V. Cinquième période
§ 413, La cinquième période comprend le quatrième et le cinquième mois lunaires.
L'inégalité d'accroissement des or^janes cesse, et ceux-ci 8e rapprochent de plus en plus des proportions qu'ils doivent conserver ; par là disparaît aussi l'analof^ie avec les animaux , la forme purement humaine se dessine davantage , et l'embryon acquiert une physionomie , comme aussi la diflérence sexuelle devient plus prononcée. Le cerveau et là moelle épinière se développent davantage , et l'on y aperçoit des fibres bien distinctes. Au moyen de la métamorphose du sang dans le placenta fœtal , maintenant bien développé , il arrive , suivant toute vraisemblance, que la fibrine se développe en plus grande quantité ; aussi les muscles , qui jusqu'à ce moment étaient minces, pâles et gélatineux, deviennent-ils fibreiix et rouges. L'ossiKcation marche également avec rapidité vers son but ; les dents aussi commencent à s'ossifier, et lés ongles à devenir cornés. Au milieu de ce développement du système animal et des parties qui lui sont subordonnées , au milieu de cette manifestation plus prononcée de l'individualité , qui s'exprime même déjà dans la prédominance de la masse de l'embryon sur celle de l'œuf , au milieu enfin de la marche calme et uniforme que suit la nutrition , on voit apparaître les premiers vestiges de la vie rhorale , dans les mouvemens de l'embryon , qui permettent d'admettre une excitation provenant de la sensibilité générale. En même temps, les organes sensoriels, ceux surtout des sens inférieurs^ commencent à s'ouvrir.
I. Au quatrième mois lunaire se rapportent les observations de Meckel (1) , de Wrisberg (2) , de Sœmmerring (3), de Senff (4) et d'Autenrieth (5).
(1) Ahhandluiujen , p. 321, 346. — Doutsches Archiv , t. III, pl. î, fig. 16, 16.
(2) Comvientationcs , p. 16.
(3) Icoiies embryonum , fig. 10 , p. 8; fig. 11 , 12, 13.
(4) Nonnulla de incremcntn çssium , pl. I, Dg. 7, 8,
(5) Supplementa , p. 32, 33.
DÉVELOPPEMENT DE l'eMBRYON HUMAIN. 355
1» Le placenta fœtal se développe davantage. Le chorion a perdu ciuièrement ses flocons. L'amnios contient quelques onces de liquide. L'œuf pèse à peu près cinq onces.
2° L'embryon acquiert environ quatre pouces, du sommet de la tête à l'extrémité du coccyx , et un poids de deux onces à peu près. Il se courbe de nouveau et davantage. La tête se place à la partie inférieure de la matrice.
3° La moelle épinière devient fibreuse à sa phériphérie , mais reste molle et sans fibres à l'intérieur', c'est-à-dire du côté de son canal. On distingue l'entrecroisement des fibres des pyramides, et les pyramides se dessinent, quoique encore peu saillantes. On aperçoit le ganglion du nerf auditif dans le sinus rhomboidal. Le cerveau se développe davantage en largeur. On voit apparaître au cervelet le corps ciliaire et le pont de Varole , mais celui-ci n'est d'abord qu'une bandelette étroite. Les tubercules quadrijumeaux sont adhérens ensemble sur la ligne médiane ; les couches optiques sont unies par la commissure molle ; les piliers de la glande pinéale, qui en naissent, se réunissent pour produire cette glande ; la glande pituitaire est creuse. On trouve dans les couches optiques les piliers antérieurs de la voiite ; celle-ci s'est allongée , et ses piliers postérieurs arrivent dans les cornes d'Ammon. On distingue aussi l'ergot. Les hémisphères augmentent d'épaisseur, surtout à leur origine , ou en dehors et en bas, et quelques anfractuosités se dessinent à leur surface ; ils se portent assez loin en arrière pour couvrir déjà une partie des tubercules quadrijumeaux ; comme les lobes postérieurs se développent^ et que les supérieurs et inférieurs grandissent, les antérieurs sont plus couverts , et les fosses de Sylvius se ferment;
4" L'ossification coulinue dans le sphénoïde ; les grandes ailes ont leurs trois faces , et les apophyses ptérygoïdes s'allongent ; un noyau osseux se forme dans le corps postérieur de l'os. Les apophyses nasale et jugale de l'os frontal sont encore membraneuses. Les angles des pariétaux ne sont point encore développés. Les points d'ossification de l'occipiial se réunissent j les apophyses articulaires sont rénilbrmes; la portion basilaire est filiforme.
ii" La face est devenue plus considérable. L'œil a une cou-
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vexité plus marquée; les paupières sont unies par l'épiderme, et ne restent béantes qu'en dedans ; les caroncules lacrymales sont développées et font saillie au dehors; la sclérotique est translucide, mais ferme; la choroïde est brune, noire à sa partie antérieure ; Tiris est étroit ; le cristallin sphérique est placé immédiatement derrière la cornée transparente ; la rétine, épaisse en devant, est plus mince en arrière.
6" Les oreilles sont à peu près développées , quant à la forme , mais encore plates ; le cadre du tympan est fort étroit, de manière que la paroi du labyrinthe se trouve très-rapprochée de la membrane lympanique.
7° Le nez est encore fort large et court ; les narines sont grandes; les ailes du nez se développent, et le vomer s'ossifie dans l'intérieur de la cavité nasale.
8° La gouttière de la lèvre supérieure est formée ; la bouche petite , proportion gardée , et close ; la langue moins plate et plus épaisse qu'auparavant ; elle s'est encore retirée davantage en arrière. La luette se soude complètement avec le voile du palais , pendant que la voûte palatine osseuse achève de se développer et de s' excaver. L'angle et le condyle de la mâchoire inférieure se forment , et les trous mentonniers deviennent visibles , comme aussi les sous-orbitaires. Aux seize follicules dentaires s'en joignent quatre autres , pour les canines. Du fond des follicules internes s'élève le germe dentaire , sous la forme d'un petit corps mou et rougeâtre, qui reçoit des vaisseaux et des nerfs de ce fond.
9» Le col est bien distinct de la tête et des épaules. Les vertèbres s'ossifient davantage, tant dans leurs corps, qui sont presque globuleux, que dans leurs parties latérales; les apophyses transverses sont surtout fort grandes au cou. Vers la fin du mois , le sternum commence à s'ossifier. Les nerfs {jrand-sympathiques se font remarquer par leur volume , et leure {ganglions sont si gros qu'ils se touchent en partie les uns les aislres.
40° Le cœur s'est placé plus obliquement encore ; il est , proportion gardée, plus court qu'auparavant, mais plus large. Les oreillettes ont perdu leur prédominance ; elles sont devenues plus petites; et surtout plus minces dans leurs parois , de
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sorte qu'elles ressemblent à des membranes transparentes, sur lesquelles sont éparses des fibres musculaires très-deliées. Le trou ovale est devenu un peu plus petit , et il est couvert à moitié par la valvule , mais cependant encore une fois aussi large que l'entrée du ventricule. Le sang de la veine cave inférieure ne passe plus si exclusivement dans l'oreillette gauche, quoique le courant principal prenne cette route , parce que le trou ovale est placé , au côté gauche , plus en devant , et par conséquent plus en face de la veine cave inférieure. L'artère pulmonaire devient plus forte ; le canal artériel est un peu plus étroit qu'elle , et il se porte presque horizontalement en arrière. L'aorte se recourbe plus haut que par le passé , et elle devient plus forte après avoir reçu le canal artériel. La partie tendineuse du diaphragme se rapetisse, eu égard à la musculeuse , et s'unit plus étroitement avec le péricarde qu'elle ne l'avait été jusqu'alors.
11° Les poumons deviennent rougeâtres , et ils s'élargissent , relativement à leur longueur; leur surface devient plus unie, parce que leurs lobules s'aplatissent. Le larynx n'est plus aussi volumineux , proportion gardée ; les parties latérales du cartilage thyroïde se réunissent sur la ligne médiane ; celles du cartilage cricoide ne le font point encore. La trachée-artère n'est plus plate , mais cylindrique. Le glande thyroïde est longue -, ses moitiés latérales sont unies ensemble -, on dis tingue mieux son tissu grenu.
12° Le foie ne s'étend plus aussi loin vers la gauche, son lobe gauche n'ayant pas crû en proportion du développement qu'a acquis la cavité abdominale ; mais , du côté droit , il descend encore presque jusqu'à l'os des îles. La vésicule biliaire contient du mucus ; elle est tout-à-fait verticale , et plus allongée qu'auparavant; on remarque déjà des rides à sa face interne. Son canal est encore droit.
13° L'estomac est situé entravers ; le grand développement de son cul-de-sac fait qu'il paraît arrondi ; ces courbures deviennent plus étendues, et ses parois beaucoup plus épaisses que celles du duodénum; à sa face interne des rides se développent, et la valvule pylorique se forme. L'intestin grêle acquiert un diamètre plus uniforme ; le duodénum a beaucoup
35S DÉVEtOVPEMENT DE l'eMBIIYON HUMAIN.
de villosités , mais point encore de valvules de Kerkring ; les ouvertures du conduit biliaire et du canal pancréatique font saillie en manière de tubercules, et sont distantes l'une de l'autre d'une demi-li^rne. Le gros intestin commence à acquérir la situation qu'il doit avoir plus lard, le cœcum se plaçant sur l'os iliaque droit , et le colon montant avant de traverser la largeur du bas-ventre : l'appendice cœcal devient de plus en plus grêle et flesueux; le rectum acquiert des sillons longitudinaux, et diffère du colon par son épaisseur.
14° La rate devient peu à peu plus large. Le pancréas s'entoure de tissu cellulaire plus dense , et ses granulations se rapprochent les unes des autres ; son canal a une largeur considérable.
15° Les capsules surrénales n'ont plus une texture grenue si sensible; elles représentent une masse plus homogène, dont la partie externe est blanchâtre, et l'interne jaunâtre. Les reins sont aussi volumineux qu'elles, et plus gros, en proportion du reste du corps , qu'ils ne l'avaient été jusque-là. Les lobules de leur face antérieure commencent à se souder ensemble , et la partie moyenne devient plus grosse , eu é^jard aux portions terminales et aux cornes. Les bassinets sont encore en grande partie découverts, attendu que les reins ne sont point aussi larges en avant qu'en arrière. La vessie s'arrondit ; elle acquiert pour la première fois quelques rides à sa surface interne , mais elle ne contient que du mueus ; à deux lignes de distance d'elle, l'ouraque cesse d'être creux.
16° Les testicules sont situés à quelques lignes au dessous des capsules surrénales, et ils touchent aux os des îles, qui maintenant ont pris un accroissement considérable ; ils reçoivent les vaisseaux à leur bord supérieur. Ils ne sont plus , proportion gardée, aussi volumineux que par le passé ; mais, en revanche, les épididymes sont plus développés, et les conduits déférens qui en partent se dirigent d'abord vers le haut, puis s'infléchissent vers le bas. Le gouvernail est devenu plus fort, et il a son point d'appui inférieur à la région de l'anneau inguinal. La verge commence à se courber vers la fin du mois.
17° Les ovaires sont proportionnellement plus petits que
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par le passé, et plus arrondis, presque aussi épais que larges, convexes en dessus , concaves en dessous , et profondément écbancrésà leurs deux bords-, la,forme en grappe de leur structure se dissipe ; ils sont placés à quelques lignes au dessous des reins, et situés horizontalement. Les oviducles se trouvent plus en devant que jusqu'alors ils ne l'étaient : ils sont plus longs et plus flexueux , et paraissent acquérir une ouverture à leur commencement. La matrice, dont les cornes s'eflacent, se convertit en une cavité simple, mais de telle sorte cependant que son bord supérieur est encore concave, et que ses bords latéraux demeurent presque en ligne droite. Le clitoris acquiert un prépuce, et se retire un peu en arrière ; les nymphes se séparent mieux des grandes lèvres.
18° Les épaules se développent davantage. L'ossification des os du bras continue. Les os du métacarpe sont entièrement ossifiés; les mains sont encore fort larges; les doigts sont épais : leurs premières phalanges acquièrent des points d'ossification, et ceux des troisièmes augmentent. Le sacrum s'ossifie dans ses deux vertèbres supérieures; l'extrémité du coccyx ne fait plus saillie , et le bassin se développe davantage.
Les membres inférieurs croissent d'une manière plus rapide que les supérieurs, de manière qu'ils ari ivent à les égaler en longueur, et à les surpasser en volume, à leur pariip supérieure. La rotule devient cartilagineuse. Un vestige de moUetse dessine à la jambe. Les os du métatarse s'ossifient, ainsi que les troisièmes, et plus tard ^ussi les secondes phalanges des orteils. Les orteils sont dev^ nus piu^ courts, eu égard aux doigté; les uns et les autres laissent a;,(!rcevoir les rudimens membraneux des ongles.
n. Au cinquiènie mpjs se rapporJ,en{. les observations d'Aiir tenrieth (1), Sœmmerring (2) ^t Meclv(il(3).
1° L'œuf a environ six pouces de long, sur cinq de large, et il pèse près de six Onces. Le placenta fœtal acquiert un dia-
(1) Supplcmenta, p. 34, 37, 40, 47.
(2) Icônes , fig. 14, 5, 17.
(3) Aùhandiumjen , p. 359, ZlQ.^Deutschcs Archiv , t. III, pl I fiff 47,18.
56o DÉVELOPPEMENT 1)E l'eMBIIYON HUMAIN mètre d'environ quatre pouces. La lon^^ueur de l'embryca est de cinq à sept pouces, depuis le vertex jusqu'à l'anus , et de huit à dix depuis le sommet de la tête jusqu'au bout des pieds. 11 pèse cinq à huit onces. Déjà il est assez volumineux pour loucher à l'amnios et être obligé de prendre une forme sphérique. A dater de la dix-huitième ou de la dix-neuvième semaine, la femme sent, dans la matrice, des mouvemens qui proviennent de l'embryon. Ces mouvemens , d'abord faibles et rares, sont ensuite plus forts et plus fréquens. Ils deviennent appréciables même pour l'étranger qui applique sa main sur le bas-ventre.
2° Les hémisphères se développent au cervelet, et quatre sillons transversaux indiquent la division en cinq lobes. Dans le cerveau proprement dit , on aperçoit la cloison transparente, dont la cavité se continue avec celle du troisième ventricule. Le corps calleux se prolonge au dessus des corps striés. Les hémisphères n'atteignent point encore tout-à-fait jusqu'au dessus des tubercules quadrijumeaux. On n'aperçoit les premières traces des circonvolutions qu'à leurs faces internes , ou à celles qui sont tournées vers la ligne médiane. La tête est au corps dans la proportion de 1 : 3. La face devient plus longue et plus large, le front plus développé et arrondi. A la peau du crâne, des sourcils et des paupières, se manifestent de petites élévations percées de trous, pour les poils qui pousseront le mois suivant.
3° Les paupières sont considérablement convexes , et elles ne sont plus unies ensemble par l'épiderme ; leur séparation est indiquée, vers la fin du mois, par une hgne visible à l'extérieur même. Les caroncules lacrymales et les points lacrymaux sont grands, et paraissent comme des plis qui s'appliquent les uns sur les autres. On distingue des vaisseaux dans la membrane pupillaire.
4° Le développement de la face fait que l'oreille est plus reportée en arrière, et plus distante de l'œil et de la bouche. Elle est grande, et comme la conque apparaît maintenant, toutes ses parties sont développées, sans cependant avoir encore acquis leur forme permanente. Le cadre du tympan se soude avec la pyramide. La trompe d'Eustaclic devient cai ii-
DÉV]•LOPPEME^T DE l'EiMBRYON HUMAIN. 56l
lagineuse. Le canal demi-circulaire externe commence à s'ossifier, et le labyrinthe entier est près d'avoir acquis son entier développemeur.
5° Le nez est encore large. Les narines se rouvrent. L'etlimoïde et les cornets commencent à s'ossifier.
6" La l)ouche se rapetisse en proportion de la grandeur de la face, et s'ouvre un peu. La lèvre supérieure est irès-large, et sa gouttière encore plane. Le menton est encore rapproché, de la bouche. Les joues deviennent plus fortes. Le palais s'élargit en arrière. Aux vingt follicules dentaires s'en joignent encore quatre, ceux des troisièmes molaires. En même temps l'ossification commence dans les dents de lait ; les sommets des couronnes futures paraissent, à la surface terminale libre du germe dentaire , sous la forme de petites et minces écailles , qui deviennent peu à peu plus solides et plus épaisses, se soudent ensemble, et embrassent le germe dans son excavation ; ce phénomène a lieu d'abord dans les incisives externes, puis dans les internes, et enfin dans les molaires antérieures.
1° Le cœur a sa pointe tournée plus à gauche encore. L'oreillette droite est beaucoup plus grosse que la gauche. Le trou ovale est devenu plus petit; sa valvule est plus longue; elle se dirige obliquement de gauche à droite et de haut en bas ; comme la veine cave inférieure est maintenant plus élevée qu'elle ne l'avait été jusqu'alors, la quantité de sang qui peut couler de ce vaisseau dans le trou ovale est moins considérable aussi.
8" Les poumons deviennent plus gros, plus sanguins , plus rougeâtres ; ils représentent un tissu dense, parsemé de vaisseaux. L'épiglotte est encore molle; le larynx et la trachéeartère contiennent un liquide mucilagineux. La thyroïde est proportionnellement plusvolumineuse et plus large. Le thymus est également plus gros et composé de petits grains arrondis.
9° La région hypogastrique se développe davantage , de sorte que l'ouverture ombilicale se trouve située plus haut.
10<> Le foie devient plus rouge et plus dense ; son volume proportionnel diminue ; la vésicule biliaire est plus horizontale, et contient un mucus jaune-verdâtre.
11° L'estomac a des plis longitudinaux et des flocons. Le
562 DEVELOPPEMENT PE l'eMBRYON HUMAIN, duodénum offre également des plissaiUans dans son intérieur. Les orifices du canal biliaire et du conduit pancréatique se sont rapprochés l'un de l'autre. Les villosités de la partie inférieure de l'intestin grêle et celles du gros intestin deviennent plus petites que celles de la partie supérieure de l'inteslin grêle. Le colon commence à présenter des bosselures dans sa portion transversale. Le rectum acquiert sa flexion en S. L'anus est fermé.
12° Les reins reçoivent davantage de sang. La vessie a des rides plus prononcées, et contient de l'urine claire.
iS" Les testicules sont devenus non plus longs, mais plus gros.. Les canaux déférens marchent en serpentant vers le bassin, se dilatent à leur partie inférieure , et se continuent avec les vésicules séminales, qui sont flexueuses. Le gouvernail est triangulaire ; son sommet s'applique à la région supérieure du scrotum , un peu au dessous de l'anneau inguinal , et sa base à la partie inférieure de l'épididyme. Le péritoine forme une bourse à l'arcade crurale. Le scrotum est plus bombé, et l'on y distingue le raphé. La verge est un peu courbée de haut en bas ; le prépuce représente un pli annulaire, qui pousse vers le gland. La prostate apparaît sous la forme d'un trèspetit corps.
14° Les ovaires deviennent proportionnellement plus petits , et sont situés dans le grand bassin. Les oviductes sont plus flexueux, et ils ont de larges orifices. La matrice se termine en haut par un bord droit , et commence à se plonger dans le petit bassin. Le vagin acquiert des plis, et l'hymen se forme de deux saillies latérales. Le clitoris se courbe par l'effet du raccourcissement de sa face inférieure , mais il n'est point encore couvert par les grandes lèvres. Le mont de Vénus commence à devenir plus saillant.
15° L'avant-bras est ployé sur la poitrine, et dirigé vers la tête. Les membres inférieurs acquièrent plus de masse musculaire que les supérieurs.
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