PAILLE
Potasse..............… PORTRAITS + 106 Soude..…… nsrehsesest ses senti ten RUN NRC EE 19 CU icerismereunses dns ltemreteert taste 220 Magnésie...................... RCE SARE ARR tn 403 Oxyde de fer et alumine.....sssssse sosssssse 23 Acide phosphorique.................. ete rsa ne 90 Acide sulfurique... ee 65 PRO nissresstéserreresemers NPA vubrer #4 Chlore....... se PA COP A NC Re CUS 80
La forte proportion d'acide phosphorique, de magnésie et de potasse que contient le sarrasin, indique la nature du terrain et des engrais qui conviennent à sa culture. |
8° Une faible quantité de semence suffit généralement lorsqu'on sème le sarrasin pour en récolter la graine, parce que cette plante se ramifie beaucoup et demande beaucoup d’air pour pouvoir môûrir; aussi, malgré la grosseur de la semence, il n’en faut employer qu'environ un demi-minot par arpent. Mais si on le
sème pour le fourrage ou pour l’amendement de la terre, la quantité de semence doit être augmentée.
4 Le sarrasin ne réclame pendantsa végétationaucun soin d’entretien ; la rapidité de sa croissance lui permet de prendre le dessus et de se défendre suffisamment contre les plantes nuisibles qui pourraient salir le terrain.
IV. La floraison du sarrasin s'effectue successivement ; toutes ses graines n'arrivent donc pas en même temps à maturité. Il en est qui sont déjà mûres quand les dernières fleurs ne font que de s’épanouir ; et sur la même tige, il y a, à la fois, des fleurs et des graines à toutes les périodes de leur développement. Il est impossible d’attendre que toutes soient mûres, car celles qui ont mûri les premières tombent bientôt d’elles-mêmes et sont perdues. Il faut donc choisir le moment où la tige est couverte de plus de graines ayant atteint leur maturité.
Ce moment choisi, il faut encore, en raison de la facilité avec laquelle ces graines tombent et se détachent, faire la récolte avec beaucoup de précaution. On ne coupe ou l’on n’arrache les tiges que le matin, lorsqu’elles sont encore humectées par la rosée, qui contribue à tenir les graines renfermées dans leurs capsules.
Il ne faut pas javeler le sarrasin ; ses feuilles et ses tiges vertes et charnues risqueraient de s’échauffer plutôt qu’elles ne sécheraient. On en fait, à mesure de la récolte, de petites gerbes que l’on met en ligne, debout, en les écartant par le pied et qu’on laisse ainsi pendant une quinzaine de jours, pour que la graine achève de môûrir. La pluie qui peut survenir, loin d'offrir du danger, hâte au contraire la maturation du grain.
Le battage doit se faire le plus promptement pos-
sible, parce que les tiges et les feuilles du sarrasin, restées vertes au moment de la récolte, conservent encore une grande partie de leur eau de végétation, ce
qui pourrait toujours provoquer dans la masse du four-
rage une fermentation dangereuse.
Ily a des cultivateurs qui se trouvent bien de battre le sarrasin à la machine; mais souvent il n’est pas assez dur, assez sec pour supporter un battage aussi énergique ; il faut alors recourir au battage au
fléau.
On obtient depuis 15 jusqu’à 45 minots par arpent,
mais on peut considérer 20 à 25 minots comme une
bonne moyenne.
Comme fourrage vert, on obtient 1,000 livres à 1,200
livres par arpent.
La paille du sarrasin paraît la moins nourrissante de toutes les pailles de céréales, mais, d’un autre côté, elle forme une excellente litière et elle est un meilleur excipient des urines et des déjections solides.