‹ Traité populaire d'agriculture théorique et pratique [microforme]Chapitre 53 sur 206 · DÉBRIS VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

DÉBRIS VÉGÉTAUX

Parmi les substances d’origine végétale et propres à féconder le sol, on compte encore les végétaux desséchés et morts, les dépôts d’anciens détritus végétaux, les plantes marines, etc., etc.

a] Végétaux desséchés. — Les végétaux desséchés, comme la paille des céréales, ne sont en général employés qu'après avoir servi à la litière des animaux, et certainement, c’est la manière la plus avantageuse de les faire concourir à la fertilité du sol: mais on peut encore employer, qu’elles aient été macérées par l’humidité, altérées ou réduites en terreau par l'influence de l’air, ou par l’addition d’une certaine quantité de chaux :

10 les feuilles des urbres ramassées dans les bois ;

2° les mauvaises herbes, coupées sur les bords des chemins, avant la maturité de leurs graines ;

8° les mousses qui croissent abondamment en certains lieux ;

4 les balles des graines ;

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5’ les chenevottes, résidu de la préparation du chanvre et du lin;

6° la sciure de bois ;

7° les écorces des fosses des tanneurs.

Ces divers débris végétaux peuvent même être mis en fermentation et amenés ainsi à l’état de fumier en un temps plus ou moins rapide.

b] Tourbe.—Les dépôts d'anciens détritus végétaux se présentent au sein de la terre à l’état de tourbe; la tourbe par elle-même et seule est peu propre à la végétation, cependant elle peut servir à l'activer. Pour cela, il faut laisser la tourbe exposée à l’air et aux influences atmosphériques afin qu’elle se décompose ; on la dessèrhe ensuite, et on la réduit en poudre. L'addition de quelques centièmes de chaux hâte sa décomposition et lui communique un principe stimulant.

Dans cet état, elle forme un engrais faible mais durable, et peut surtout être employée en couverture sur des plantes déjà développées.

On l’ucilise aussi avec beaucoup d'avantage comme litière ; mélangée aux fumiers, elle en absorbe le purin et devient un excellent engrais.

c] Varech.—De toutes les plantes marines, c’est ie rarech qu’on emploie le plus fréquemment comme engrais.

On obtient le varech de deux manières. On l’arrache sur les rochers à marée basse, on l’appelle alors varech de rochers ; ou bien on ramasse celui que la mer apporte elle-même et fait échouer sur le rivage et qui est connu sous le nom de varech d'échouage.

Ces derniers sont moins riches que les premiers parce qu’ils ont perdu par la macération dans l’eau

. une partie de leurs principes fertilisants.

Si la saison le permet, il faut étendre et enterrer le

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varech aussitôt qu’il est recueilli. C’est un engrais qui se décompose rapidement ct dont l’action est presque immédiate.

Le varech convient surtout au lin dont il augmente la quantité et la qualité de la filasse; on l’applique aussi à l'orge et aux pâturages qui donnent alors une herbe plus succulente et que les bestiaux mangent avec plus d’avidité.

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