MARCHE DU SANG
médiane est devenue une masse musculaire complète , avec des vaisseaux sanguins et des nerfs considérables , dans laquelle la locomolilile animale s'est élevée à son plus liautdegré de puissance , sans obéir à la volonté.
2° Pendant que les ramifications des vaisseaux se plongent dans les organes et sont admises dans leur tissu , mais que les troncs représentent simplement des canaux conducteurs, le cœur se montre organe spécial et indépendant , sous la forme d'une vésicule à parois épaisses , chez les animaux vertébrés et chez les Mollusques. Le cœur des animaux vertébrés est logé dans la cavité pectorale , que la région gutturale représente chez les Poissons. Celui des Mollusques occupe des parties diverses du corps; dans plusieurs Gastéropodes, par exemple , il est placé en devant ; chez d'autres , on le trouve en arrière ; et dans les Bivalves , il entoure le rectum en manière d'anneau. Chez les animaux articulés, la centralisation est moins prononcée , et le cœur constitue moins un organe à part : dans les Insectes , les Arachnides et les Crustacés , on le distingue bien encore, mais il affecte la forme d'un utricule, qui , chez plusieurs Crustacés , s'étend le long du corps entier et ressemble à un tronc vasculaire , et qui , affectant aussi la même forme chez les Insectes , y porte le nom de vaisseau dorsal. Nous rappellerons ici qu'au moment de sa première apparition dans les embryons d'animaux vertébrés , le cœur a également une forme utriculaire (§ 441 , 1° , 2°). Enfin , chez les Annelides , il est remplacé par des troncs vasculaires animés d'un mouvement pulsatif.
Dans les animaux sans vertèbres , cet organe est situé du côté de la surface supérieure , au dessus des centres de la sensibilité ; c'est au dessous .de ces derniers t qu'on le trouve chez les vertébrés.
3° Il y a déjà dans les cœurs utriculiformes des fibres musculaires manifestement développées. Ces fibres constituent , dans les cœurs vésiculiformes, plusieurs couches, dont on compte même deux bien distinctes l'une de l'autre chez les Poissons. La plupart d'entre elles affectent une direction oblique ou spirale , et celles des diverses couches s'entrecroisent; mais il y en a aussi de circulaires , qui forment une couche