‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 4)Chapitre 49 sur 81 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

De la vie embryonnaire.

§ 326. La vie fœtale ou embryonnaire embrasse les effets immédiats de la procréation , ou les premières manifestations de l'instinct vital mis en éveil par elle. C'est l'époque de l'existence pendant laquelle l'organisme apparaît comme fruit, fœtus ou embryon 3 en d'autres termes comme produit. Mais , l'organisme individuel ne cessant jamais d'être un produit , nous ne pouvons entendre par sa vie fœtale que le temps durant lequel il porte plus spécialement ce caractère. Or le caractère ^d'un produit consiste en ce qu'il devient tel , ou arrive à l'existence, par le fait d'une autre existence, de sorte que, d'un côté, il dépend d'un être différent de lui, et d'un autre côté il n a point encore dépassé les limites de sa période de formation. C'est d'après ce caractère que nous devons déterminer les bornes de la vie embryonnaire.

1° Le fruit est sous la dépendance de l'être qui le procrée, c'est-à-dire qu'il dépend delà vie maternelle, puisque la femelle est l'être primordialement (§ 204) et essentiellement procréateur. L'embryotrophe qui, jusqu'à cette époque, s'était borné à faire partie du corps de la mère, se développe alors en un individu particulier. Celle indépendance ne peut être acquise que peu à peu : le fruit qui se forme de l'embryotrophe porte bien en lui-même l'aptitude à posséder une vie propre , mais il n'en a point encore la jouissance, et il ne peut maintenir son existence que par l'influence de la vie maternelle, par une connexion établie entre lui et le corps de sa mère. C'est

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