‹ Traité populaire d'agriculture théorique et pratique [microforme]Chapitre 191 sur 206 · IT CONDITIONS ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

IT CONDITIONS ACCIDENTELLES

1° La première de ces conditions est la surabondance ou le manque d'engrais. | Avec beaucoup d'engrais, on peut se livrer à la culture des plantes épuisantes, ou bien encore à la culture des plantes uniquement destinées à la vente, telles que le chanvre, le lin, le tabac, les racines qui ne sont pas consommées sur la ferme. Ces produits, en général, rapportent plus d'argent, mais d’un autre côté, ils ne rendent rien au sol ; ils consomment une grande quantité d'engrais et n’en produisent point. Il faut donc, si l’on veut se livrer avec succès à la culture des plantes industrielles, comptersur une production plus abondante de fumier, ce que l’on peut

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obtenir si l’on a à sa disposition une grande étendue de prairies, ou la facilité d'obtenir des engrais du dehors.

2° Bras disponibles. — ‘“ La culture des plantes même les plus utiles, maïs qui exigent un travail extraordinaire, ne peut, dit un agronome, être pratiquée là où les bras manquent ou sont À un prix si élevé que le salaire absorberait d'avance tout le profit que l’on peut espérer.” Cependant on peut, au moyen des instruments d'agriculture perfectionnés, remplacer pour la plupart des cultures les bras d'hommes par le travail des animaux.

83° Une troisième considération dans le choix des plantes, c’est la distance de la ferme aux champs. A ce point de vue, d’une importance réelle en pratique, or ne doit pas cultiver sur des terres éluignées des plantes qui exigent des visites fréquentes, ou qui, donnant un produit considérable en poids, nécessitent des transports nombreux et coûteux.

4 Les besoins de l’exploitation et le placement des produits doivent être consultés dans le choix des plantes.

‘Semez des navets, nous dira l’Anglais. Plantez des pommes de terre, nous dira l’Allemand. Cultivez le trèfle et les plantes fourragères, nous crieront-ils tous deux à la fois. Faites-les venir dans votre assolement tous les quatre ans.

—Très bien ; mais qu’en ferons-nous?

—Faites manger les navets à vos moutons.

— Nous n’én avons point.

—Convertissez vos pommes de terre en esprit, vos betteraves en sucre.— Nous manquons des fabriques nécessaires.

—Faites consommer vos fourrages à vos vaches.—

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Nous sommes déjà si abondamment pourvus de prairies et de pâturages qu'ils suffisent à tous nos besoins. |

—Vendez donc vos produits.—Nous n'avons point de débouchés.”

‘ Qui doutera, continue Schwerz, que l’on ne puisse parvenir à faire croître en plein champ des asperges et des choux-fleurs, du froment dans du sable? Mais là où les hommes se contentent de pommes de terre et de pain de seigle, c’est à les produire que le cultivateur trouvera le plus d'avantage et les objets dont le débit est le plus prompt et le plus sûr lui seront, en règle générale, les plus profitables.”?

SECTION DEUXIÈME

De la succession des récoltes.

Le choix des plantes étant fixé, il faut ensuite déterminer l’ordre dans lequel les récoltes doivent se succéder.

Trois considérations principales doivent entrer ici en ligne de compte: l’état d’ameublissement du sol, l'aménagement des engrais et la successibilité des plantes.

AMEUBLISSEMENT DU SOL.

Cet ameublissement peut s’obtenir de deux manières: par une préparation directe et par une préparation indirecte.

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