‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 5)Chapitre 8 sur 94 · I. Union mécanique · texte numérisé non relu

I. Union mécanique

I. La cohésion , ou la réunion de parties'similaires en une masse unique , a pour résultat , lorsqu'elle prédomine , de séparer les unes des autres les masses hétérogènes. Mais c'est seulement d'une manière partielle , et quand il y a un grand contraste entre les degrés de cohésion, qu'on voit se réaliser, dans l'organisme , une séparation de ce genre , en vertu de laquelle, par exemple, l'air fait librement antagonisme aux parois des cavités qui le renferment, ou le liquide sécrétoire à celles des vésicules qui le fournissent ou des conduits qui le transportent.

II. L'adhésion , ou la propriété qui fait que des parties hétérogènes se réunissent en une seule masse , sans cesser d'avoir des limites distinctes, prédomine bien plus généralement. Elle repose sur une affinité de choses hétérogènes , dont l'effet est de les solliciter à se rapprocher autant que possible , à s'appliquer les unes aux autres de la manière la plus intime, et qui ne parvient pas à se réaliser complètement, c'est-à-dire à déterminer une pénétration réciproque.

1° Quant à l'adhésion départies solides hétérogènes, le

3o UNION DES PARTIES ORGANIQUES.

tissu cellulaire , qui est le plus répandu , et en quelque sorte la masse élémentaire du corps organique , a de l'aflinité adhésive pour tous les autres tissus d'un caractère plus spécial. En adhérant à eux , il les enveloppe et les attache avec d'autres , auxquels il tient par la face opposée , et en réunissant ainsi toutes les parties de manière à n'en plus faire qu'un seul ensemble , il se ploie à toutes les formes , il permet aux parties de se mouvoir plus ou moins librement les unes sur les autres. Le tissu scléreux, dans lequel l'adhésion doit arriver à un haut degré de solidité, afin de prévenir l'échappement' des tissus adhérens , est le seul où elle ne soit point accomplie par du tissu cellulaire : ainsi le cartilage tient immédiatement à l'os; de même, le tendon adhère d'une manière immédiate , d'un côté au muscle et de l'autre au périoste.

2° Le tissu solide a de l'affinité adhésive pour les fluides et notamment pour les liquides, de sorte qu'en raison de la mobilité plus grande dont ces derniers sont doués, il les attire d'une certaine distance ; ce sont eux qui font paraître sa surface humide , qui le rendent glissant , et qui lui permettent de se déplacer aisément par rapport à d'autres parties. Comme l'adhésion est une action exercée par des surfaces, sa force correspond à l'étendue de la surface proportionnellement à la masse ; voilà pourquoi les canaux étroits sont ceux auxquels Je liquide adhère avec le plus de force, car leur masse est devenue presque entièrement surface, c'est-à-dire que cette dernière y a acquis toute la prépondérance qu'elle est susceptible d'avoir.

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