NOMBRE DES ANIMAUX
: Stockhardt, célèbre agronome allemand, donne les chiffres suivants à l’aide desquels nous allons résoudre le problème posé.
Une vache de 400 livres, poids vif, a besoin tous les jours de 90 livres d'herbe fraîche, pour sa ration.complète.
Si l’on calcule que le pâturage des bêtes à cornes dure à peu près 150 jours, terme moyen, une vache consomrae:a donc pendant l’été 13,500 livres.
Une vache de 500 livres consomme 112 livres par jour, soit 16,800 livres pour la saison.
Un bœuf d’engrais de 1,500 à 1,600 livres consomme
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200 à 250 livres, ce qui donne 80,000 à 37,500 livres pour les 150 jours.
Une brebis consomme 10 à 14 livres par jour et si l’on admet que le pâturage des moutons dure un mois de plus que celui des bêtes à cornes, la brebis consommera donc en 180 jours 1,800 à 2,600 livres.
Quant au cheval, il est admis qu’il consomme autant que deux vaches, dans le même espace de temps, soit 27,000 livres pendant l'été.
D'après le même auteur, un pâturage excessivement fertile donne 18,000 à 20,000 livres d’herbe par arpent.
Un tel pâturage pourrait donc nourrir :
Den Le Er pare ne tnt
Une vache de 400 livres par à arpent, Une vache de 500 livres par # d’arpent, Un bœuf de 1,500 livres par 14 arpent, Un cheval sur 1} arpent,
50 moutons sur 44 arpents.
Sur de très bons pâturages pouvant donner 12,600 livres par arpent, on pourra nourrir :
Une vache de 400 livres sur une étendue de 1 arpent environ, 66 500 66 66 1} 66
Sur des pâturages moins riches, mais donnant encore 6,500 livres d’herbe par arpent, on pourra nourrir :
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Une vache de 400 livres sur une étendue de 2 arpents environ,
Une vache de 500 livres ‘ de 24 t Un cheval "“ LL 4 œ Ün poulain Le ". 2 a :
Un mouton t “ un sixième ‘!
Comme on le voit, tout dépend de la richesse du pâturage d’un côté, et de l’autre de la taille des animaux.
Comme terme moyen, on peut admettre avec Petri,
livres
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utant s, soit
ment rpent.
autre agronome allemand, que la surface qui nourrira en été:
12 vaches ou
8 chevaux ;
16 poulains;
9 bouvillons ;
24 veaux sevrés ;
93 porcs de tout âge, pourra également entretenir 120 moutons; et si l’on admet, avec le même auteur, qt : trois arpents suffisent pour l'entretien de 20 têtes de moutons, il faudrait pour entretenir le nombre ci-dessus indiqué de chaque espèce d'animaux, 18 arpents de pâturage de qualité moyenne.
Lorsque sur un pâturage, on suit, relativement aux animaux, l’ordre de succession que nous avons cidessus indiqué, il ne faut pas que le nombre des animaux qui viennent en second ou en troisième lieu, soit trop considérable, Ainsi, un cheval pour 5 bêtes bovines et 2 ou 3 moutons pour une bête bovine sont des nombres suffisants,
Les porcs ne devraient pas être tolérés dans les pâturages ; ils leur font un tort considérable, bouleversent la terre, culbutent le gazon, enfin détériorent complètement les pâturages.
Pour diminuer ces dégâts, le moyen généralement employé consiste à leur introduire un clou ou un fil de fer dans le nez, mais ce moyen n’est pas toujours efficace. La blessure se guérit et l'animal recommence de plus belle à labourer la terre de son groin pour y trouver certaines racines dont il est très friand.
On peut cependant, mais dans les cas de nécessité seulement, faire paître les porcs et alors on leur réserve les pâturages marécageux qui souffrent moins des dommages que ces animaux peuvent causer.
298 TRAITÉ POPULAIRE D’AGRICULYURE
MOUES DE DÉPAISSANCE.
Il y a trois modes de pâturage:
1° le pâturage en liberté ;
2° le pâturage par enclos;
8° le pâturage au piquet.