‹ Traité practique des maladies de la peauChapitre 74 sur 77 · PLANCHE IV · texte numérisé non relu

PLANCHE IV

Fig. 4 et 2.

Dans les figures 1 et 2, on voit reproduite la même maladie dans ses deux principales variétés : c'est le rupia non proéminent et le rupia proéminent. Dans la figure 1°, des croûtes plates, noires, parce qu'elles sont sanguinolentes et sanieuses, recouvrent une surface uicéreuse. La maladie siége sur le tibia; c'est aux jambes qu'on l’observe, en effet, le plus souvent.

Si ces croûtes étaient détachées à l'aide d'un cataplasme où d'un corps gras on verrait des ulcérations grisâtres, sanicuses, à bords un peu relevés et un cercle de mauvais aspect; la peau avoisinante peut être saine, comme elle peut être parsemée de petites cicatrices de plaques de rupia. En tous cas elle a constamment, surtout aux jambes, un aspect violacé, boursouflé, qui dénote une anémie, un défaut de circulation capillaire. — Le rupia proémiacat n'a plus la même physionomie ; les croûtes sont souvent isolées , quelquefois agglomérées, toutes formées de couches successives, ainsi que nous l'avons expliqué (voyez Rupia proéminent); elles ressemblent parfaitement à des écailles d'huîtres. Celle que nous avons représentée est de petite dimension; il en est qui out l'étendue d’un segment qui représenterait Ja moitié de la coquille d'un gros œuf de poule. Les deux variétés sont d'ailleurs liées fort souvent à une cause syphilitique; mais la seconde plus fréquemment que la première.

Fig. 3, het 5.

Ces figures représentent trois variétés de psoriasis, toutes trois ont les mêmes caractères généraux, des écailles ou squames nacrées à la surface. Sous ces squemes, la peau d'un rouge plus ou moins foncé, couleur qui est masquée par l'aspect nacré des squames ; enfin une saillie de toutes ces parties malades à la surface de la peau, saine en raison de la turgescence de la peau. Ces squames adhèrent, mais assez faiblement, car il suffit d'une onction avec un corps gras pour les faire tomber. Le psoriasis guitala se reconnaît à sa forme, fig. 3; c'est le plus communément observé. La figure 4 représente la variété de psoriasis punçlala que nous avons fait connaitre. Quant à la figure 3, c'est l’une des variétés de psoriasis herpétiforme, dont nous avons déjà parlé à l'occasion de l’eczéma.

Fig. 6.

Nous ne nous arréterons pas à la figure 6, qui reproduit le lepra vulgaris ; on voit que les cercles dans cette maladie sont incomplets , de sorte qu'il en résulte à peu près la forme d’un fer à cheval.

Fig. 7.

Enfin la figure 7 donne une idée de ce que peut être l'ichthyose; les productions épidermiques, plus ou moins épaisses dans cette maladie, ne sont jamais limitées comme dans les variétés de psoriasis ou de lèpre vulgare ;

elles sont diffuses, s'étendent sur tout le membre, et se perdent insensiblement avec la peau restée saine.

Fig. 8 et 9.

Quant aux figures 8 et 9, elles montrent les deux variétés principales de lupus. —Lupus attaquant en profondeur, figure 8, et lupus attaquant en surface, figure 9. Daus la première variété, que l’on a nommée lupus tuber culeux, le nez ou la partie affectée est généralement plus volumineuse, excepté le sommet plus malade, qui a été détruit, et qui est le siége d'une certaine atrophie qui devient beaucoup plus prononcée lors de la guérison. — C'est souvent le contraire pour le lupus exedens ou rongeant en surface, et surtout pour le lupus tuberculeux en surface, dont la peau, quoique guérie, reste le plus souvent épaisse, et donne à la figure un certain accroissement de volume. Le lupus qui ronge en surface sécrète presque toujours ; de là les croûtes colorées qui le recouvrent. Si, au contraire, il existe quelques traces très limitées de croûtes sur le lupus tuberculeux , elles sont sèches, écailleuses, de vieille date, et ne se renouvellent que très accidentellement.

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