LABOURS
Nous avons traité cette question au long lorsque nous avons étudié, dans le premier livre de ce traité, les divers moyens d’ameublir le sol.
À cette étude, nous pouvons ajouter quelques détails que nous fournit la pratique.
Au printemps, lorsque la neige disparaît et laisse la terre en état d’être labourée, le cultivaceur doit tracer ses premiers sillons dans les vieilles friches; le chaume de foin vient ensuite, le chaume de grain en dernier lieu.
Il y a aussi un ordre à observer dans le labourage des champs de même nature. Ainsi, dans les friches, on commencera par les terrains en pente pour finir par les terrains plats.
Un terrain quelconque étant donné, terrain r'at ou en pente, champ de friche ou chaume de foin ou de grain, il s’y trouvera toujours des parties qui demanderont à être labourées avant d’autres; ainsi, cette lisière du champ que foulent les pieds des chevaux, que durcit le roulage des voitures chargées ; cetteautre
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lisière qui avoisine les fossés et les décharges, qui se dessèche rapidement, demandent à être retournées par la charrue, immédiatement après la fonte de la neige. Il ne faut pas laisser passer le temps propice ; il est souvent difficile à retrouver.
L'espèce de grain que l’on veut semer doane aussi la marche chronvlogique qu’il faut suivre dans le labourage des champs.
A ce point de vue, les champs qui doivent produire du blé, de l’avoine, doivent être labourés avant ceux que l’on destine à la culture de l’orge, du sarrasin, des pommes de terre.
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