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Les urétro-hémorrhagies qui se reproduisent par a

les érections , par le coït , par les pollutions nocturnes et qüi sont immédiatement liées à ces circonstances, sont presque toujours sans gravité; elles cessent ordinairement

avec 1 âge sans laisser de suites fâcheuses.

Les urétro-hémorrhagies produites par des violences physiques exercées sur le pénis en érection , ou sur le pénis maintenu dans un violent état de turgescence par l’in-

Indications eu ratives générales.

Nécessité du ca- 'îhétérisme dans certaines iirétro- ^hêmorrhagies.

flammalion du canal de Turètre, sont toujours dangereuses, moins par elles-mêmes que par les résultats immédiats de leurs causes j elles peuvent se compliquer de rupture du canal de Furètre , et des infiltrations de sang et des abcès si graves , qui sont la conséquence de Tinfiltration de l’urine ou des anévrysmes des corps caverneux , autre maladie aussi très-grave. On doit aussi se mettre en garde contre les infiltrations de sang et les abcès urineux consécutifs dans les urétro-hémorrhagies qui sont le résultat des contusions violentes sur le scrotum et le périnée.

Art. y* Thérapeutique des urétro-hémorrhagies.

523. Le traitement curatif des urétro-hémorrhagies se règle d’après les indications qui résultent du degré de la pléthore générale et de l’hyperaimie locale. Il est rare que la maladie ait une certaine intensité sans se lier à un état pléthorique plus ou moins prononcé. Il faut alors avoir immédiatement recours au moyen de traitement le plus directement applicable à la pléthore, c’est-à-dire à la saignée générale. Ce moyen suffit souvent pour faire aussi disparaître ou au moins pour atténuer la congestion sanguine de l’urètre et du col de la vessie , laquelle concourt le plus immédiatement à constituer la maladie que l’on a à combattre. Si cependant ce résultat heureux ne s’obtenait pas , on y parviendrait par les saignées locales pratiquées au périnée, à l’anus, sur le trajet du pénis. L’emploi successif de ces moyens , secondé par des applications de topiques froids sur le périnée, sur le scrotum et sur le pénis, par des injections d’eau froide dans le rectum , est presque toujours suivi d’une rapide diminution des accidents, laquelle ne précède elle-même que de peu de temps leur cessation complète.

524. Les congestions sanguines de l’urètre , du col de la vessie et de la prostate, qu’elles soient ou non suivies d’hémorrhagies, exigent qu’on mette quelque activité dans

DES URÉTRO-HÉMORRHAGIES.

l’emploi des moyens de traitement que nous venons d’indiquer quand elles entraînent la rétention des urines dans la vessie. Le cathétérisme est alors immédiatement indiqué pour extraire les urines : il faut le renouveler autant de fois que leur accumulation l’exige ; mais il ne peut remédier qu’à cet accident secondaire et il est plutôt propre à entretenir et à favoriser la congestion sanguine et l’hémorrhagie qu’à les arrêter. L’introduction du cathéter exerce aussi sur la muqueuse vésicale une action irritante d’autant plus fâcheuse que, dans ces cas , cette membrane est rendue plus irritable par la présence insolite d’une quantité considérable d’urine qui distend la vessie, et par l’état de congestion sanguine de la région prostatique , qui s’étend, en s’affaiblissant, à une certaine distance. On ne devra donc procéder au cathétérisme qu’avec les plus grandes précautions; la nécessité d’y recourir est encore un motif pour mettre en pratique avec moins d’hésitation et plus d’activité les moyens de traitement qui sont immédiatement dirigés contre l’état d’hyperaimie hémorrhagique des voies urinaires.

525. Il est très-rare que l’hémorrhagie urétrale soit as- . indications

A fourmes directe-

sez considérable pour que l’extravasation du sang fournisse p?’’ par elle-même des indications thérapeutiques urgentes. Si sang, toutefois ce cas se présentait, l’application de compresses imbibées d’eau froide sur le pénis et le périnée, l’application delà glace sur ces parties, suffiraient toujours pour arrêter le sang.

Nous ne pensons pas qu’il puisse survenir d’urétro-hémorrhagie idiopathique qui exige que l’on ait recours, comme P. Frank le conseille, à la compression sur le trajet de l’urètre et sur le périnée, exercée à l’extérieur avec des compresses graduées, ou intérieurement avec une grosse sonde introduite dans l’urètre. Ces moyens seraient trèsdifficiles à supporter , et pourraient déterminer de graves accidents sur des parties qui sont le siège d’une congestion

Traitement des urétro -■ hémorrhagies symptomatiques.

liémorriiagique active. Ils seraient tout au plus conve» iiables contre les hémorrhagies urétrales produites par des causes physiques qui auraient déterminé des ruptures du canal de Furètre , et quelquefois des corps caverneux , et encore 5 dans ces cas, les applications froides suffisent le plus souvent; elles seules, des moyens locaux, ne peuvent favoriser, comme le feraient les manœuvres conseillées par Frank, Finflammation souvent très-grave dont le développement est alors presque inévitable dans les parties contuses et déchirées.

Quand Fhémorrhagie urétrale est modérée , si elle n’est pas liée à des accidents d’hyperaimie très -prononcés, et si elle ne gêne pas le cours des urines, il suffit de tenir le malade en repos dans une position horizontale , et à Fabri de toute influence stimulante, pour que la perte de sang se termine en peu de temps sans aucun moyen actif.

526. Les hémorrhagies urétrales symptomatiques des phlegmasies de Furètre et du col de la vessie sont quelquefois assez considérables pour que les malades s’en inquiètent. Leur influence utile sur la maladie primitive indique de les laisser s’accomplir jusqu’à ce que le malade ait perdu une assez grande quantité de sang. Il faut même quelquefois les favoriser. Les bains tièdes généraux et locaux , les cataplasmes émollients sur le pénis , le scrotum et le périnée, sont les meilleurs moyens d’y parvenir , et même d’assurer et de rendre plus complets les bons effets que les malades peuvent en obtenir. Dans les cas graves, on obtient les avantages d’une déplétion sanguine locale spontanée par des saignées générales et locales.

Les urétro-hémorrhagies qui sont liées ou substituées à des flux hémorrhoïdaux ou à des hémorrhagies hémorrlioïdal es infiltrées (5i4)? sont soumises pour leur traitement aux indications curatives qui résultent de cette circonstance. Les saignées locales vers l’anus, pour dégorger

DES URÈTRO-HÉMORRHAGIES. ^^76

les vaisseaux hémorrhoïdaux ^ les émissions sanguines spoliatives, pour atténuer la pléthore générale *5 les lotions et les injections froides sur l’anus et dans le rectum et les bains de siège froids ^ pour modérer la congestion sanguine , sont alors les moyens les plus immédiatement utiles.

627. Lorsque les urétro-hémorrhagies se reproduisent Traitement de

' ^ J. uretro - hemor

d’une manière chronique ^ et comme flux en quelque sorte rhagies chroni habituel (5ii), le traitement doit consister, après qu’on a remédié aux accidents actuels de la maladie , dans l’emploi des moyens prophylactiques , qui constituent aussi le traitement préservatif de cette maladie , pour prévenir les récidives chez ceux qui en ont déjà été atteints. Ce traitement consiste dans la prescription d’un régime adoucissant , dans l’emplor des moyens propres à prévenir la pléthore sanguine générale (i58 ), dans le soin d’éviter toutes les causes qui appellent l’hyperaimie sur les organes urinaires , telles que les longues marches , la station prolongée debout, l’exercice du cheval , les excès du coït, etc.

Si les organes urinaires externes sont le siège continu d’une sorte d’hyperaimie chronique qui reproduit l’hémorrhagie, quoique à un faible degré, mais souvent et pour la moindre cause (517), il faut prévenir ces récidives par des moyens propres à modérer l’activité de la circulation dans les capillaires des parties malades. C’esL ainsi qu’agissent les lotions froides sur les organes génitaux et le périnée, que l’on prescrit ^ alors comme moyen habituel et devant être long -temps continué. C’est àinsi qu’agissent les bains de siège froids , qui sont encore uûles dans ces cas. Les bains généraux froids , qui modifiât si puissamment la circulation , et qui sont si efficaces pour prévenir et faire cesser les congestions sanguine'> chroniques et comme latentes dont un grand nombre d’organes peuvent devenir le siège , sont d’une grande rtilité chez les sujets affectés de ces urétro-hémorrhagie; chroniques. Ils sont aussi éminemment propres

DES BÉMORRHAGIES CUTANÉES.

à guérir l’état de débilitation générale , et même de légère oligaimie , dans lequel des sujets finissent par tomber, par la continuité et la fréquence des accidents.

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