INTRODUCTION. IX
volontiers des nombres que la statistique consciencieuse ne peut atteindre qu'avec le temps. — On remarquera que nous n'avons appliqué la statistique que là où elle peut , suivant nous, être applicable. Ainsi iln’en est pas question à l'égard de la thérapeutique : c'est qu’en effet les conditions de traitement, même avec un seul agent donné, sont si différentes, en raison de mille circonstances qui varient suivant les individus et les conditions qui leur sont propres ou qui les entourent, que nous regardons la statistique comme étant peu applicable à la thérapeutique.
Les maladies de la peau sont extrêmement variées; non seulement elles se diflérencient entre elles à leur déhut, mais encorc elles prennent des physionomies différentes durant les diverses périodes qu'elles parcourent; et comme on n’a pas souvent occasion de les observer dans la pratique médicale , les médecins en oublient facilement la physionomie. Il en resulte qu'il est difficile de publier aujourd’hui un traité des maladies de peau sans planches coloriées. C'est ce que la plupart des écrivains dermatologistes ont parfaitement compris. Alibert a le premier crée un ouvrage propre à atteindre ce but, il l'a fait sur une grande échelle; aussi peu de personnes ont pu posséder l'ouvrage d’Alibert. le meilleur qui ait été publié à cet égard, tant sous le rapport du fond que sous celui du luxe des planches. M. Rayer a imité plus modestement Alibert, et cependant son atlas est encore peu répandu. D'ailleurs, la reproduction des maladies n'y est pas faite de grandeur naturelle. Il en résulte un grave inconvénient, celui de ne pas représenter l'affection sous son véritable aspect. Notre collègue M. Cazenave a joint à son abrège pratique des maladies de la peau des planches tellement réduites qu’il nous parait difficile qu’elles puissent être utiles. Ainsi, sous ces divers rapports, nécessité que des