‹ Traité populaire d'agriculture théorique et pratique [microforme]Chapitre 28 sur 206 · IRRIGATIONS · texte numérisé non relu

IRRIGATIONS

L’irrigation est une sorte d’arrosement en grand.

Elle a pour but de remédier à la sécheresse du terrain, de fournir aux plantes l'humidité dont elles ont besoin pour prospérer et de leur apporter, dans certains cas, les substances destinées à leur nutrition.

Les irrigations, en effet, sont un moyen très effcace de donner au sol de la fertilité; les eaux ainsi répandues sont de véritables engrais.

Toutes les eaux cependant n’ont pas des propriétés également fertilisantes ; on reconnaît les meilleures à la facilité avec laquelle elles dissolvent le savon ou cuisent les légumes. Ces eaux, soit qu’:lles aient conservé leur limpidité, soit, au contrairr, que cette limpidité soit troublée par la présenc: des matières fécondantes, doublent d:ns tous les cas la fécondité du sol qui est convenablement arrosé.

Toute la théorie de l'irrigation consiste à amener l’eau par un canal sur ia partie la plus élevée du sol, à la déverser sur le terrain, à l’évacuer ensuite par un canal de décharge, après que le sol a été suffisamment arrosé.

Le canal au moyen duquel on amène l’eau sur le terrain s'appelle cunal de dé:ivation.

Le canal de dérivation donne naiïssance “ux rigoles

née

Rs

principales d'irrigation et celles-ci, au moyen de rigoles secondaires, distribuent leurs eaux sur tous les points qu'on veut arroser.

L'irrigation terminée, on enlève les eaux, aussi promptement que possible, au moyen de rigoles d’écou: lement, qui doivent être pour le moins aussi nombreuses que les rigoles d'irrigation.

On distingue trois modes d’arrosement principaux : 1° l’arrosement proprement dit, 2° l’arrosement par submersion, 3° l’arrosement par infiltration.

HE

ÉÉPR E D e

- pu

Page 1