‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 136 sur 181 · EXPÉRIENCE CXXXVIII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE CXXXVIII

Après avoir agité, pendant quelques minutes , un melange de 60 ou 90 grammes d'eau distillée , de 2 ou 5 grammes de limaille de fer, et de cinq à six gouttes d'acide sulfurique, laissez reposer pendant un jour ou deux ce mélange, pour le filtrer ensuite (ou bien , faites dissoudre quelques centigrammes de sulfate de fer dans de l'eau distillée ) : à une moitié de la liqueur claire , ajoutez quelques gouttes d'une dissolution d'hydro-cyanate de potasse, il se formera un précipité bleu.

Si, après avoir un peu concentré, par l'évaporation, l'autre moitié de la liqueur , on y ajoute du même réactif, il ne s'en produira pas moins un précipité b]eu ; parce que le fer est tenu en dissolution par un acide

CHIMÏQVBS. t3$

minéral^ ou fixe ^ qui ne peut être volatilisé gar la chaleur.

EXPÉRIENCE GXXXIX.

En mettant dans un verre 9 à moitié rempli d^eau dis» tlUée, quelques centigrammes d'hydro-cyanale de po-* tasse 9 et en faisant dissoudre, dans une quantité égale d^eau distillée 9 que contient un autre verre , 6 centigrammes de sulfate vert de fer ; si, lorsque ces sels sont dissous f on mêle ensemble les liqueurs : il se formera un prépipité vert olive, dont la couleur passera promptement au bleu.

On peut obtenir une encre sympathique au moyen de rhydro-cyanate de potasse. Si l'on écrit sur du papier avec une dissolution étendue de sulfate de fer, cette écriture, le papier étant sec, sera invisible; mais en^ passant , sur les caractères , une plume , ou une éponge , trempée dans une dissolution d^hydro-cyanate de potasse, ils reparaîtront avec une couleur bleue. On peut faire Texpérience d'une maufère inverse , en écrivant avec de Thydro-cyanate de potasse , et en rendant les caractères visibles au moyen du sulfate de fer.

EXPÉRIENCE GXL.

Si , après avoir fait dissoudre environ 4 grammes ôa sulfate vert de fer, dans 60 grammes d'eau , on intro>* duit, dans la dissolution, 4 ou B grammes de lipnaille de fer net (non rouillé); et, qu'après avoir fait bouillir vivement le mélange , pendant environ cinq minutes , on le filtre ; si l'on met, alors, une goutte de la liqueur filtrée, dans de l'eau contenue dans un tubeéprouvette;

lS6 PES BÉACTirS

qu^après avoir laissé tomber , dans cette liqueur , queN ques gouttes d'une dissolution d'hydro-cyanate de potasse, on ferme aussilAt le tube avec uu bouchon de liège ; il se déposera un précipité blanc abondant , qui est un hydro cyanate blanc de fer, passant promptement au vert ; mais 9 si le tube reste fermé ^ la couleur blanche ne deviendra pas plus foncée, et elle ne s'altérera point par son exposition à la lumière.

Le fer ayant été mis en digestion dans la dissolution , à rétat métallique , il s'y trouve au minimum d'oxidation; et, par conséquent, le précipité qu'il fournit avec i'hydro-cyanate de potasse, est blanc.

Page 1