cette condition , qui résulte de ce que plusieurs organes sécréteurs concourent à une même fonction, introduit de nombreuses différences dans les propriétés physiques et chimiques des produits sécrétés dans l'état pathologique, et même dans leur action topique sur les organes, parce que la maladie n'occasionne pas des changements semblables dans l'action de chacun des appareils sécréteurs qui mêlent leurs produits; on reconnaît néanmoins le plus, souvent , dans ces produits, les caractères prédominants de ceux d'une sécrétion déterminée. Cotte circonstance, jointe à la
3?4 »«» •iAcmitis bk etniaAL.
nature des accidenta éprouvés , indique suffisamment quelle
est la excrétion qui a été primitivement affectée , et dont Taltération constitue l'essence de la maladie. immédiTuT^d! > S6i. Quand un organe affecté de diacrise est situé à rorgata» •écré- f extérieur, on remarque en lui tous les phénomènes qui s'y montrent pour l'exercice régulier de la fonction , seulement ces phénomènes sont plus prononcés que dans l'état physiologique; leur réunion constitue l'orgasme ou la turgescence sécrétoire que nous appelons alors diacritique.
Les phénomènes de la turgescence diacritique consistent dans un certain degré d'augmentation de volume de l'organe, une plus grande densité de son tissu, une plus grande susceptibilité au contact des excitants, qui rend très pénible le contact des topiqûes les moins stimulants, et va même jusqu'à rendre douloureuse l'action de quelques moyens explorateurs, comme de palper. Dans les diacrises intenses de quelques organes sécréteurs d'un certain volume, tek que les mamelles , les parotides , la tuméfaction est très prononcée; le malade éprouve dans l'organe une douleur comme putsative et térébrante avec une chaleur vive ; la peau de sa surface présente une injection vasculaire qui va jusqu'à lui donner une teinte rosée; les artères afférentes k l'organe ont des pulsations plus fortes, et les veines superficielles de ses téguments sont gonflées et plus apparentes que d'ordinaire.
Phénomènes i56a. Dans les diacrises qui affectent un organe sécré-
roédiats de l'or- * u
ga»me aécrétoire teur étendu, ou un grand nombre d organes sécréteurs
dans les diacri- * »... ■ ^
agglomérés, I brgasme diacritique ne borne pas ses effets a la partie affectée; il se généralise en déterminant un état de malaise général avec un sentiment de courbature et d'accablement, de la céphalalgie sus-od>kaire et gravative, une ardeur universelle, de l'agitation, et très souvent des accidente fébriles qui e#t dans quelques cas un assez haut degré d^ntensité. <jette fièvre eyiriptotnatique se montre en générai -sotte la ferme de paroxysmes avec frisson inî-
DES SYMPTÔipjK DE? p|AC*JS£8 Sff GÉNÉRAL. Dj5
tiai, revenant tantôt d'ppe n^j^e jrégplière , tantôt sans
i$6.3. La Jurgespeppe di^cfftiq^e, lorsque la maladie Desftoénomèafecte un nrganje sécréteur profpp<L ne se montre exté- deia turgescence
■ " a » . • diacritique dans
neuf épient que par les, symptôme? au pile occasionne loin le* diacri.es des
' . , i a f - organes sécré-
de sou suége ? et surtout par Jep syinptôine? pyrétjquesjjeurs profonds, cependant il est souyepj; possible $e jopijfre à ces phénp-, in/ènes ceux qije l'exploration médiate fait Reconnaître ou qui se prpduisept 4ans certaines cjrçops|an£es qu'on peut fapre naître. Ainsi le malade ^prourç soient, dans ces maladies , pp senlinient de chajepj: yers fpf gape ipalade , ou, UAe dpuleur obture sppptanéye , pu ay. mpjus prpvpqpée par la pression uiédiate, par les ébranlements qui résultept de mouvements imprimés au malade ou de ^'accomplissement de pertains actes pbysiplpgiques x .
i564« L'prga,sme sépjrétoire annoncé par tous les symptômes que nous vepons ^ipd^q^er, jçoppnaçn,ce prdipairer l^™*^*" ifi^pt avant la 4focrjse, m ap. panons au pipent où ejle va J*^ 4 * ,a s'établir -, il e?t phépopièpe initial par jpppprt à raUéjratipn de sécrétion $ £1 n'a pas en général ppç longue d#rée, pn le voit rarenjepjt pxcédejr cinq £ si$ jours \ Je plus sppvent il se termine en deu* ou trois jours. ]L# turgescence diacritique commence toujours à diminuer par la cessation des synapr ténues généraux qu'elle a pu déternajnpjr, cependant il n'est pas paye que la diminution r e ( t mjênie la cessatiçn de ces accidents ne soit qu'une sprte d'jptermissipn après laquelle tous les symptômes reviennept. La maladie persiste ainsi ass.ep souvent durant plusieurs s,eniaine$ avec des alternatives comme périodiques de retour et de cessatipn des phénomènes d'orgasme. Les diacrises abdominales sont celles pour lesquelles cette marche s'observe le plus fréquemment. 4
i565. Les diacrises durent ordinairement pendant une Jt Marche des
* diacrises ; ré-
à deux semaines, mais le plus souvent trois ou quatre sep- mittence de leurs
* * ^ * accidents.
tenaires , même lorsque les sypaplcunes d orgasme ont di-
DES BIACmiSSB «9 G&HÉBAL.
minué ou même cessé. Elldfee continuent pas avec une intensité constante $ elles éprouvent de fréquentes exacerbations et diminutions qui reviennent d'ordinaire chaque jour (i56s), et quelquefois aussi, mais plus rarement, à des intervallesplus éloignés. Ces exacerbations etrémissions se succèdent néanmoins toujours avec une assez grande régularité, suivant un type qui, d'après les observations de Brandis 1 , est évident, même 'pour l'accomplissement des sécrétions normales : les flux diminuent pendant la nuit et augmentent vers le matin ; ils sont à leur Tnînîirmm vers minuit $ ils augmentent au lever du soleil jusque vers midi , et diminuent ensuite progressivement jusqu'à minuit. Ces exacerbations et ces rémissions sont indépendantes . des saisons et de celles qui résultent de l'influence des variations météorologiques et de la température atmosphérique. En général, les flux augmentent dans les saisons chaudes et dans les temps secs et chauds.
d«» phénol X&G6. Les diacrises sont souvent des maladies très tonne» de l'orgasme
i^'h^mî chra! S 1168 ^ passent aisément à l'état chronique* A mesure crSet *** ^ u>e ^ e8 «'éloignent de leur invasion, les phénomènes d'orgasme deviennent moins intenses; ils finissent même par cesser, nonobstant la continuation de la maladie. Dans les diacrises passées à l'état chronique, l'organe sécréteur,' malgré l'excès de quantité et les qualités anomales des produits qu'il fait naître , est, quant à sa vitalité apparente et à la circulation qui s'accomplit en lui, dans un état de flaccidité dans lequel il ne conserve guère de l'état d'orgasme qu'un certain degré de tuméfaction. Ce sont ces diacrises chroniques qu'on a désignées par l'épithète de passives.
Dee paénomè- i56?. Lorsque tous les accidents d'une diacrise SOnt étante de la réac- ' *
^ r P c e n 8 dantlw blis et continuent depuis un certain temps à l'état aigu ou même sous la forme chronique , on voit quelquefois se manifester des symptômes aigus, le plus ordinairement
» Lthrevonde* Jffecten des lefondige* Organitmuê, p. 554
DES SYMPTOMES DBS DIA.CRISES BN GÉNÉRAL. 5jJ
d'une assez grande intensité. Dès que ce changement subit dans la marche et dans les accidents morbides, qu'on a désigné sou3 le nom de réaction , se manifeste , l'activité morbide de l'organe sécréteur se suspend , et cependant les phénomènes de l'orgasme sécrétoire se dév eloppent touj ours avec intensité , quelquefois avec violence. Si là maladie affecte un organe important, le malade est en même temps pris d'un état fébrile secondaire qui se décèle par la fréquence et la force insolite des battements du cœur, la chaleur à la peau, l'accélération de la respiration, un sentiment très prononcé de malaise , de courbature, etc. Cette nouvelle forme des accidents de la maladie persiste pendant deux ou trois jours , le plus ordinairement avec des exacerbations qui se reproduisent une ou deux fois par jour ; elle se termine ensuite progressivement sans phénomènes nouveaux, v mais plus souvent en présentant , comme phénomène secon- * daire , une diacrise d'un autre organeque celui qui est primitivement malade. La terminaison de ces accidents de réaction entraîne ordinairement la cessation de tous les accidents morbides dont ils ont été ainsi le mode de résolution critique.
i568. Les symptômes des diacrises qui se rattachent im- symptômes médiatement à l'acte sécréteur pathologiquement modifié, de l'union des se joignent presque toujours à des phénomènes produits j^^S^^S» 1 par la présence du produit de la sécrétion altéré et en quan- ro?gane° rl séc4! tité insolite dans les réservoirs et sur les surfaces destinées ience^deV V«£ à le recevoir. Ces phénomènes, qui consistent dans des dulU alt * rés * douleurs ressenties dans les organes où se dépose le produit de la sécrétion altérée, dans des actes d'excrétion insolites et douloureux, ont, dans beaucoup de cas, une extrême intensité. La connexion de ces derniers phénomènes avec ceux qui résultent immédiatement de l'état anomal de l'acte sécréteur, constitue un état de maladie à symptômes mixtes, au milieu desquels il est quelquefois très difficile de séparer les phénomènes morbides quant à leur
5;S us MAcmuis s* «ÉnimAi..
cause immédiate. Cette forme de la maladie appartient plus spécialement aux diaorises qui versent leur produit sur des surfaces qui ont un haut degré d'irritabilité et qui s'accon?pl Usent par des organes qui concourent A d'importante* fonction*», telles sont spécialement lesdiacrîses gastro-intestinales dans lesquelles les phénomènes morbides proviennent en même temps de la turgescence sécrétoire d'organes très étendus, doués d'un haut degré de vitalité , qui versent leurs produits de sécrétion dans le tube digestif, et de l'impression nuisible de ces produits de sécrétion altérée dans la cavité du tube digestif, sur sa surface interne si étendue et si irritable.
èu^TcZ^ 1 *^9* ^augmentation du produit sécrété étant le réjSSttoïr*^ sultat de toutes les (Macrises , la surcharge des organes uén det «ver*, destinés A recevoir ce produit et à le transporter sur les " parties où il doit être définitivement déposé exerce sur eux une stimulation douloureuse, rend leurs fonctions pins actives , plus rapides à s'accomplir et plus fréquemment renouvelées. Cest ainsi que lesdiacrîses intestinales rendent A la fois plus fréquents, plus actifs , et s'accomplissait avec douleur, les actes excréteurs du tube intestinal* «orbu^ **!^ 1670. Les qualités anomales que la maladie fait acquérir proTicnntnt 4e aux produits sécrétés déterminent aussi la manifestation de
Faction tojique *
<ies prodniu ai- phénomènes morbides dont le siège est dans les organes
tirés dans les r t
ëiacri»e«. sur lesquels se déversent ces produits. Le» douleurs tormineuses qui résultent de la présence des liquides mucosobilieux altérés dans le tube digestif, les accidents qui proviennent de la présence de calculs dans les voies hépatique» ou urinaires, sont des phénomènes de cette nature, etc.
Sympiômet qui i5?i. Les fonctions à l'accomplissement desquelles les
résultent du , /. , , ^ r ^ . ,
trouble de. fonc sécrétions altérées concourent, se troublent par suite (tes la sécrétion con- qualités insolites des produit» de ces sécrétons. Ce trouble
court par ses , . - , „
produits. se montre par les résultats anomaux de ces fonctions , et souvent aussi par la manifestation de douleurs liées à leur accomplissement* Les symptômes qui en résultent varient
DBS 8YMFTQM18 DBS BUXlItlS W ûfo*KAL.
8âD8 doute quant à leur siège suivant les fonctions lésées, mais ils ont tous ee caractère commun qu'ils expriment une interruption, ou au moins un accomplissement imparfait de l'acte fonctionnel. Cest ainsi que les diacrises gastro-intestinales ont pour symptômes l'interruption ou au moins l'imperfection des fonctions digestives.
1672. L'organisme en entier est modifié, dans les dia-
crises , d'abord par l'influence que le trouble fonctionnel des ^ le 5 é Siacri-
organes immédiatement affectés par la maladie exerce sur ses -
lui, ensuite par la déperdition qui résulte, pour la masse
du sang, comme source commune de toutes les sécrétions,
de l'augmentation de quantité du produit sécrété , et enfin
par les résultats de l'absorption des produits de sécrétion
anomaux que la diaerise a fait naître*
1673. L'influence déterminée par une diaerise sur l'or-r d^criï^'qS ganteme est peu prononcée pour les diacrises qui ne cqm- J^ï^ffi^ promettent que des appareils sécréteurs de petit volume et j^Si^îk 1011 qui ne concourent qu'& des actes très secondées ^ mais elle
est très puissante pour les d&eriqes qui affectent de grands appareils sécréteurs riches en vaisseaux, ou qui appartiennent à des parties douées d'une vive irritabilité. Les symptômes par lesquels se décèle cette influence soat en général, au début, des diacrises, et lorsqu'elles ont une assez grande intensité, un état fébrile prononcé (i56?) , qu'ac-r compagœ et que suit toujours une grande débilité générale* Cette adjrnamie se montre surtout par la faiblesse des battements artériels et par la lenteur et la débilité des contractions musculaires, qui deviennent même douloureuses dans l'accomplissement des aptes de la locomotion.
ity4? Les déperditions de liquides sécrétés en quantité BJ J^^ S excessive , par suite de l'étal morbide, ajoutent encore à «^crises qui ré-
, r , fultent de§ dé-
la faiJUesse générale immédiatement produite par la len- P™}j£ ons de u ~
teur, rimper£ection et quelquefois même la suspension
des fonctions, à l'accomplissement desquelles concourt le
produit de la sécrétion actuellement altérée..Dans lçs dia~
38o DBS BIACRISBS ES GBHÉ&AL.
crises qui provoquent ces déperditions avise rapidité et en grande abondance , les symptômes adynamiques arrivent immédiatement ; ils ne consistent pas seulement dans la grande faiblesse des actes de la vie de relation , ils expriment aussi une extrême débilité des fonctions des organes de la vie intérieure : ainsi la chaleur générale diminue , le pouls se déprime de plus en plus, les vaisseaux capillaires de la peau et des membranes muqueuses extérieures se vident et pâlissent, les veines sous-cutanées s'affaissent au point de cesser d'être apparentes; l'amaigrissement se prononce rapidement , etc.
Mmuném «f i5n5. L'influence débilitante exercée par les diacrises, en dm diacriMtqui raison de la déperdition des liquides cru elles occasionnent .
rMttlIentdecdi- ,,. , 7 , ?. . ,
Perditions <u ii- varie suivant l importance de la sécrétion quant a son éten- #«te§« d ue e t surtout quant à la nature des fluides qu'elle soustrait â l'organisme. Les sécrétions destinées à préparer un liquide purement excrémentitiel, comme la sécrétion urinaire par example, peuvent devenir fort abondantes et persister pendant un temps assez long sans qu'il en résulte une très grande débilité ; tandis qu'une diacrise qui rendra exagérées ou trop fréquentes les déperditions de fluides destinés à concourir, après leur excrétion, à des actes organiques , comme les sucs gastro-intestinaux par exemple, occasionne très rapidement une extrême faiblesse. ^tê^mp^mw 1676. La durée prolongée des déperditions diacritiques oom^îet^dM équivaut, pour l'influence débilitante qu'elle occasionne , à niquM. une déperdition rapide très considérable; toutefois elle a des symptômes A quelques égards différents. Les mouvements du cœur annoncés par le pouls deviennent très fréquents, et, pendant que les vaisseaux capillaires pâlissent , que les veines s'affaissent, que les téguments se décolorent , les tissus perdent de leur densité et de leur rénitence , le tissu cellulaire s'infiltre, et les parties extérieures, gonflées par suite de cette infiltration, sont dépressibles , et conservent l'empreinte des pressions qu'on exerce à leur surface.
DES SYMPTÔMES DES DIACRISES EN GÉNÉRAL. 38l
La chaleur se perd rapidement au contact de l'air et des corps environnante , et cependant quelques parties du corps, comme les extrémités dans lesquelles la circulation se fait nécessairement avec moins d'activité, deviennent par instant brûlantes au toucher* L'état que constitue l'ensemble de ces symptômes est la colliquation pendant qu'elle s'établit et fait des progrés sous l'influence de la diacrise prolongée , plusieurs desprincipaux organes sécréteurs s'affectent et versent en excès des produits moins élaborés et en quantité beaucoup plus grande que dans l'état normal. Ainsi se multiplient , en quelque sorte , les diacrises chroniques dans l'organisme, par suite et comme symptômes d une première affection diacritique prolongée.
1677. Les symptômes des diacrises dont nous venons Comment n d'indiquer les modifications aux différentes périodes et uS maudiwdiiselon les divers modes de ces maladies , doivent être consi- !to?ô?de l tara dérés, pour chaque espèce de diacrise, dans leur ensemble , 8yn,ptôme8 ' dans leur ordre de succession et dans leurs rapports réciproques -, car, dans le cours de la maladie, les phénomènes morbides initiaux se modifient, d'autres naissent et se développent, et plusieurs ne surviennent qu'au déclin et à la terminaison de la maladie. C'est la réunion et la succession de ces symptômes , dans des rapports déterminés et suivant un ordre régulier conformes aux conditions qui résultent de la nature et du siège de la lésion de sécrétion, qui con- ' stitue la maladie , et qui donne le caractère de maladie spéciale à chacune des diacrises de chaque organe ou appareil sécréteur.
1578. Il n'est pas possible de présenter un tableau gé- x4 mmé dea néral de tous les symptômes suivant leur succession et leur de * dépendance réciproque qui s'applique au plus grand nombre des diacrises; les phénomènes du trouble fonctionnel sont les symptômes les plus saillants de ces maladies : on ne peut les généraliser, car ils varient selon le siège de la maladie. Il est cependant facile de concevoir
DES DIACEtSES llf QÉirf&Alé
tous les phénomènes qui se rapportent au plus grand nombre des diacrises, en isolant les uns des autres, par l'analyse , tous les symptômes qui se montrent dans ces maladies. Ces symptômes peuvent être divisé* éh tfi± ordres 1 1° symptômes locaux diacHtiques proprement dife» se rapportant immédiatement A l'organe sécréteur t ee sont les phénomènes de turgescence ou d'orgasme aécrétoire ; ces phénomènes indiquent un certain degré dttyperstimtdation ou d'activité vitale insolite dans Torgané affecté, a* SymptÔtttès locaux qui se rapportent paf leur siège aux canaux vecteurs et aux réservoirs du produit sécrété : ce sont les phénomènes de surcharge des organes qui reçoivent le ptoduit de la sécrétion* ces symptôine* èont encore des symptômes dliyperstimulation par une trop grande quantité ou par suite des qualités irritantes du produit sécrété. 9° Symptômes du trouble fonctionnel des organes excréteurs : ce sont les phénomènes d'excrétions exagérées ou anomales d'une quantité insolite de produits de sécrétion; ces symptômes consistent dans un excès d'activité des organes excréteurs dont les actes sont douloureux ou au moins pénibles, parce qu'ils sertit rendus plùfc fréquents que dans l'état normal, et qu'ils sont plus vivfement soH4fcft& pluri'Mïpressîon stimulante des produits de séèrétictti, att fflfl ë h U és quantité et vidés dans leurs qtnfiités. 4* Syfeaptômes de trouble fonctionnel ou médiats : ce sont tes ptiétoomènës qui dépendent de l'iriipetfection dès furetions A l'ftccdmpHssement desquelles sert le produit sécrété altéré par * x état ftiorbide; ces symptômes sont des phénomènes de dépression des forces , comme èont tous ceux qui résultent imniédiàtement de l'insuffisance ou même de la suspension d'une fonction. 5° Symptômes de colliquation : cfe sont les phénomènes de déperdition des forcés, dlmpèrfection de la totalité ou d'une plus ou moins grande partie dès fonctions organiques par suite des déperditions diacritiques ; ces symptômes réunissent des phénomènes de Souffrances variées, surtout
illsme pà* éuite dë l'influence débilitante des déperditions diaëritiqiiës rapides ou prolongées; ces phénomènes, qili décèlèht tin état général dè surexcitation active de toutès les fonctions organiques , ont pour résultat d'arrêter les progrès dë lèL dlabrisë ët de rétablit plu* ou moins pronl^tementr^ilibtedé8follctlt)tis; on les voit presque toujours èe produirë plus ou mains énergiquement pour arrêter l'effet iinmétliàt des causes déprimantes.
i5?9i L'ratënsité des diacrises s'apprécie par l'intensité Appréciation dès symptômes d'orgasme sécrétoire , par l'abondance des dfaVrilêt^ 1 * Jïr produits de la sécrétion modifiée, par l'importance de la JjJJ^ P hénom *fonctioù lésée par suite de la diacrise -, et enfin par l'intensité et les suites immédiates des phénomènes de réaction.
Au plus léger degré d'une diacrise la sécrétion de l'organe affecté est à peine augmentée 4 et des symptômes peu prononcés indiquent si difficilement la présence de l'état morbide, qu'il faut apporter quelque attention pour la Reconnaître; au pltls haut degré d'intensité, la sécrétion feàagérée par son abondance déprime rapidement les forces, éomprdhlët toutes les grandes fonctions organiques, et finit par faire périr le malade par épuisement. Elle ne peutguérir fcjue par un dévëloppement d'une activité insolite des phénomènes de la sécrétion, qdi ont pour résultat de provoquer un état d'hyperstimttlation fébrile intense, qui substitue évidemment un état inflammatoire à la dépression des forces incessamment croissante qui occasionnait le danger immédiat du malade:
Lorsqu'une diacrise intéresse un organe sécréteur dont les produits servent à l'accomplissement d'une fonction importante , lessymptômesdominantssont en rapport avec ce mode de lésion ( i5y5) , et donnent par leur intensité la mesure de la gravité de la diacrise. Dans les cas les plus
384 MS D1ACBJSBS XN GÉNÉRAL.
graves, les symptômes indiquent que la fonction est tout & fait suspendue à cause de la diacrise ; alors les symptômes directs de la sécrétion anomale peuvent être très légers et les phénomènes de la turgescence diacritique et de la réaction peu intenses; toute la gravité quelquefois très grande de la maladie est exprimée par les symptômes du trouble fonctionnel.
Dans le plus grand nombre des diacrises, les symptômes directement occasionnés par les phénomènes immédiats de la turgescence sécrétoire prédominent. Au plus léger degré ces symptômes sont ceux d'une souffrance directe de l'organe dont la sécrétion est altérée , joints à un état général de malaise toujours prononcé et s aggravant comme par paroxysmes; au plus haut degré, ces symptômes ont toute l'intensité d'une réaction pyrétique avec des exacerbations quelquefois intenses, comme celle qui se joint i de graves phlegmasies. Cependant ces symptômes de réaction générale ont toujours la forme paroxystique dominante, à un degré qui ne a'observe dans aucun autre état général symptomatique de maladie locale quelconque.
e TermhuitoM i58o. Les diacrises aiguës peuvent avoir une intensité •uffitM de* au- te jj e ^ ^ t u^a^her a y ec une 8 i grande rapidité, qu'elles occasionnent la mort en peu d'heures, sans l'intermédiaire d'aucun autre état morbide que la soustraction de liquide qu'elles opèrent. Toutes les fonctions organiques se dépriment , deviennent incomplètes sous l'influence des déperditions de fluides et enfin se suspendent Le choléramorbusépidémiquenous a offert de trop nombreux exemples de cette marche funeste des diacrises.
Dans les cas moins fâcheux, et qui sont aussi les plus ordinaires, les diacrises se terminent par la guérison. Ce résultat heureux est préparé par la suspension des symptômes de déperdition de fluides etpar le développement à un haut degré des phénomènes de réaction ; mais dans ces cas encore les diacrises laissent toujours les malades dans
GÉOMÉTRIE. 23 que de la droite ÂB 9 est dite une oblique à cette droite.
E où elle rencontre la droite est son pied ; et le point >e pied de la perpendiculaire CD. On appelle aussi pro- *ie l'oblique CE , la distance DE de son pied à celui de endiculaire CE.
THÉORÈME. (T?ig. 18.)
Lorsque Von mène d'un même point (C), une perpenr re CD et plusieurs obliques CA, CD, CG... à une Iroite HL , (es obliques qui s'écartent également du pied prpendiculaire sont égales* et celles qui s'en écartent le at les plus longues.
at en effet DA=DB , les deux triangles CDA> et CDB , Les angles en D égaux , et compris entre eôtés respectit égaux , donnent CA=CB. C. Q. F. D.
t démontrer la deuxième partie de l'énoncé , je suppose r le point M , milieu de AG , on ait mené MK perpendi- 5 sur HL, cette droite, pouvant être indéfiniment pro~ sans rencontrer CD , coupera nécessairement CA en un . ; je mène AI, et j'ai AC<CI+AI, et, comme AlzrGI, t AKCI+GI ou <CG. C. Q. F. D.
Corollaire. 1° On ne peut mener d'un mémè point droite, trois longueurs égales. Car en abaissant int une perpendiculaire sur la droite , elle coïncidera une des longueurs ou sera différente : dans le premier lie sera plus courte que chacune des deux autres (57), et e second , au moins deux des longueurs proposées tom^ t du même côté de la perpendiculaire, et seront par conséinégales.
Jne droite ne peut avoir plus de [deux points communs me circonférence , car si elle en avait seulement trois en ignant au centre, on aurait trois droites égales menées néme point à une droite.