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RECOUVREMENT DE LA SEMENCE

La semence est recouverte par deux procédés difrérents suivant que l’ensemencement est fait sur raie ou sous raie.

a] Sur raie.— L’ensemencement sur raie consiste à répandre la semence sur le labour.

C’est cette semence qu’il s’agit d’enterrer.

Avec les semoirs mécaniques, cette opération s’exécute par l'instrument même, au moment du semis.

Dans les autres cas, on se sert de la herse ou du rouleau.

On enterre avec la herse, soit en répandant la graine sur le labour et hersant ensuite, soit en hersant d’abord le labour, semant ensuite et donnant enfin un nouveau coup de herse pour recouvrir la semence. Cela dépend de la profondeur à laquelle on veut que la semence soit enterrée. Dans le premier cas, elle tombe dans l'intervalle qui existe entre la crête de chaque sillon. Il en résulte que le grain se trouve réuni en trop grande quantité sur certains points, tandis que d’autres en sont privés ; un certain nombre de grains s'engagent même entre les crevasses formées au fond des sillons et se trouvent ainsi enterrés à une trop grande profondeur. Un coup de herse, avant la

semaille, remédie à ces inconvénients et assure dans les terres compactes ef humides, une bonne levée au grain.

Les graines doivent être enterrées d’autant moins profondément qu’elles sont plus fines ; de là, nécessité de faire choix d’un instrument qui réponde aussi parfaitement que possible aux exigences de chaque plante en particulier.

C’est ainsi qu les graines fines ne demandent à être enterrées que par des herses légères; quelques-unes même, telles que les graines de mil et de trèfle, sont suffisamment enterrées par l’action du rouleau.

Non seulement les graines fines, mais encore les grains des céréales se trouvent fort bien du roulage, pratiqué, pour les premières, immédiatement après leur semis, pour les derniers, après leur enfouissement par le hersage.

En comprimant ainsi la terre autour des semences, immédiatement après qu'elies ont été recouvertes, le plombage a pour effet de faire disparaître les vides qui existent dans le sol, autour des graines. Celles-ci, se trouvant alors, par toute leur surface, en contact immédiat avec la terre, y puisent plus facilement l'humidité nécessaire à leur germination.

Il est aisé de comprendre que cette opération est d'autant plus nécessaire que l’ensemencement est plus superficiel, ou qu’il succède à une récolte qui a plus profondément ameubli la terre, ou encore que le sol est plus léger. ;

Dans les terres argileuses, il ne faut pas rouler par un temps humide. Cette opération peut alors avoir l'inconvénient, s’il survient de la sécheresse, de serrer trop les molécules du terrain; il se forme une croûte qui se durcit, une enveloppe que les germes de la plante ne peuvent pas toujours facilement percer,

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b] Sous raie.—L'ensemencement sous raïe consiste À recouvrir la semence à l’aide d’un labour. Le mode d'opérer varie suivant l’espèce de semence qu'il s’agit de recouvrir par la charrue.

Semé à la volée, ce grain est ensuite enfoui par un labour superficiel ; c’est la méthode la plus généralement usitée lorsqu'on sème sous raie les pois, lefblé cu les autres céréales.

Si l’on sème en lignes et que la semence doive être enterrée par la charrue, il faut avoir soin de la placer au fond de la raie qui vient d’être ouverte; le sillon suivant tombe sur la semence et l’enterre. On laisse un, deux ou trois sillons vides, selon la distance que l’on veut réserver entre chaque ligne.

C’est ainsi qu’habituellement on sème les pommes de terre.

Enfin la semence en lignes peut être recouverte à l’aide du buttoir. |

Ainsi, lorsque l’on sème des pommes deterre ou du maïs dans des sillons construits à l’aide du buttoir, on peut enterrer ensuite la semence en faisant passer le même instrument entre deux sillons ; on renverse ainsi chaque ados et la terre qui tombe dans les raies latérales recouvre les semences qui ont été déposées dans les sillons.

Nous ne faisons qu’indiquer cette manière de recouvrir la semence ; en parlant de la culture de la pomme de terre, nous verrons quetout en conservant la méthode de semer ce tubercule dans les sillons, nous pouvons trouver, pour l’enterrer, une méthode plus simple, plus

ationnelle, qui permet ensuite un ñersage plus efficace, ane destruction plus complète des mauvaises herbes du terrain.

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SECTION DEUXIÈME

Entretien des champs labourés.

La semence enterrée, tout n’est pas encore fini, même pour les céréales, que cependant beaucoup de cultivateurs abandonnent dès lors pour ne plus s’en occuper jusqu’au moment de la récolte.

La plante réclame encore des soins généraux. Il faut la soustraire aux influences pernicieuses d’une eau surabondante :—-rigolage ;

Briser cette couche superficielle qui étouffe la plante et empêche l’accès de l'air :—-binage;

Détruire ces mauvaises herbes dont la croissance rapide arrête celle du bon grain :—sarclage ;

Amasser autour de certaines plantes une terre suffisante où puissent se former de nouveaux produits :— buttage ;

Défendre enfin le champ cultivé contre les empiètements des différents animaux qui vivent au pâturage. on y parvient en construisant des clôtures.

RIGOLAGE.

Toutes les plantes, en général, soutfrent d’un excès d'humidité.

Or, il y a toujours excès d'humidité, lorsqu’après une forte pluie, l’eau, au lieu de s’écouler rapidement, demeure stagnante à la surface du sol.

Il faut de toute nécessité obvier à cet inconvénient, aussitôt que les semaïlles sont terminées.

C’est par le rigolage qu’on y parvient.

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On examine d’abord la conformation générale de la surface du champ, on détermine la pente du terrain. On trace ensuite, à l’aide d’une charrue à deux oreilles, dans les parties les plus basses, des rigoles profondes, dirigées vers une rigole commune qui suit la pente générale du terrain.

Le rigolage est surtout nécessaire dans les terres compactes et peu perméables.

Un détail qu’il importe de ne pas oublier, c’est d’abattre et d'étendre à une certaine distance des rigoles, la terre amassée sur leurs bords par les oreilles de la charrue.

Cette opération s'exécute facilement à l’aide d’un ràteau, mais il faut l’exécuter ; autrement, la terre ainsi amassée deviendrait une véritable digue, un obstacle permanent à l'écoulement des eaux, et la portion du champ entourée par ces rigoles se transformerait en étang.

Après les orages, les grosses pluies, il est convenable de visiter ces rigoles d'écoulement, afin de pouvoir réparer celles qui auraient été obstruées par la force des eaux.

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