‹ Traité politique de B. De SpinozaChapitre 5 sur 50 · LEITRE DE L’AUTEUR A UN AMI · texte numérisé non relu

LEITRE DE L’AUTEUR A UN AMI

LAQUELLE POURRA TRÈS-BIEN ÊTRE JOINTE A CE TRAITÉ POLITIQUE, EN PLACE DE PRÉFACE, ET EN SERVIR.

Cher Ami,

Votre bonne lettre m’a été remise hier. Je* vous rends grâces, du fond du cœur, pour l’intérêt si affectueux que vous me portez. Je ne laisserais pas passer cette occasion, etc., si je n’étais occupé à une certaine affaire, que je juge plus utile, et qui, à ce que je crois, vous sourira davantage, c’est-à-savoir, en mettant en état le Traité Politique que j’ai commencé, il y a quelque temps, sur votre demande. Six

‘ Cette Préface est tirée des Opéra Postliuma. Nous n'ajouterons qu'un mot ; c’est que ce grand homme fut si rapidement enlevé par la mort, qu’il n’eut pas même le temps d’inscrire les Titres en tête de chaque Chapitre. Nous les avons restaurés, d'après ceux qu’on lit dans cette présente lettre, jusqu’au Chapitre VIII inclusivement. Quant aux Titres des trois derniers Chapitres, comme ils n’existaient pas, nous avons dû les composer nousmême, d'après le contenu de ces mêmes Chapitres.

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chapitres de ce Traité sont déjà terminés. Le Pi •emier contient comme une Introduction, à l’ouvrage même : le Second traite du Droit naturel : le Tromème, du droit des Souverains-Pouvoirs : le Quatrième, quelles sont les -Affaires Politiques qui dépendent du gouvernement des Souverains-Pouvoirs : le Cinquième, quel est le but suprême et dernier qu’une Société peut considérer ; et le Sixième, de quelle manière on doit instituer un Gouvernement 'Monarchique, pour qu’il ne dégénère pas en Tyrannie. Présentement, je traite le Septième chapitre, où je démontre méthodiquement tous les membres du sixième chapitre précédent, concernant l’ordre*d'une Monarchie bien ordonnée. Je passerai ensuite aux Gomernements Aristocratique, et Populaire, et enfin aux Lois, et aux autres Questions particulières qui regardent la Politique. Sur ce, adieu, etc.

On voit par là le but de l’Auteur. Mais empêché par la maladie, et enlevé par la mort, il ne put conduire cet ouvrage plus loin que jusqu’à la fin du Gouvernement Aristocratique, comme le lecteur luiinéme le verra.

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