DU MIL
Le mil est connu sous le nom de fféole des prés. C’est une plante vivace dont la tige est feuillée; e’est une graminée que l’on fait entrer dans la formation de toutes les prairies naturelles.
Le mil donne un fourrage d’une excellente qualité, très recherché des bestiaux.
I. Le mil convient aux prairies et aux pâturages de tous les terrains; aussi le trouve-t-on partout et pour peu que le sol soit fertile, ses produits ne manquent pas. Toutefois le mil préfère les terrains frais pourvu qu’ils soient bien égouttés ; c’est là que ses produits sont les plus abondants.
II. La place du mil, c’est dans la prairie; nous ne pouvons considérer cette plante comme occupant dans la rotation une place déterminée. Le mil fait ordinairement la base de mos prairies naturelles ; or, les prairies naturelles sont hors de la rotation.
Toutefois, nous pouvons dire que lorsque l’on forme une prairie naturelle par semis, on sème alors le mil dans une céréale.
III. La culture du mil est toute simple. On le sème au printemps sur le sol qui vient de recevoir une céréale. On doit semer après l’enfouissement de la semence de la céréale, parce que le hersage donné à cette dernière, ferait descendre la graine de mil qui est très fine à une trop grande profondeur.
On peut aussi semer après une récolte sur un terrain déchaumé, mais il faut alors donner une bonne fumure en couverture et soustraire ainsi les jeunes
plantes aux dangers de la gelée; une autre condition de succès, c’est d'opérer sur un terrain qui ne reste pas dénudé après les premières neiges de l'automne.
On sème à la volée et on enterre au rouleau. La quantité de semence qu’il faut employer dépend nécessairer.ent du nombre de plantes que l’on associe au mil ; le mil, en effet, ne se cultive pas seul, c’est une des plantes de la prairie naturelle qui doit en contenir beaucoup d’autres.
Le tableau de la page 235 résout le problème.
IV. Le mil se récolte lorsqu'il est en pleine floraison; comme d'ordinaire, il forme à lui seul une grande partie de la prairie naturelle, c’est sa floraison, qui, arrivée dans le cours du mois de juillet, marque l’époque où l’on ‘oit commencer les travaux de la fenaison. |
Dans un terrain propice, et si l’année est favorable, le mil donne jusqu’à 6,000 livres de fourrage sec par arpent, ce qui correspond à 400 bottes de foin.
On peut aussi cultiver le mil spécialement pour sa graine ; avec des soins intelligents, on peut récolter jusqu’à 20 minots de graine de mil par arpent.
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