INTRODUCTION. VII
affections cutanées, que si l'on envisage cette méthode comme élément de diagnostic, on verra qu'elle présente les mèmes lacunes; car les maladies de la peau ont deux physionomies toutes différentes dans la saison chaude et dans la saison froide : la forme aiguë prédomine dans la première , la forme chronique dans la seconde ; et comme l'element morbide n’est, en général, bien appréciable que durant la période aiguë, il en résulte que la méthode de Willan n’est réellement applicable, pour un grand nombre de cas, que pendant six mois de l'année.
Certes, cette méthode a introduit dans le diagnostic des maladies de la peau des idées beaucoup plus nettes, beaucoup plus précises ; mais elle a brisé la méthode d'Alibert qui conduisait à des données pratiques, à l'égard desquelles la méthode de Willan est tout à fait stérile.
En présence de défauts si essentiels dans les classiticalions antérieures, qui toutes manquent de logique, de purete de méthode; dans lesquelles tous les faits ne peuvent ètre groupés autour d'une idée mère, un ordre nouveau d'exposition était permis : nous avons choisi celui que nous regardions comme le plus propre à placer les unes auprés des autres les maladies qui. sous le rapport thérapeulique, présentent des analogies de développement, d'âge, de tempérament, de constitution, d’evolution et de forme, nous rattachant ainsi aux idées d’Alibert.
Nous avons donc créé de nouveaux groupes de maladies ; mais nous avons cherche à les rapprocher autant que pessible de ce qui est généralement connu, c'est-à-dire de la méthode de Willan, afin de ne pas amener trop de perturbalion dans des idées acquises. Felles sont les raisons qui nous ont guidé, et qui nous ont fait quelquefois heurter de front les classifications antérieures, Ce n’est pas pour innover que