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Et d’ailleurs, le sel étant nécessaire dans l’alimentation animale, cette méthode est sans contredit une excellente manière de j’administrer aux bestiaux.
Quelques cultivateurs ont l’habitude de botteler le foin et de le conserver dans cet état: c’est la seconde forme, adoptée surtout dans les environs des villes. Elle a ses avantages et ses inconvénients. Botteler le foin sur le champ, avant de le rentrer, fait perdre un temps précieux, exige un surcroît de travail et d’ouvriers ; en outre, beaucoup de petites feuilles, les fleurs et les parties les plus délicates se détachent et restent sur le pré.
Il faut de plus, pour avoir recours à cette méthode, que le foin soit parfaitement sec, autrement il est exposé à moisir, parce qu’on ne peut pas le tasser régulièrement dans les fenils.
Enfin le foin bottelé occupant un volume plus considérable, nécessite un local plus spacieux.
D'un autre côté, le foin bottelé est d’un transport plus facile, d’une distribution plus régulière : il y a moins de gaspillage.
On peut obtenir ces avantages du bottelage, en éviter les inconvénients en adoptant la méthode suivante.
On ne met le foin en bottes que lorsqu'il est engrangé ; le bottelage se fait alors successivement, au fur et à mesure du besoin; on y consacre les journées pluvieuses où l’on ne peut travailler dehors.
Enfin, la troisième manière de conserver le foin est le pressage ; c’est sans contredit le mode de conservation le plus parfait.
La compression du foin s'obtient au moyen de fortes presses qui réduisent le fourrage en masses compactes et serrées.
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avant de le presser, .c’est le seul moyen d’éviter la fermentation.
Cette méthode, adoptée en Angleterre depuis longtemps, pratiquée sur une vaste échelle aux États- Unis, offre les principaux avantages suivants :
1° le foin conserve tout son arome et toute sa force nutritive ;
20 il ne perd pas ses graines, ne se charge pas de poussière ;
8° la pluie à laquelle il est quelquefois exposé ne le mouille qu’à l'extérieur ;
49 la grande densité qu'il acquiert le rend plus difficilement inflammable ;
5° la réduction de son volume au septième de celui qu’il occupe ordinairement dans les granges, fait qu’il faut beaucoup moins d’espace pour le loger et apporte en outre une plus grande facilité et une plus grande économie dans les transports ;
6° enfin le foin se conserve sans altération pendant des années entières.
Malgré tous ces avantages, les cultivateurs n'adoptent pas ce moyen de conserver les produits de leurs prairies: on ne peut les en blâmer, parce que, au point de vue économique, le seul autorisé par une pratique intelligente, les frais d'établissement d’une machine à presser absorbent et au delà les bénéfices qu’on peut se promettre de son emploi, dans les circonstances ordinaires.
Il y a toutefois une circonstance où de toute nécessité le foin doit être pressé, c’est lorsque la facilité des débouchés permet de profiter du haut prix du marché ; il faut alors aussi faciliter le transport du fourrage, si l’on veut réaliser des profits considérables.
On peut dans ce cas louer une machine à presser, et même en supporter les frais d'achat, si l’on veut se
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livrer à une spéculation qui doive durer quelques années. C’est affaire de calcul: le: circonstances particulières en donnent la solution.
Le foin pressé ne doit pas être donné aux animaux dans cet état de dureté que lui donne le pressage. I] faut préalablement lui rendre son élasticité première, soit en l’ex posant à l’air, soit en le soumettant à une manipulation quelconque.