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MALADIES QUI ENTRAÎNENT LA EHUTE. DES CHKYEUX

faite. Y a-t-il persistance, on a obtenu alors la cessation complète d’un état aigu plus ou moins prononcé, et l’on peut, dès lors, avoir recours au traitement que je vais faire connaître à l'occasion de la seconde forme de pityriasis.

J'ajouterai encore un mot : il n’est pas rare d'observer, dans le cours de ces pityriasis avec chaleur de la peau et démangeaison intense, un état de pléthore générale, avec somnolence ou pesanteur de tête. Il ne faut pas hésiter soit à faire précéder le traitement local d’une saignée ; soit à pratiquer cette saignée générale pendant le cours du traitement. J'insiste sur toutes ces conditions préliminaires, parce qu'elles conduisent au succès, et qu'elles sont le résultat des observations que j'ai faites dans ma pratique journalière.

Mais il y a plus ; le pityriasis à forme chronique chez les jeunes filles se lie souvent à une constitution délicate, chétive, avec laquelle l'appétit n’est pas nettement dessiné, et où la menstruation est imparfaite ; ces jeunes personnes, qui ne sont pas pour cela lymphatiques, sont cependant lentes dans leurs mouvements, veules, comme on le dit communément, pâles, sans expression dans la physionomie, à moins qu'elles ne soient excitées. Dans ces sortes de cas, j'ai recours à la teinture de cantharides à l’intérieur, administrée d'après les principes que j'ai posés dans ma 7hérapeutique générale {voy. p. 99).

- Les cheveux étant coupés , il faut de suite mettre en usage deux sortes de moyens : la pommade au tannin, à la dose de k grammes pour 30 d’axonge, et tous les deux jours des lotions avec le carbonate de potasse, mis dans l'eau, à la dose de 10 grammes pour 500 d’eau. Ces préparations doivent être aromatisées avec une essence de menthe, de rose, ou avec du benjoin, de manière à obtenir des préparations de toilette agréa: bles. Il faut supprimer l’emploi des peignes et des brosses: ils irritent la peau, perpétuent la production de l’état farineux. Quinze jours ou trois semaines après, on associe à cette pommade du camphre, dans la proportion de 25 à 50 centigrammes, Plus tard encore, on arrive à l'emploi d’une pommade légère-

ment alcaline, composée de 30 grammes d'axonge ou d'un mélange de glycérine et de stéarine, 10 grammes d'huile d'amandes douces, 2 grammes de carbonate de soude, et 10 grammes de cendres de fucus de varech, ou à leur défaut de cendres d’angélique : en un mot, d’une cendre très alcaline.

Il est convenable, en même temps, de saupoudrer, tous les deux jours, le cuir chevelu, après l'avoir bien lavé avec l’une ou l’autre de ces cendres parfaitement tamisées.

Plus tard, on remplace ces moyens par une pommade, soit au précipité blanc, à la dose de 1 à 2 grammes, pour 30 d’axonge; soit au goudron ou à l'huile de cade, au 20° seulement de l'axonge employée. Alors, on doit aussi, tous les quatre à cinq jours, étendre une légère couche d'huile de cade sur la peau, en ayant soin de bien essuyer avec du coton, de manière qu'il ne reste d'huile que ce qui peut adhérer à fa peau.

Enfin, et lorsque la sensibilité de la peau le permet, on termine la guérison par l'emploi d'une pommade au carbonate de cuivre, d’après une formule que j'ai donnée en traitant du pityriasis en général (voy. Formulaire).

A ces moyens locaux , à ces soins constants de propreté . il faut joindre l'emploi soutenu de bains généraux ; soit des bains sulfureux ou sulfo-gélatineux, soit des bains de vapeur en étuve. On excite, dans les deux cas, la transpiration cutanée générale, et l’on détourne ainsi l’irritation chronique locale (voy. l'Histoire générale du pityriasis pour plus de détails.

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