L'AGRONOMIE ;—2° L'ART AGRICOLE
Afin de pouvoir retirer quelque profit de l'étude de lAgronomie, il est très important, nécessaire même, d’avoir des notions préliminaires sur la nature des
corps.
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On nomme matière ou substance tout ce qui tombe immédiatement sous nos sens.
Toute quantité limitée de matière est un corps.
Tout corps peut être considéré sous le triple point de vue de sa nature, de son origine et de son état.
Au point de vue de leur nature ou de leur composition, les corps sé divisent en deux grandes classes :
1° Les corps simples ; —2° les corps composés.
Les corps simples sont ceux qui ne renferment qu’une seule et même substance, comme le fer, le cuivre, l'or.
Les corps composés sont ceux qui renferment deux ou plusieurs substances différenies, coime lé sel de table, le bois, le vinaigre.
Les corps composés se subdivisent en quatre classes :
1° les acides, qui ont une saveur aigre, comme le vinaigre ;
2° les bases, qui ont une saveur urineuse, comme la chaux, la potasse ;
8° les sels, qui sont toujours formés par la combinaison d’un acide avec une base ;
4° les corps neutres, qui comprennent tous les autres corps n’appartenant à aucune des trois premières classes.
Les acides, il est important de le savoir, tendent toujours à se combiner avec les bases, pour former de nouveaux corps qui portent ensuite le nom de sels.
Envisagés sous le rapport de leur origine, les corps se divisent en trois séries: ceux qui proviennent du règne animal, ceux du règne végétal et ceux du règne minéral.
On distingue, de plus, trois états des corps : 1° l’état solide, qui s’observe dans les bois, les pierres; 2° l’état liquide, que présentent l’eau, les huiles ; 3° l’état gazeux, qu’on observe dans l'air.
Parmi les corps simples il en est un que l’on retrouve
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à chaque instant et qu’il importe de connaître : c’est l'oxygène.
L'oxygène est un gaz incolore, c’est-à-dire sans couleur, qui fait partie de l’air que nous respirons. Il y est mélangé avec un autre gaz * elé azote dans la proportion de un cinquième.
Lorsque l’oxygène se combine avec un autre corps, on dit que ce dernier corps s’oxyde. Ainsi du fer qu’on laisse à l’air ne tarde pas à se rouiller. Or, pour se rouiller ainsi, le fer a dû se combiner avec l’oxygène de l’air ; le fer s’est donc oxydé ; aussi la rouille porte le nom d'oxyde de fer.
La combinaison de l’oxygène avec un autre corps ou, encore mieux, pour généraliser, toute combinaison chimique se fait toujours avec production de chaleur et, dans certains cas, la chaleur ainsi produite est tellement forte, tellement vive, que le corps qui s’oxyde prend feu et se consume dans la flamme.
Nous avons alors ce qu’on appelle une combustion, qui est toujours la combinaison d’un corps comburant avec un corps combustible.
Si l’oxydation des corps, c’est-à-dire leur combinaison avec l'oxygène, se fait lentement, si, dans certains cas, elle exige des années avant de s’opérer, on lui donne le nom de combustion lente ; la combustion, au contraire, est vive, lorsque cette oxydation se fuit avec une promptitude telle, que la chaleur développée suffit à enflammer les corps.
Le bois qui brûle donne lieu à une combustion vive; les fumiers qui fermentent, les végétaux qui se décomposent, les corps qui tombent en putréfaction, voilà autant de combustions lentes.
Un autre corps qu’il importe aussi de bien connaître, c'est l’eau.
L’eau est un liquide formé par la combinaison de
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