‹ Traité populaire d'agriculture théorique et pratique [microforme]Chapitre 100 sur 206 · RS SE M LAS TE · texte numérisé non relu

RS SE M LAS TE

terres

coltes, raibles antité

ne op- : d’en-

ervent l'y réistamn- 1e des as des is des

tie sujue la asses.

agir ourvu rface.

, troule. Ce n leur la péabsorr effet 3 terux, le ances s cen-

s que

l’on puisse répandre en couverture sur les prairies, on ne se trouve cependant pas toujours dans le cas d’avoix d’autres engrais à sa disposition. Il faut bien alors avoir recours aux fumiers.

Il y a cependant de graves inconvénients à les employer.

Si, en effet, le fumier est pailleux, il devient un obstacle à la croissance régulière de l’herbe ; ses débris se mêlent d’ailleurs au foin et rebutent les animaux.

Si on attend que la fermentation putride ait décomposé toutes les pailles, on perd une foule de principes fertilisants.

On diminue ces inconvénients en employant le fumier à l’automne, ou après le fauchage: le printemps suivant on ramasse les pailles, s’il en est resté sur le terrain.

IT

LA DÉPAISSANCE.

Distinguons immédiatement ce qui ne doit pas être confondu.

Il y a une première dépaissance, à laquelle on livre les prairies nouvellement formées ; nous l’appellerons dépaissance d'été.

Une autre dépaissance est celle qui succède à la fenaison, c’est la dépaissance d'automne.

1° DÉPAISSANCE D'ÉTÉ.

On peut certainement la placer au rang des moyens d'améliorer la prairie, parmi les soins d’entretien qu'exige sa culture.

Le i;

par, 2 ES eat

pe are

Lace

ai?

{ 1 fa j A fe | LE: | {

me me +

NE GP SES STE CHR ERREUR ES L —. — = > = pi Du = DS e

EE on nl {y

On ne doit pas faucher l’herbe, ni la faire raser par les animaux, l’année même qu’elle a été semée, quand même la prairie serait très belle. Mais, l’année suivante, l’herbe a acquis assez de force pour résister au. fauchage comme à la dent des animaux.

On peut donc, dès cette première année, faucher la prairie.

Cependant, des faits constatés par une pratique intelligente, établissent nettement qu’en sacrifiant au pâturage les produits que donnerait la prairie pendant cette première année, on en retire, en fin de compte, des profits beaucoup plus considérables pendant les années suivantes,

Ce n’est pas une vaine théorie, c’est une pratique suivie avec succès en Angleterre, recommandée d’ailleurs par la plupart des praticiens.

Voici sur quoi l’on se fonde.

Les animaux en rasant incessamment l’herbe, arrêtent sa croissance verticale ; mais ce qu’elle perd sous le rapport de la longueur, l’herbe le reprend latéralement et pousse des touffes très larges ; elle talle. C’est donc là le meilleur moyen de hâter la formation des gazons et de préparer pour les années suivantes un fourrage, qui, croissant très serré, donnera un rendement beaucoup plus élevé.

Cet avantage ne s'obtient que par la dépaissance de la prairie; le fauchage de la première année ne le donne pas.

De tous les animaux, ce sont les moutons que l’on choisit de préférence, parce qu’ils ont l’avantage de brouter l'herbe rez de terre, ce qui favorise considérablement la croissance d’un grand nombre de pousses latérales, par conséquent, l’engazonnement plus prompt de la prairie.

A défaut de moutons, on livre la prairie nouvelle au

pâturage des vaches, pourvu toutefois que le sol ne soit pas humide au point de souffrir des empreintes que peuvent y imprimer ces animaux pesants.

20 DÉPAISSANCE D'AUTOMNE.

Avec notre climat, on ne peut pas compter sur une seconde coupe de foin; le meilleur moyen d'utiliser les prairies depuis leur fauchage jusqu'à l’établement des animaux est de les livrer au pâturage.

Les inconvénients du pâturage d'automne sont moins nombreux et moins grands qu’on veut bien se le figurer et, à proprement parler, il n’y a que le piétinement des animaux qu’on doive craindre dans un sol détrempé par des pluies abondantes.

Aussi le cultivateur prudent attendra que la terre soit ressuyée, avant de livrer ses orairies à la dépaissance, il en écartera les animaux pesants, et attendra n îme, avant d'y introduire son bétail, que l’herbe ait eu le temps de repousser.

Ne pas agir avec cette prudence, c’est certainement s’ex poser à gâter ses prairies et à voir l’année suivante leurs produits diminués d’un quart ou d’un tiers du rendement ordinaire.

Le pâturage des prairies, après la coupe du foin, permet de restreindre l’étendue consacrée au pâturage pendant l’été, d'augmenter par conséquent l'étendue des prairies, la production fourragère, le nombre du bétail.

En outre, dans les exploitations où les produits du laitage font le principal objet des soins du cultivateur, ces produits sont considérablement augmentés en quantité et en qualité, si l’on donne aux vaches laitières une herbe plus tendre et plus succulente.

CE

nr} tr QE

EDR à Re ads

| un à | | !

Page 1