DÉVELOPPEMENT DE LA CONFIGURATION
humaine , quand le cordon a moins de dix-huit pouces, comme de phis en plus de la forme cylindrique. Maintenant, comme la membrane prolijjère se divise en deux feuillets , l'un externe et l'autre interne , il se produit aussi deux ouvertures ombilicales , l'une extérieure , qui est l'orifice de la cavité du corps , dont la paroi se continue avec l'amnios , l'autre intérieure , qui est le vide de l'intestin , dont la paroi se continue avec la vésicule ombilicale (§401, 4° ) ; mais, à ces deux ouvertures se joint encore une autre ouverture ombilicale interne , savoir le vide du cloaque ou de la vessie, qui se continue avec l'allantoide. Il existe donc trois formations tubuleuses qui servent d'intermédiaire entre l'embryon et les expansions vésiculeuses des enveloppes embryonnaires , savoir la gaîne ombilicale , qui appartient à l'amnios , le conduit de la vésicule ombilicale , avec ses vaisseaux , qui appartient à la vésicule ombilicale , enfin le conduit allanloïdien , avec son feuillet vasculaire, qui appartient à l'allantoide et à l'endochorion. Chez les Reptiles supérieurs et chez les Oiseaux, ces communications tubuleuses sont fort courtes, de manière que les enveloppes vésiculeuses touchent immédiatement au corps de l'embryon .- chez les Mammifères, elles sont plus longues, et forment un cordon, appelé ombilical , qui établit une connexion entre l'œuf et l'embryon , mais qui en même temps les lient écartés l'un de l'autre, et exprime par conséquent un antagonisme plus prononcé entre eux. De là vient que c'est chez I homme qu'il a le plus de longueur absolue et relative, car ordinairement il esllon^de dix-huit à vingt-deux pouces chez l'enfant, tandis que sa longueur ne dépasse point douze à dixhuit pouces chez les Chevaux et les bêles â cornes (1), et qu'il est plus courtencore, proportion gardée, chez les Carnassiers et les Rongeurs. En outre , le conduit de la vésicule ombilicale et celui de l'allanloïde disparaissent de très-bonne heure dans le cordon ombilical de l'homme, de sorte qu'il ne reste plus d'autre tube de transition que la gaîne ombilicale, et que les vaisseaux du conduit allantoidien forment le noyau cylindrique du cordon. C'est toujours une anomalie, dans l'espèce
(1) Jœrg , Ueber dus Gebœronjan , p. 21>,
576 DÉVELOPPEMENT DU FEUILLET SÉREUX, chez les Mammifères , ou quand il manque en entier, de manière que l'embryon repose immédiatement sur le placenta , comme chez les Oiseaux et les Reptiles supérieurs (1).
De ce qui précède , il résulte que les Poissons ont un om- Jiilic interne ou intestinal, mais point d'ombilic externe, et que l'ombilic manque tout-à-fait chez les Batraciens , les animaux sans vertèbres et les plantes. Mais si l'on veut entendre par ombilic tout vide dans la paroi abdominale qui doit un jour se remplir, alors on est réellement forcé d'attribuer un trou ombilical ( § 391 , 4°) à ces animaux inférieurs pendant tout le temps que la membrane proligère n'a point encore enveloppé le jaune de toutes parts , ou n'est point encore devenue une vésicule complète seulement on ne peut jamais dire qu'ils ont un cordon ombilical. C'est parce qu'on ne s'était point fait une idée nette de cette partie , et parce qu'où supposait chez tous les autres embryons ce qui a Heu chez celui de l'homme , qu'on était enclin à considérer comme un cordon ombilical , ou comme un conduit vitellin, toute partie filamenteuse qu'on apercevait à l'œuf des organismes inférieurs. Ainsi ce qu'on a nommé le cordon ombilical de l'œuf végétal n'est qu'une union vasculaire entre la membrane interne de la graine et le tronc maternel , et si l'on a trouvé , chez des Entozoaires et autres animaux inférieurs , un filament de jonction entre l'embryon et l'œuf , ce n'était sans doute qu'un simple effet de coagulation , un produit dont le rôle n'avait aucun rapport avec celui du cordon ombilical.
PREMIÈRE SOUS-sirilE.
fZ>M développement primaire de la mem,hrane proligère.