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ques de l'iridium ne seraient pas assez masquées pour s'opposer à ce qu'il pût être disting;ué. Le tartrate de potasse précipitera le cérium à l'état de tartrate de ce métal. En décomposant ce tartrate , par son exposition à une chaleur rouge, Ton obtiendra un oxide de cérium de couleur d'ocre, qui chauffé avec de Tacide hydro-chlorique , donnera lieu à un dégagement de chlore , et produira une dissolution incolore, ayant une saveur sucrée.
Il faut examiner la dissolution hydro-chloro-nitrique, poury rechercher le platine et For. Pour peu qu'elle contienne de platine , on reconnaîtra facilement ce métal , en la concentrant, et en y versant une dissolution, concentrée elle-même, d'hydro-chlorate d'ammoniaque; il en résultera un précipité jaune, dont on extraira le platine par la calcinât ion.
Après avoir essayé la dissolution par l'hydro-chlorate d'ammoniaque , il conviendra de l'éprouver par le sulfate vert de fer et Thydro- chlorate d'étain ; si elle contient de l'or , cet hydro-chlorate y produira un précipité de pourpre de cassius , et le sulfate vert de fer réduira tout à coiq> l'or , qui sera précipité immédiatement*.
Dans le cas où la dissolution contiendrait un peu d'iridium , ce qui est possible , le précipité formé par l'hydro-chlorate d'ammoniaque, sera d'un îaune orangé.
Enfin, au moyen de ce que 1^ rhodium n'est attaquable ni par l'eau , ni par les acides , ni par le nitrate de potasse, ce métal resterait dans le résidu , après l'action de ces différens réactifs sur le com-
1>E SUBSTANGBS METALLIQUES. 289
posé métalHqae; et, en- effet , le résidu ne contiendrait pas d*autre métaK Cependant , s'il arrivait qu'il n'y eût pas de résidu /on n'en pourrait pas [conclure , que le mélange ne contenait pas de rhodiUm, parce qu'il, est bien connu que la présence des autres métaux rend possible la dissolution de celui-ci ; on le retrou*vera indubitablement dans la dissolution faydro*chloriquCy ou dans celle bydroH^Uoro-nitriqne, d'où on peut le retirer par les méthodes exposées dans tous les systèmes dé chiiàie. i
Analyse d'un composé métaiiique , consistant d^ns un mélange (tétain, de éismuth, de plomt^.de cuivre et d'argent (i).
VI. — Faites digérer ce mélange &' chaud, avec un excès d'acide' nitrique ; évaporez la liqueur presque jusqu'à siccité^ et versez de l'eau sur le résida xAÏ en résnltera une disjsolutîon de nitrates, d'argent^ de plomb» de cuivre ,et uçl dépôt de pei^ijide d^étain et d'oxide de bismuth ; ceP^rci étant séparés, en les mettant de nouveau en contact avec de l'aci/de nitrique ,epmnie il a déjà été dit, pdge ^o, donneront,par leurs poids,les quantités d'étai^.et 4e bismuth du mé^ng^. On détçraiinerales quantités d'argent, de plomb, et de cuivre, dans la dissolution,
(1) On s'est contenté^ d'iadiqueê ici la marche générale qae' l'on doit suivre dans cette analyse , ainsi que dans les suivantes. On ne parlera pas de nouveau des lavages, filtrations, dessiccations^ {non plus que de toutes les autres opérations, mises en pratique dans Tanaljse de ces composés divers. On suppose , que le lecteur est maintenant familiarisé avec toi|S ces détails analytiques , et spécialement^ comme ayant é'té déjà pré^blement exposés.
en y versant» d*abord, de l'acide hydro*«hloriqae , pui4 da suUate de potasse ou de soude ; et , enfin 9 de la po* tasse. L'acide hydro-chlorique précipitera Toxide d* argent; l'acide sulfurique da sulfate alcalin 9 précipitera l'oxide de plomb» et la potasse 9 l'oxide de cuivre. On obtiei^dra donc ainsi .9 du ehloruffe d'argent, du sulfate de plomb 9. et du cuivre, dont il suffira de prendra les poids pour cotnialtre oeuK , de l'aident, du plomb et du^cuivre , on ayant recours aux méthodes d*a^ nalyses , de l'alliage d'étain et de plomb /de l'alliage d'or et d'argent, et de l'alliage de zinc et de cuivre , pour Teithnatîon des quantités de plomb, de cuivre et d'argent , pages 294 et 296.
Analyse d'un composé métaitigite consistant en étain , (fismuthy plom6f argent 9 cuivre et zinc.
VII. -^ On déterminera , comme dans l'analyse précédente, les quantités des quatre premiers métaux, et l'on séparera les deux aulres^ restés eh dissolution dans l'acide nitrique , au moyen de la potasse , comme èans l'analyse du zino et cuivre, ou laiton ,page 296. L*sllcaU précipitera l'un et l'antrede ces métaux à l'état d-cxide, il redissoudra Toxide de zinc, et laissera l'oxide de cuivré intact.
Anaiys&d*uai composé fnétaUique formé d'étain , de éismuth, de piomé^ d'argent^ de cuivre ^ de zinc et de manganèse.
Vin.-- En suiv^iint toujours le «héme mode d'analyse, l'étain , le bisnauth , le plomb « l'argept et le zinc, se ,trou7
I)E SUBSTAI^CB.S mETÀLLI QVES* AQl
veroQl isolés; mais le cuivre (St le manganèse seront restés mêlés. Or, comme ils sont oxidés, et que Tamn^onîaque dissout aisément Toxidede cuivre , sans exercer aucune action sur Toxide de manganèse, il sera facile de les séparer; d'ailleurs, en chassant, par Tévàporation , toute Tammoniaque , oti obtiendra l'oxide de cuivre pur. L'on conclura la quantité du cuivre du poids de cet oxidé , et la quantité du manganèse, du poids de son oxide , qu'on supposera être au maximum d'oxidation.
Analyse d*un c&mpoÉé rinétaitiquey coiisistant en étain^ bismuth j piomô fUrgent^ cuivre, zinc, manganèse, or et platine.
IX. •— Traitez encore ce comiposé comme le précédent; vous séparerez le bismuth, le plomb, l'argent, le cuivre, le zinc et le manganèse, et le résidu obtenu sera un composé de péroxide d'étain , d'or et de platine. Faites ensuite digérer ce résidu avec de l'acide hydrochlorique, l'oxide d'étain sera dissous, et pourra être précipité par une addition d'ammoniaque. Il ne restera plu'svalors, que l'oret le platine , qui peuvent être convertisen'hydro-chloratèspar l'acide hydro-chloro-nitrjque. Versant alors du sulfate de fèr dans la dissolution de ces deux métaux, l'^or sera réduit, et il se déposera peu à peu; faisant ensuite passer, à* travers cette dissolution,' dont l'or a été ainsi séparé, un courant de gaz acide hydrO-sulfuriquè,le platine se combinera avec le soufre; et, enfin, en calcinant,' avec le contact de l'aîr, le sulfuré de platine, qui àpparatlrà sous la forme de flocons noirs, le platine sera extrait. '
aga analt'sb
Anaiysed^un composé métaiiigite 9 consistant e^ étain pur , éismuth , piomé , argent , cuiijtc j zinc , man-^ ganèse, or^ platine et fer.
X. — Si Ton sépare le bismMth^ le plomb 9 Ts^rgeoty le cuivre et le zinc^eo oji^r£|nt comme.il vient d'être dit, le fer, à l'état d*oxide, se tr.oqvera mêlé , p^rMe avec Toxide de manganèse y et pfirtiç avec Toxide d^étain 9 Tor et le platine. Il ne s^agira donc. plus s^lors, pour compléter l'opération , que d'analyser les deux résidus qui i^ésulteront de la séparation. £n faisant digérer le dernier , d'abord, avec de la potasse^ puis avec de Tacide )iydro-chiorique,roxide de fer et Toxidç d'étain. seront dissous. On précipitera, de la dissolution alcaline, Toxide d'étain , par l'acide nitrique;; et, de la dissplution'hydrochlorique , Toxide de fer, par l'ammoniaque : l'or. et le platine restant, seront traités comme dans l'analyse précédente. Quant à l'oxide de fer, et à l'oxide de manganèse^, .on les séparera par l'un des deux procédés suivans :
Le premier consiste à dissoudre ces deux oxides dans l'acide ^sulfurique, à étendre, la dissolution d^eau, et à y verser peu à peu une dissolution de potasse faible ; On 'obtiendra ainsi un précipité rougeâtre de sous- sulfate de fer, et un précipité, d'un blanc jaunâtre, d'oxide àe manganèse; mais celui-ci se déposera le dernier, et ii;ès-long-temp$ après l'autre ; 11 sera donc facile d<^ saisir le moment éonvenable de filtrer la Jiqueur , pour recueillir le sous-sulfate ; ce sera , ^orsque la dissolution, aorès s'être troublée par l'addition de potasse, cessera de l'être par de petites quantités nouvelles de cet alcali ,
DE SVBSTAVGBS METILHQ VE8. SgS
et 9 qu'au contraire y elle sera rendue trouble par des quantités plus grandes de potasse* Il faudra chauffer au rouge le sous-sulfate ^ pour en chasser Tacide sul* furique 9 et réunir Toxide de fer à celui qui était mêlé avec Toxide d'étatn. Par ce moyen , Ton aura tout l'oxide de fer, et Ton 'connaîtra 9 par conséquent , la quantité de ce métal ; le poids de Toxide de manganèse donnera également celui de manganèse. Il serait possible, qu^on trouvât encore un peu d'oxide de fer dans Teau de lavage de Toxide de bismuth. Dans le cas , où en effet , il y en aurait , on pourrait le précipiter par la potasse , et rajouter à celui déjà obtenu.
Le second procédé à employer, pour séparer les deux oxides , est fondé sur la propriété , qu'a le nitrate de fer, d'être facilement décomposé parla chaleur, et sur la pro* prîété du nitrate de manganèse , de ne point éprouver d altération par ce moyen. En effet, si l'on dissout de l'oxide de manganèse, et de l'oxide de fer, dans de l'acide nitrique ; que l'on fasse évaporer la dissolution , jusqu'à parfaite siccité ; que , surtout , l'on chauffe au rouge le résidu ; qu'on le mette ensuite en digestion dans l'eau , et , qu'alors on jette le tout sur un filtre , l'oxide de fer restera sur le filtre, tandis, que l'oxide de manganèse , uni à l'acide nitrique , c'est-à dire , à l'é-* tat de nitrate de ce métal, passera à travers^ la liqueur, d'où il pourra alors être séparé par l'addition de potasse*
Aiiatyse d* alliages métallitiues; savoir : de mercure et d*étain , de mercure et de hismuth , dt mercure et d'argent, de mercure et d*or.
Qn détermine la proportion des principes constituans
294 ANALTgB
de ces diflrérensalUages, en les ohaufiant^par dtigrésvfus-» qu'au rouge» dans une très-petîte cornue, ou dans un tube de verre recourbé, dont le col, 6u l:*extrémitë, est diiini d'unnouet de linge plongeant dans Teau. Le mercure est volatilisé et se condense dans le récipient, tandis, que l'autre métal reste dans la cornue ou dans le tobe. Tout autre alliage, formé de mercure et d*un métal fixe» ou , qui ne se volatilise pas an-dessous de la chaleur rouge, peut être analysé de cette manière 9 pour en re« tirer le mercure.
Analyse d'un aiiiage d*étain et de piomé.
Après avoir introduit une certaine quantité de l'alliage dans une fiole , contenant de l'acide nitrique pur, on exposera le tout à une chaleur graduelle. Bientôt l'acide nitrique se décomposera, et , de cette décom* position , résulteront un peroxide d'étain blanc insoluble , et du nitrate de plomb soluble. Lorsqu'on n'apercevra plus de parcelles métalliques , et , que la liqueur étant très-acide et bouillante , il ne se dégagera plus de gaz, il faudra la faire évaporer presque à siccité , retendre â^eau , la jeter sur un filtre , et laver le résidu avec de l'eau , jusqu'à ce que cette eau de lavage ne rougisse phis le tournesol , ou ne noircisse plus par l'acide hydro-sulfurique. En faisant alors sécher le résidu , qui. ne cottisiste plus qu'en peroxide d'étain , en le cal cinant jusqu'au rouge, le pesant, et déduisant de son poids la quantité d'oxigène qu'il contient , c*est-à-dire » 27,2 sur 127,2 , on aura la quantité d'étain de l'alliage. On réunira ensuite toutes les eaux de lavage à la liqueur filtrée, et l'on y ajoutera un excès de sulfate de potasse
BE SUBSTANCES M éTAttlQ VES. 305
OU de soude: tout Toxide de plomb se précipitera} uni àTacîde sulfurique , de sorte, que pour reconnaître la quantité de plomb 9 il ne s'agira que de recueillir le précipité , le laver, le sécher et le peser, en observant, que dans le . sulfate de plomb, Tacide est à Toxidos, comme 100 est à 279,749 ^t 5 que <^^ns l'oxide, Toxigène est au plomb ^ comme 7,7 est à 100; ou bien, que 100 de sulfate de plomb^ contiennent 68,59 de plomb.
Analyse d'un alliage d'iiavn et de cuivre.
L'analyse de cet alliage doit se faire, en partie^ comme celle de l'alliage précédent ; seulement , au lieu de sulfate de potasse ou de soude, il faut verser , dans la liqueur filtrée, un excès d'une dissolution de potasse ou de soude. On obtiendra un précipité d'oxide de cuivre, qui, étant lavé par décantation, jusqu'à ce que l'eau de lavage cesse d'être troublée par le nilrate de barite, sera séché, et chauffé au rouge, pour le convertir en deutoxide de cuivre. Oh le pèsera alors , et l'on con* dura , de son poids , la quantité de cuivre de l'alliage , c'est-à-dire, en déduisant 20 pour 100 de ce poids*
Analyse d*un alliage de plomé et d'antimoine^
Cette analyse se fait exactement de la même manière que celle de l'a iliage d^étain et de plomb, ci-devant exposée, page 294 9 maisau lieu de retrancher 27, ao de 1 27 , ao du résidu, il faudra soustraire 57,20; parce queleperoxide d'antimoine, dont ce résidu se compose, contient, sur 1 57,20 d'oxide, 1 00 d'antimoine métallique, et 57,20 d'oxigène.
99^ ANAI.TSB
Anaiyse d'un aiiiage de zinc et cuivre , iaiton, éimitor, et de tous alliages de couleur d'or.
Faites dissoudre Talliage , à l'aide d'une douce chdtr leur , daos de Tacide nitrique £ûble ; étendez la dissor lution d'un peu d'eau; ver&ez-y^ à très-grand excès, de la dissolution de potasse ou de soude; faites bouillir le tout pendant un quart d'heure , et lavez le résidu par décantation, jusqu'à ce que l'eau de lavage ne brunisse plus le papier de curcuma. Yqus obtiendrez; ainsi l'oxide de zinc en dissolution dans la liqueur, et le cuivre , à l'état de deutoxide , pour résidu. Il suffira de sécher ce résidu à une chaleur rouge, de le peser, et de retrancher ao pour 100 de son poids, pour avoir la quantité de cuivre dans l'alliage. Mais il sera nécessaire de faire un plus grand nombre d'opérations pour a voir la quantité du zinc. A cet effet , après avoir réuni les eaux de lavage à la liqueur même , on y versera un excès d'acide hydrochlorique, ou d'acide sulfurique, qui transformera la potasse et l'oxide de zinc en sulfates ou hydro-chlorates; alors, en ajoutant du sous-carbonate de potasse , ou de soude , tout l'oxide de zinc sera précipité , uni à de l'acide carbonique; en lays^nt ensuite ce carbonate, le séchant, et le faisant rougir , il sera décomposa, et vous. aure% l'o^^lde de zinc seul, dont on déduira facilement la quantité de zinc dans l'alliage, puisque cet oxtde est formé de loo de ^inc et de 24,4 d'oxigène.
Analyse d'un alliage d'argent et d'or.
L'argent étant soluble dans l'acide nitrique, taudis^ que l'or ne s'y dissout pas , il faudra laminer cet
DB 8VB8TANGBS. METALLIQUES. SQ^
alliage 9 et le faire digérer dans de Tacide nitrique, de même que le précédent 9 mais 9 à plusieurs reprises , ou plutôt y jusqu'à ce qu*il ne se dégage plus de vapeurs rouges. Le résidu , étant bien lavé et calciné au rouge, donnera la quantité d*or ; et Ton conclura jpelle de l'argent, de la quantité de chlorure qu'on obtiendra, en versant dé l'acide hydro-chlorique dans la liqueur , lavant le précipité , le faisant sécher et le pesant : 100 parties de ce précipité en représenteront '^^fio d'argent.
Si la quantité d'argent est très-petite , l'acide nitrique ne dissoudra l'alliage qu'en partie. Il devient alors nécessaire de combiner l'alliage avec une quantité donnée d'argent , telle, que ce métal pût former, au moins, les trois quarts de la masse. On tiendra compte de cette addition à la fin de l'analyse. ^
Analyst d'un aiiiage d'argent et de cuivre.
Faites digérer de cet alliage dans de l'acide nitrique. La dissolution de l'alliage dans cet acide étant effectuée, versez-y, après l'avoir étendu d'eau, et peu à peu, de l'acide hydro-chlorique^ qui en précipitera tout l'argent à l'état de chlorure. Filtrez ensuite la liqueur , lavez le précipité, jusqu'à ce que les eaux de lavage cessent de devenir bleues par l'ammoniaque; réunissez alors ces eaux à la liqueur filtrée , dans laquelle on versera un excès de dissolution de potasse ou de soude, qui séparera tout le cuivre à l'état de, deutoxide. Cet oxide, bien lavé , séché et calciné au rouge, donnera la quantité de cuivre, de même, que le chlorure d'argent dQi\* nera la quantité d'argent-
Analyse d'un aUiage d'argent , de cuivre et d'or.
Il faut aussi traiter cet alliage par Tacide nitrique ; Targent et le cuivre se dissoudront, et Tor restera intact. On appréciera le poids de ce dernier métal comme précédemment , page 2969 et Ton déterminera la quantité d*argent et de cuivre contenue dans la dissolution ^ainsi qu'il vient d'être dit , page 297.
Il est évident que cette analyse participe des deux précédentes; et que 9 par conséquent , si l'alliage con-. tenait trop peu d'argent ou de cuivre 9 il serait néces* saire 9 pour le rendre plus attaquable par l'acide , de le combiner avec une certaine quantité de l'un de ces métaux , et de préférence avec l'argent , parce que ce métal n'étant point oxidable , on tiendrait plus facile* ment compte de ce qui en aurait été ajouté.
Analyse d'un atiiaye de hisntuth , d'étain et de plomb.
Il a déjà été établi, que l'acide nitrique ne fait qu'oxider l'étaîn , mais qu'il oxide et dissout le bismuth et le plomb; que l'eau précipite Toxide du nitrate de bis* muth, et qu'elle n'affecte point le nitrate de plomb; enfin , que le sulfate de potasse décompose le nitrate de plomb, et qu'il résulte de cette décomposition du nitrate de potasse soluble, et un sulfate insoluble, contenant 68,59 pour 100 de plomb; et l'on verra , que Tanalyse de l'alliage d'éts^in, de bismuth et de plonfb , peut s'effectuer aisément de la manière qui suit :
D'abord, l'alliage sera traité à chaud par un excès d'acide nitrique, jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus de parcelles métalliques, o.vi, plutèt^' qu'il ne se dégage
DE SUBSTANCES METAIiLIQVSS. ^99
plus de gaz o^ vapeurs rouges. Alors la liqueur sera évaporée à giccité 5 et l'on versera de l'eau, à plusieurs reprises 9 sur la masse restante pour la laver^ Par ce moyen , tout le plomb sera dissous à Tétat de nitrate ^ et Ton obtiendra un résidu blanc 9 contenant Tétaîn et le bismuth oxidés; en faisaût chauffer alors ce résidu avec une nouvelle quantité diacide nitrique y tout i'oxide de bismuth sera redissoUs ; mais , pour sépa* rer, sans la décomposer, la portion de nitrate de bismuth , qui pourrait être adhérente à Toxide d^étain , il faudra avoir soin de laver celui -oi avec de Tacide nitrique faible..
Ces opérations étant terminées , Tanaljse sera presque complètement achevée. Il suffira de sécher, de calciner au rouge, et de peser Toxide d'étain, pour connaître la quantité d*élain ; d'évaporer la dissolution de nitrate de bismuth jusqu'à siccité, de décomposer x ce nitrate par le feu dans un creuset de platine , et de peser l'oxîde, qu^on aura ainsi obtenu, pour déterminer la quantité de bismuth ; et, enfin, de verser du sulfate de potasse dans la dissolution de nitrate de plomb ; de recueillir, laver, sécher et peser le sulfate de plomb, qui se sera précipité, 127,2 d'oxide d'étaîn contiennent 100 d'étain; 111,72 d'oxide de bismuth contiennent 100 de bismuth ; et, dans 100 de sulfate de plomb , il y a 68,59 de plomb.