‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 3)Chapitre 105 sur 134 · LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LUMIÈRE

§ 1004. 1° Plusieurs végétaux et animaux inférieurs sont lumineux, soit que leur lumière tienne à la combustion d'une sécrétion phosphorée, soit qu'elle se dégage par l'effet d'une action électrique. Une circonstance parle en faveur de la première hypothèse (§ 813 VI), c'est que, chez plusieurs des animaux appartenant à cette catégorie, on trouve une matière lumineuse spéciale, qui peut transférer la phosphorescence à d'autres corps, et que la présence ou l'absence de l'oxygène accroît ou supprime le phénomène. L'ébranlement le rend plus prononcé ou le provoque , comme aussi le mouvement volontaire de l'animal lui-même, notamment la contraction du corps chez quelque Méduses ; mais il cesse à la mort, ou peu de temps après , change souvent sans cause extérieure, et se trouve soumis à l'influence de la vie animale. Suivant Macaire (1), la phosphorescence des Insectes dépend de la volonté , car les animaux la font cesser tout à coup quand ils

(1) Gilbert, AiwJ.cn, t. LXX, p. 269,

entendent du bruit , sans qu'on aperçoive nulle trace de membrane à laquelle cet obscurcissement puisse être attribué. Macartney (1) a également remarqué que le mode et l'intensité de la phosphorescence ne se rattachent à aucune disposition mécanique, que la matière phosphorescente luit même en l'absence de l'oxygène, qu'elle ne prend pas feu à l'approche d'une flamme , et que par conséquent elle ne contient point de phosphore.

2° Chez plusieurs Mammifères on voit les yeux luire dans l'obscurité, surtout quand l'animal est excité, qu'il ressent des désirs , ou qu'il éprouve de la colère. Suivant Gruithuîsen , Prévost, Esser et 'autres , ce n'est qu'un miroitement des rayons lumineux qui pénètrent dans l'œil pendant l'obscurité, et que réfléchit la portion de la choroïde dépourvue de pigment, ou ce qu'on nomme le tapis. ;

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