‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 116 sur 167 · UIUNKy U · texte numérisé non relu

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On connaît peu l'urane à l'état métallique. Suivant Arfvedson, il forme, quand on Ta obtenu en réduisant l'oxyde uranique au moyen du gaz hydrogène, une poudre d'un brun cannelle, qui n'a point d'éclat métallique. Quand il a été réduit du chlorure uranico-potassiqué par le gaz hydrogène, il peut être obtenu en cristaux octaédriques. Ces cristaux ont une couleur grise foncée et le brillant métallique. Quand on les examine avec une loupe, à la lumière du soleil, ils paraissent être transparens et d'un brun foncé.

L'urane est insoluble dans les acides chlorh^drique et sulfurique, môme lorsque ces acides sont concentrés. L'acide nitrique, au contraire, le dissout aisément; la dissolution contient de l'oxyde uranique.

A la chaleur du rouge obscur, l'urane métallique décompose l'eau , avec dégagement de gaz hydrogène et formation d'oxyde uraneux; mais la décomposition n'a lieu qu'avec beaucoup de lenteur.

[ Ces propriétés appartiennent à Poxyde d'uranium ( Ù ] ; on sait que ce corps avait été, jusque dans ces derniers temps, pris pour un métal. En traitant un mélange de cet oxyde et de charbon par le chlore gazeux, à la température rouge, on obtient du gaz oxyde carbonique et un chlorure d'uranium volatil, qui, décomposé à son tour par le potassium^ fournit Turanium métallique.

L'uranium, ainsi préparé, est à l'élal de poudre noire; il se conserve assez long-temps au contact de Tair, à la température or«

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dinairei sans ftubir d'oxydation ; mais quand on leehftufib, il brûlo avec une lumière remarquable par son éclat et par sa blancheur. Quelques parcelles de ce métal sufliient pour le caractériser; car, en les projetant dans la flamme d'une bougie, on remarque la pvo» duction d'étincelles brillantes qu'aucun autre métal ne fournit quand il est placé dans les mêmes drconstanoas*

L'uranium ne décompose point l'eau à la température ordii» naire; il se dissout, avec d^gement de gaz hydrogène, dans Isa acides dilués; ses dissolutions sont vertes, quand Pacide n'a pas agi lui-même comme oxydant : elles offrent les caractères attribués aux sels de protoxyde d'urane.

Avec l'acide nitrique, on cMent une dissolution |ânne de nitrate de peroxyde d'uranium.

Ce métal s'unit au chlore, avec dégagement de chalenr et de lumière ; le proto-chlorure vM d'uranium est le produit de œtle réaction.

n se combine également au soufre, avec dégagement de htmièie. E. P.

3k* BISMUTH, Bi.

La couleur du bismuth métallique est le blanc d'argent rou** ge&tre; cette teinte rougeàtre le distingue de l'antimoine, auquel il ressemble d'ailleurs beaucoup par sa texture très-lamelleuse, par sa fragilité et par la propriété qu'il a de se laisser pulvériser. Il est plus fusible que le plomb, et susceptible de se volatiliser dans des vaisseaux clos, quoiqu'une chaleur très- forte soit nécessaire pour cela. Il ne subit aucun changement, non-seulement dans l'air sec, mais môme dans l'air humide. Mis en contact avec de l'eau à l'état liquide, il se convertit par places, et très-lentement, en oxyde bismuthique et hydrate bismuthique ; le reeted« la suriace dumétal présente une couleur rougfr*farane,etenflnbleud violet. Lorsqu'on le chauffe à l'air jusqu'au pointée le faire en*«trer en fusion, il se couvre d'une pellicule grise, d'oxyde bismuthique; si on le chauffe à l'air jusque au rouge blanc, il prend feu, et brûle avec une faible flamme d'un blanc bleu&tre, combustion pendant laquelle se forme de l'oxyde bisimithiqtte. Qiuaftd

CORPS SUUPLES. AiS

on chauffe un petit morceau de bismuth sur du chatbon à la flamme du chalumeau , le charbon se couvre tout autour d^in enduit jaune d'oxyde bismuthique. La pesanteur spécifique du bismuth est de 9,83. .

L'acide chlorhydrique avec lequel on feit chauffer le bismulti le dissout avec beaucoup de peine et en petite quantité seulement, au milieu d'un dégagement de gaz hydrogène. Ce métal est soiuble sans l'acide nitrique à la température ordinaire; la dissolution contient de l'oxydebismuthique. Quand on traite de l'acide nitrique filmant par du bismuth pulvérisé, la réaction est si vive, que le métal s'échauffe jusqu'au rouge. L'acide suffurique n'agit sur le bismuth qu'avec le secours de la chaleur et lorsqu'il est concentré ; il le convertit en sulfotebismuthique, avec d^gement d'acide sulfureux. En dirigeant un courant de chlore gazeux sur du bisipUth échauffé, on obtient du chlorure bismuthique, qui est volatil à une haute température. A la chaleur du rouge-blanc, le bismuth décompose l'eau, avec dégagement de gaz hydrogène et formation d'un peu d'oxyde bianuthique ; mais la décomposition lie s'opère que très-lentement.

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