‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 115 sur 167 · CUIVRE» Gu · texte numérisé non relu

CUIVRE» Gu

Le cuivre a une couleur rouge, qui le caractérise bien, et beaucoup d'éclat métallique. Il est très-malIéable, et plus dur, mais plus léger, que l'argent. Sa pesanteur spécifique est de 8,66 à 8,72. Il ne fond qu'à une température peu différente de celle à laquelle lor entre en fusion, quoiqu'elle soit un peu plus basse. A la température ordinaire , l'air atmosphérique sec ne l'altère pas sensiblement; même lorsqu'il se trouve en contact avec Tair et avec de l'eau à la fois, il ne s'oxyde pas non plus, ou du moins n'éprouve qu'une très-légère oxydation. Quand on le fait rougir à l'air, il s'oxyde, et se couvre d'une croûte noire , d'oxyde cuivrique, qui se détache sans peine par le refroidissement.

Le cuivre métallique pur est insoluble dans l'acide chlorhydrique, à l'abri du contact de l'air, môme lorsqu'on le chaufie avec cet acide, qui ce[)endant en dissout un peu lorsque l'opération s'exécute à l'air; la dissolution contient alors ordinairement du chlorure cuivreux. L'acide nitrique dissout aisément le cuivre; la dissoUilion contient de l'oxyde cuivrique. L'acide sul fur ique très-étendu attaque peu le cuivre; mais l'acide sulfurique concentré le convertit , avec l'assistance de la chaleur, en sulfate

cuivrique» dont la formation s'accompagne d^un dégagement d'acide sulfureux. Le cuivre, chauffé dans une atmosphère de chlore gazeux, se convertit en un mélange de chlorure cuivreux et de chlorure cuivrique.

A la chaleur du rouge blanc, le cuivre décompose bien Teau , avec d<^agement de gaz hydrogène, et formation d*oxyde cuivri-* que; mais la décomposition est très-faible et ne s'accomplit qu'avec beaucoup de lenteur.

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