‹ Traité philosophique de médecine pratiqueChapitre 4 sur 61 · T B- O B U CT ION · texte numérisé non relu

T B- O B U CT ION

dons comme nécessairement toujours complexes en séparant et en appréciant tous leurs éléments.

Cette méthode philosophique nous a conduit a envisager des branches tout entières de la medecine pratique sous un point de vue nouveau c’est par elle surtout que nous faisons entrer Tanatomie pathologique dans la médecine pratique comme l’une de ses racines les plus fécondés. Pour n’indiquer ici que quelques-uns des résultats auxquels nous sommes parvenu par cette méthode , c’est à elle que nous devons d’avoir été conduit à étudier les maladies de la peau dans les divers organes qui se trouvent rapprochés et annexés en si grand nombre dans la couche tégumentaire h C’est a l’aide de cette méthode que nous montrons que les phlegmasies ne different dans le derme j à part leur acuité et leur chronicité, que par la différence des organes élémentaires dermiques qu elles affectent primitivement-, c’est nlle qui nous a conduit a décomposer les maladies des membranes muqueuses suivaut qu’elles affectent primitivement la trame cellulo-vasculaire de ces membranes ou les organes secreteurs qu elle contient.

11. La méthode analytique qui nous conduit pour éta- comment ii faut

^ ^ ^ 1 ' 1 envisager la tne-

blir la science des maladies , nous sert à poser les réglés rapeutique. d’après lesquelles on doit diriger leur traitement. ^

Toute la thérapeutique est subordonnée a ce fait capital que les maladies sont produites, se développent, marchent et se terminent sous l’empire de la vie. Ce sont des actes de l’organisme qui s’accomplissent comme des fonctions insolites , et qui conservent toujours dans leurs anomalies une régularité qui s’accorde avec l’ordre primordial de coordination de toutes les fonctions , et qui se régit

* Nous avions jeté les preiriièi es bases de cette manière d’envisager les maladies en général, et les maladies de la peau en particulier , dans notre Histoire anatomique des Inflamwations^ qui a paru en 1827.

ir^TRODUCTlOi^ .

par les mêmes lois physiologiques: de là, la nécessité d’admettre toujours l’intervention des forces vitales dans tous les changements qui surviennent ou qu’on veut déterminer dans les maladies. C’est l’habileté à prévoir et à apprécier les effets de cette intervention qui fait les grands médecins -, c’est dans l’art de la provoquer d’une manière favorable pour le malade, que consiste la thérapeutique. Les préceptes de cet art si difficile se déduisent de l’appréciation philosophique de l’influence qu’exercent les uns sur les autres les divers états morbides. C’est ainsi qu’on établit les règles par lesquelles on détermine à priori les résultats des conditions insolites produites à dessein dans l’économie animale aux diverses périodes des maladies. Ces conditions insolites sont les effets des médicaments actifs. Il faut étudier ces médicaments dans leur action sur l’organisme comme des causes morbigènes, et leurs effets comme des maladies. Là vient encore s’appliquer l’analyse rationnelle des faits, qui isole et étudie séparément et comparativement tous leurs éléments.

Nous sommes loin d’adopter l’opinion de ceux qui fondent la thérapeutique sur l’empirisme, par ce motif que . l’on ignore souvent comment agissent les plus actifs des médicaments, et que l’on sait encore moins comment leur action modifie utilement les conditions morbides. C’est là une assertion trop absolue : parmi les moyens thérapeutiques assez peu nombreux sur l’action immédiate et surtout curative desquels nous ne connaissons que des résultats de fait inexplicables,, la plupart ont des effets appréciables par des phénomènes qui éclairent sur les modifications qu’ils peuvent introduire dans l’organisme. Tous ces moyens, d’ailleurs, indépendamment de cet effet inexplicable qu’on a désigné par l’épithète de spécifique, ont sur l’organisme une action immédiate très-manifeste sur laquelle il faut s’éclairer par l’appréciation des phénomènes qui s’y rattachent*, car c’est là une source directe et impor-

INTRODUCTION

tante dlndications et de contr’indications pour Temploi de ces remèdes.

12. L’histoire des maladies telle que nous l’envisageons classification

des maladies.

est tellement vaste, que nous devons faire tous nos enorts pour présenter toutes ses parties dans l’ordre le plus propre ^ à faire ressortir leurs principales analogies , et pour que l’esprit puisse aisément saisir l’enchaînement et les rapports réciproques des diverses classes de lésions morbides, et des différentes maladies.

13. Dans l’état physiologique, tous les phénomènes vi- Division gcné-

^ ^ TP* raie des actes vi-

taux qui se lient a 1 accomplissement des fonctions peuvent taux,etdesfonc-

A f P * n A 1 l’état

etre rapportes, comme ces fonctions elles-memes, a deux de santé et dans

. . l’état de maladie.

grandes divisions.

La première comprend tous les phénomènes vitaux qui se rattachent aux fonctions par lesquelles les organes acquièrent et conservent leurs conditions de structure et de vitalité. Ces phénomènes et ces fonctions se trouvent dans tous les corps organisés. Bichat les comprenait sous le nom de vie organique.

Toutes les parties du corps, en tant que parties vivantes qui se développent , croissent et s’entretiennent dans leur structure normale et dans les rapports réguliers qu’elles doivent avoir avec les autres parties, ont d’abord, pour parler comme Bichat, la vie organique. Toutes les altérations qui surviennent dans les conditions physiologiques qui se lient à cette vie organique , forment des maladies à part, dont les principaux caractères sont d’avoir un siège déterminé et de léser matériellement les parties du corps qu’elles affectent. Dans ces maladies les fonctions par lesquelles l’homme se met en relation avec lui-même , et avec les objets qui l’environnent, ne sont lésées que secondairement et parce que les instruments sont altérés.

La deuxième division des phénomènes vitaux comprend ceux qui se rapportent aux moyens par lesquels l’homme

I>TK0DUCT10N.

acquiert la conscience de ce qui se passe en lui et autour de lui , et par lesquels il agit sur lui-même et sur les autres. Bichat a désigné l’ensemble de ces phénomènes qui n’appartiennent qu’aux animaux, et qui sont d’autant plus nombreux et plus complets qu’on s’élève davantage dans l’échelle animale, sous le nom de vie animale.

La vie animale s’exerce par deux grands appareils seulement, l’appareil nerveux, qui est le premier et le principal , et l’appareil musculaire. Toutes les conditions anomales primitives des fonctions de la vie animale forment une seconde classe de maladies distinctes, qui se caractérisent parce qu’elles ne sont pas nécessairement liées à des désordres dans la structure des organes , parce qu’elles ne portent pas primitivement leiu’ action sur les fonctions de nutrition , et parce qu’elles ne déterminent essentiellement que des altérations des fonctions de relation : elles ne produisent par conséquent, primitivement, que des désordres dans les fonctions des appareils nerveux et musculaires.

Comparaison i4‘ Quant aux phénomènes appréciables^ les maladies de

reuf"' grandes la première division modifient directement la structure

classes de maia organcs d’uuc manière plus ou moins permanente , mais

toujours avec une certaine durée. Celles de la deuxième produisent primitivement un trouble fonctionnel , limite a des appareils dont les résultats d’action n’ont rien de matériellement appréciable.

Les maladies de la première division peuvent déterminer la mort en troublant les fonctions vitales dans leurs principaux organes ^ ou en les altérant par 1 épuisement ou 1 absence de réparation des fluides ou des solides. Les maladies de la deuxième ne peuvent devenir mortelles qu en faisant cesser les relations de l’individu avec lui-meme ou avec les objets matériellement indispensables a la conservation de son existence J ou en exténuant les organes necessaires a la vie , par la continuité d’action morbide qu’elles impriment aux organes de la vie de relation. Ces maladies ne sont réellement mortelles que d’une maniéré indirecte.

IKTÎIOBUCTÎON.

Les causes des maladies de la seconde division n’agissent évidemment que sur les fonctions de relation^ ou du moins troublent primitivement ces fonctions sans léser matériellement les organes par lesquels elles s’accomplissent, tandis que les maladies de la première sont nécessairement produites par l’influence de causes qui agissent matériellement sur les organes , soit immédiatement , soit médiat ement.

Dans ce dernier cas, c’est par l’intermédiaire des fonctions de relation , et par suite du lien étroit qui réunit ces fonctions à celles de la vie organique que ces dernières sont troublées; et dans ce cas encore, une lésion matérielle ne tarde pas à se produire et vient déterminer définitivement la forme et les limites de la maladie.

Pour l’étude et Fappréciation des maladies des organes de la vie de nutrition , le médecin ne se borne pas aux symptômes que le malade aperçoit ou laisse apercevoir extérieurement ; il interroge, d’une manière active et par une exploration raisonnée , l’état matériel des organes et l’accomplissement des grandes fonctions qui conservent et continuent la vie. Pour les maladies qui affectent essentiellement les fonctions de relation, le médecin ne peut s’éclairer par de semblables investigations actives, que dans le plus petit nombre des cas ; il est presque toujours réduit à établir son diagnostic sur les symptômes indiqués par le malade et sur l’appréciation des désordres fonctionnels qui s’offrent naturellement à lui.

i5. La division des fonctions qui s’accomplissent dans, division des

J- J. fonctions , et, par

1 économie animale serait facile et rigoureuse, d’après leur desmaia-

^ 7 JT dies necessaire-

destmation, si tous les actes de la vie organique et ceux de ment imparfaite,

la vie de relation étaient réciproquement indépendants;

mais ces actes ont des organes communs et réagissent aussi

les uns sur les autres. Cette connexion physiologique se

retrouve, dans l’état de maladie, renforcée encore, si l’on

peut ainsi s’exprimer, par tout ce que l’état pathologique

ajoute d’activité à raccomplissement et à la perversion de

INTRODUCTION

certaines fonctions et aux réactions des organes les uns sur les autres, ^impossibilité d’une rigoureuse division , pour séparer les unes des autres les maladies ^ d’après la destination des organes et des fonctions qu’elles intéressent ^ estainsi plus prononcée encore ; cependant, tout ce que cette division a de peu rigoureux pour un certain nombre de maladies qui aftectent les fonctions des organes qui se trouvent , par leur double destination, aux limites communes des deux vies, n’empêche pas qu’elle ne trace une séparation tranchée et d’une grande importance entre la plupart des maladies si nombreuses qui se développent, marchent et s’accomplissent sans compromettre primitivement les fonctions de la vie de relation , et les maladies assez nombreuses aussi qui restent confinées à^ces dernières fonctions. L’on en peut déjà juger, par les considérations que nous avons sommairement résumées, en comparant les principales conditions morbides qui se rapportent à ces deux grandes classes de maladies.

La grande division des deux vies et de tout ce qui s’y rapporte, nous semble devoir dominer dans toutes les sciences qui ont pour objet l’étude des êtres vivants , sains ou malades. Dans une nosographie, elle nous conduirait à des considérations générales sur l’origine et la gradation des différents éléments des maladies, depuis l’état régulier des fonctions jusqu’à leur état de désordre le plus complet, jusqu’à leur extinction , afin d’établir la connexion de tous les phénomènes du même ordre qui s’accomplissent dans les êtres vivants, dans l’état de santé comme dans l’état de maladie. Dans un traité de médecine pratique, où nous devons surtout insister sur les choses qui s’appliquent le plus spécialement à la connaissance et à la curation des maladies, nous ne conservons cette grande division que comme l’anneau principal qui rattache la médecine pratique à l’anatomie, à la physiologie et à la nosographie, ses préliminaires inséparables; nous n’insisterons spé-

ÎIMTRODüCTION.

cialement que sur les classes de maladies, parce que c’est surtout dans les considérations générales qui ressortent de la comparaison de toutes les affections morbides de même nature, qui forment chaque espèce, que se trouvent les principes les plus importants, le plus immédiatement applicables à la connaissance et à la curation des maladies.

16. Nous partageons toutes les maladies, qui forment la matière de cet ouvrage , en deux grandes divisions.

La première comprend les maladies qui consistent DANS l’altération DES FONCTIONS DE LA VIE ORGANIQUE.

La deuxième renferme les maladies qui consistent essentiellement DANS l’altération DES FONCTIONS DE LA VIE DE RELATION.

Ces deux grandes divisions comprennent ensemble neuf classes de maladies , formées d’après la nature des états morbides appréciés par leurs phénomènes constants , tant par ceux qui se décèlent à l’observation clinique , que par ceux qui se découvrent par une exploration habile des organes et des résultats des actes fonctionnels durant la vie et après la mort.

Classe. — Les Hémorrhagies. Nous plaçons en première ligne ces maladies , parce qu’elles consistent dans l’altération des organes et des fonctions de la circulation du sang qui concourent le plus immédiatement à l’entretien de de la vie , et qui sont les premiers entre tous les organes et toutes les fonctions dans tous les êtres vivants. Les hémorrhagies sont aussi les maladies dans lesquelles les phénomènes sont le plus facilement appréciables, et s’éloignent le moins des conditions de l’état de santé. Il importe d’ailleurs de s’en occuper d’abord-, car ces maladies sont elles-mêmes des causes , des symptômes , des phénomènes constitutifs , des épiphénomènes , et même des moyens de terminaison et de traitement de beaucoup d’autres maladies.

Classificatioa des maladies.

INTRODUCTION

II® Cla-SSE. — Les altérations de sécrétion ou les dia- CRISES L Ces maladies sont des actes morbides plus complexes que les hémorrhagies elles sont aussi souvent des causes , des symptômes essentiels ou accidentels , des épiphénomènesj et des moyens de terminaison et de traitement de plusieurs autres maladies. Moins simples que les hémorrhagies dans les conditions qui les constituent, elles sont cependant, comme elles, dépendantes des fonctions du système circulatoire, qui apporte aux organes sécréteurs les éléments de Télaboratioii qu’ils exécutent^ mais elles ont de particulier cette condition qu’elles sont immédiatement produites par l’altération morbide de l’acte élaborateur lui-même.

IIP Classe. — Les Phlegmasies. Ces maladies , à cause de leurs éléments plus nombreux, sont nloins simples que celles des classes précédentes -, elles ont de commun avec celles-ci, d’être toujours liées à des modifications dans la circulation qui ne diffèrent qu’en intensité de celles qui concourent à constituer les hémorrhagies et les diacrises ; elles sont souvent la cause et l’effet soit d’hémorrhagies , soit de diacrises*, et elles sont aussi fréquemment modifiées par quelques-unes de ces maladies , survenant spontanément ou déterminées à dessein pendant leur cours. Dans les phlegmasies, la circulation capillaire de l’organe malade, les sécrétions interstitielles qui s’opèrent dans ses tissus, et l’irritabilité de l’organe sont inodifîées en même temps.

IV® Classe. — Les Fièvres ou les Pyrexies. Cette classe comprend des maladies caractérisées par un trouble des fonctions de l’appareil circulatoire , et souvent de l’appareil nerveux, auquel s’ajoutent des lésions morbides qui appartiennent aux trois classes précédentes , avec cette circonstance que ces lésions et les altérations fonctionnelles cir-

* Diacvise, diacrish; du verbe ^ ex^erno , secerno.

INTRODUCTION. I9

culatoires et nerveuses surviennent simultanément ou successivement , d’après un ordre dont on ne trouve point en elles-mêmes la raison suffisante.

V® Classe. — Les modifications dans la nutrition des ORGANES 5 ou les ANOMALOTROPHiEs % comprennent toutes les maladies dans lesquelles des organes ou des portions d’organes se sont modifiés dans leur nutrition , de manière à se rapprocher par leur structure de la texture d’autres parties 5 ou de manière à prendre un volume insolite-, ou à perdre le volume ou la consistance naturelle de leurs tissus , ou encore à perdre leurs rapports de contiguïté et de continuité avec d’autres parties. Ces affections sont souvent consécutives à plusieurs des maladies des classes précédentes ^ elles sont aussi par elles-mêmes la cause plus ou moins immédiate de plusieurs de ces maladies , dont leur présence se trouve ainsi souvent compliquée.

VI® Classe. — Les Hétérosarcoses ou les formations DE tissus accidentels. La production au sein de nos organes de tissus accidentels, qui se nourrissent, croissent et se détruisent d’une manière toute spéciale, caractérise ces maladies. Elles sont le plus souvent indépendantes dans leur production de toute maladie antérieure des classes précédentes ; mais elles déterminent très-fréquemment, par le seul fait de leur développement, quelques-unes de çes maladies, lesquelle^nfluent à leur tour sur les progrès de la lésion morbide primitive.

VII® Classe. — Lès Cachexies. Ces maladies ont leur siège dans tous les organes , parce qu’elles affectent primitivement les organes généraux communs à tous les tissus.

' Anomalotrophie , de A v wuaAoç , irrégulier , et , nutrition , nour-

riture.

^ Hétérosarcose, deers/jos, alter, autre, et aàpMati ^ carnis generatio ^ production de tissu.

INTRODUCTION

Leurs symptômes expriment tantôt une langueur, une atonie générale dans Laction de tous les organes , caractérisées surtout par la décoloration, la perte de consistance, la sécheresse , la diminution de calorique dans toutes les parties du corps*, tantôt ils montrent qu’une perversion s’est produite dans la nutrition considérée comme fonction générale , de manière à faire naître des lésions morbides identiques en plusieurs organes essentiellement différents par leur structure et leur vitalité. Les cachexies peuvent déterminer comme symptômes la plupart des maladies des classes précédentes, et ces maladies sont souvent à leur tour pour la plupart des causes de cachexies.

VIII® Classe. — * Les Névroses. Ces maladies consistent dans des modifications idiopathiques dans les fonctions de tout le système nerveux , ou seulement de parties plus ou moins étendues de ce grand appareil, comme agent des sensations , de la volition , de l’incitation nerveuse ou de l’innervation. La forme de ces maladies et leur importance varient suivant les fonctions nerveuses lésées et selon l’étendue et la nature de ces lésions fonctionnelles. Le caractère propre de ces maladies, comme de celles de la classe suivante , est qu’il est impossible de remonter audelà de la lésion fonctionnelle et de la rapporter à une altération de la texture des organes.

IX® Classe. — Les Vésanies, qui forment la dernière classe de maladies, consistent essentiellei^nt dans des altérations des fonctions de l’intelligence, indépendantes de toute lésion évidente idiopathique du cerveau et de ses annexes.

Toutes les maladies qui consistent dans des lésions des fonctions , des actes ou des organes de la vie de nutrition , et qui , à ce titre , forment la première division des maladies , comprennent les sept premières classes^ a la deuxieme division se rapportent les viii® et ix® classes.

IISTRODUCTIOR.

L’impossibilité de faire entrer rigoureusement quelques maladies dans l’une ou l’autre de ces divisions , qui résulte des causes qui ont été spécifiées (i5), aurait pu faire créer une division intermédiaire pour ces maladies qui sont comme des intermédiaires entre celles qui rentrent exactement dans l’une et l’autre division. Cette création nous a semblé inutile. Ces maladies mixtes sont toutes des névroses-, elles présentent toutes, à côté des phénomènes par lesquels elles participent des lésions des fonctions de la vie organique, les accidents d’un trouble toujours plus considérable encore des fonctions de la vie animale-, elles se rattachent ainsi aux maladies de la deuxième division d’une manière plus étroite qu’à celles de la première. En médecine pratique, il y a utilité de les réunir aux autres névrosés , car elles présentent des indications thérapeutiques semblables, qui exigent des méthodes et des moyens de traitement semblables.

Page 1