MALADIES QUI ENTRAÎNENT LA CHUTE LES CYEVEUX
tannin, etc., tous moyens analogues aux médicaments que l’on prescrit à l’intérieur, et surtout à l'alimentation fortifiante, que l’on met en usage dans le but de rétablir la santé.
Il n’en saurait être de même dans la maladie dont nous nous occupons, et qui entraine la chute des cheveux sous une forme chronique, mais tenace et toujours persistante.
Faisons observer, tout d’abord, que la chute des cheveux, dont le pityriasis est la cause, peut exister seule ou être liée à une altération des voies intestinales qui en dérange les fonctions et qui amène un trouble plus ou moins prononcé dans la digestion. Ordinairement, cet état se dessine par des céphalées ou céphalalgies (migraines) dont la fréquence est en rapport avec le trouble du côté du tube digestif.
” On conçoit dès lors que la maladie du cuir chevelu se lie nécessairement à cette cause, qu’elle est entretenue par elle, qu’elle augmente avec le trouble fonctionnel de l’estomac ou des intestins, et diminue ou reste stationnaire durant les améliora-
tions temporaires qui peuvent se montrer dans la santé générale. = La migraine la plus bénigne est toujours accompagnée d’un état fluxionnaire ou congestionnel plus ou moins marqué , et cette congestion, quelque légère qu’elle soit, vient ajouter à la forme inflammatoire de la maladie de la peau.
Nous ne saurions donc trop appeler l'attention sur ces coïncidences si communes, parce qu’il n’est guère de traitement possible, pour une affection cutanée, lorsqu'une cause incessante en entretient la permanence, en venant détruire, d’un moment à l’autre, l'amélioration qu’un traitement externe bien dirigé a pu produire. Il ne nous appartient pas ici de poser les bases d’une médication appropriée à l’état du canal intestinal. Il nous aura suffi d’avoir signalé les fàächeuses conséquences de cet état, pour qu'un médecin se conduise, à cet égard, en raison des données générales de la science, ct qu’il n'entreprenne le traitement de la maladie locale qu'après avoir notablement amendé la cause qui peut perpétuer cette maladie.
Supposons donc le pityriasis isolé de toute influence locale
étrangère à la maladie de la peau, et traçons les meilleurs moyens d'arriver à une guérison.
Aucun traitement n’est possible sans la section des cheveux. Encore une fois, c’est sur la peau qu'il faut pouvoir agir. On devra donc couper les cheveux par portions : un huitième, un dixième de leur longueur à la fois; et couvrir la tête de plus en plus, au fur et à mesure des sections, de manière à réduire les cheveux à 1 centimètre, au plus, de longueur. Chez les dames, on fait conserver quelques cheveux en avant pour figurer deux petits bandeaux, et pour permettre une coiffure en bonnet. . La section des cheveux, à laquelle le rasoir ne doit jamais participer, devra employer quinze jours, plus ou moins, suivant le volume et le poids de la chevelure.
Cette opération préalable étant achevée, on s’occupera de la peau. A cet effet, on devra tenir compte de deux formes de pityriasis très distinctes; l’une avec chaleur et démangeaison notables du cuir chevelu, principalement le soir et le matin : l’autre sans démangeaison très sensible, et surtout sans chaleur.
Les malades qui sont dans la première condition supportent des moyens que l'on ne saurait employer pour les personnes qui se trouvent placées dans la seconde catégorie. Dans le premier cas ce sont des lotions aqueuses sur la tête, lotions fréquemment répétées, et qui soulagent d’une manière notable les démangeaisons et la chaleur.
- de fais passer une éponge fraîche, dix ou douze fois dans la journée sur la tête; cette éponge est imbibée d’eau et dans d’autres cas, d'eau vinaigrée, contenant un trois-centième, un deuxeentième de son poids de vinaigre ; j’associe à ce moyen l'usage, durant la nuit, d'une pommade entièrement formée de moelle de bœuf avec un douzième de son poids d'huile d'amandes douces. Je continue l'emploi de ces moyens jusqu’à ce que toute chaleur soit tombée, et que la périodicité dans la démangeaison soit détruite. Souvent même il reste peu à faire pour obtenir la guerison ; quelques pommades résolutives, dont je ferai connaitre la composition plus bas, suffiront pour la rendre par-