SECTION PREMIÈRE
198. De toutes les membranes à la surface desquelles s’opèrent des sécrétions et des exhalations de fluides, il n’en est point qui se laissent aussi facilementpénétrer parle sangque les membranes muqueuses. Il faut attribuer cette condition à la grande quantité des vaisseaux capillairesperméables au sang rouge qui entrent dans la structure de ces membranes, et à la multiplicité des organes tous très-vasculaires qui sont agglomérés dans leur épaisseur : tels que des cryptes de différents ordres, des papilles nerveuses pourvues de nombreux vaisseaux , des villosités principalement formées de capillaires sanguins, etc. C’est aussi à cette organisation et aux fonctions auxquelles elle est appropriée qu’il faut attribuer la fréquence des hémorrhagies à la surface de ces membranes. Cette fréquence est telle, que ces hémorrhagies forment à elles seules le plus grand nombre de ces maladies observées en pratique; aussi ont-elles, plus que toutes les autres, fixé l’attention des médecins.
199. L’histoire générale des hémorrhagies des membranes i muqueuses se déduit facilement de celle des hémorrhagies en général qui a fait l’objet du livre précédent. Nous ne présenterons que l’histoire spéciale des différentes hé- | morrhagies de ces membranes ; elle comprend six cha- I pitres consacrés chacun à traiter des hémorrhagies d’une J des principales parties de l’appareil muqueux, savoir : 1 1^ les epist aoûts ^ 2^ les hémoptysies ^ 5® les gastro-hémor-'% rhagies ^ 4^ les entéro-hémorrho gics ^ 5^ les hématuries , i
\esnrétro-he7nor7^]iagîes, i
DES ÉPISTAXIS.