‹ Traité practique des maladies de la peauChapitre 15 sur 77 · PRODUCTIONS VÉGÉTALES · texte numérisé non relu

PRODUCTIONS VÉGÉTALES

Favus.

Herpès tensurant.

Porrigo decalvans.

PRODDCTIONS ANIMALES.

Pediculus.

Pulex.

Acarus.

l'émpétigo et l'ecthyma. Ainsi, dès l'abord par ce premier fait que la maladie est sécrétante; par cette seconde circonstanæ qu'elle sécrète du pus, voilà quarante maladies écartées, et le diagnostic n'a plus à porter que sur cinq affections de la peau, vous raisonnerez alors par voie de localisation en disant : La maladie n'existe qu’à la jambe, donc ce n’est ni la gale, maladie générale et siégeant principalement aux mains; ni le sycosis, maladie du menton ; ni l'acné, maladie de la figure ou du dos. Donc ce ne peut être qu’un impétigo ou un ecthyma. Reportez-vous alors aux caractères distinctifs de ces deux affections, et vous reconnaîtrez facilement celle à laquelle vous avez affaire. Eh bien, j'ai pris là, à dessein, un des cas les plus compliqués.

Si nous nous adressons à la catégorie des maladies non sécrétantes, nous verrons que le médecin doit tenir compte de phénomènes divers. La rougeur de la surface malade qui ne se dessine que par ce phénomène; la coloration jaune verdûtre, brune, ou la décoloration, ce sont des conditions qui frappent tout d’abord ; mais pour la rougeur il faut voir si elle est persistante, ou si elle disparaît sous une pression très légère du doigt; si sa forme est nettement circonscrite et régulière, ou si, au contraire, elle est diffuse. Sont-ce des squames ou des papules ou des tubercules qui frappent tout d’abord à la vue de la maladie, voilà autant de catégories d’affections dans lesquelles on trouve une ou deux maladies, et par conséquent le diagnostic en est d'autant plus facile.

Seulement, en procédant au diagnostic ce tableau à la main, il faut que le médecin résolve nettement la question de sécrétion; et il ne s'agit pas ici d'une sécrétion temporaire, acciden-. telle, d’un moment, mais d'une sécrétion qui a eu une certaine durée et qui a été sensible pour le malade. Cette première question vidée, il faut bien observer, ou la nature de la sécrétion, et la caractériser, ou le phénomène apparent du mal dans l'affection non sécrétante. Nous ne doutons pas qu'avec quelques soins le médecin ne puisse facilement arriver au diagnostic :

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