‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 132 sur 167 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le nombre des réactifs, dont on se sert dans les analyses quali* tatives de combinaisons ne contenant que des substances qui se rencontrent fréquemment, n'est point considérable* Les principaux sont ceux qui suivent :

i. Addê McrhfférùfUiO. DqIous les acides (ju'on emploie dan»

itO BÉACTlM.

les analyses chimiques ^ celui-là est le plus indispensable* Il ne aarl pat aeulemftnt pour découvrir Toxyde argentique (p. 102)^ Toxyde mercureux (p. 42), et Toxyde plombique ( p. 82), mais encore, et principalement, pour dissoudre la plupart des substances oxydées qui sont insolubles dans l'eau. C'est aussi à lui qu'on a recours de préférence lorsqu'il s'agit de rendre acide une dissolution neutre ou alcaline, et il n'y a qu'un petit nombre de cas où il soit mieux de recourir pour cela à un autre acide. On s'en sert encore pour découvrir l'acide carbonique. Il est paiement préférable à d'autres acides volatils, lorsqu'on veut constater l'exisfence de traces d'ammoniaque libre dans des dissolutions ( p. 17 ). EnOn on s'en sert pour découvrir des suroxydes et quelques àôidés dont l'btygène n'a pal une grande affinité pour le radical, âft (tans lequel il donne lieu à un d^gement de èhlore.

L^acide chlorbydrique ne dissout qne les métaux qui déeôtiftpô^ ftent fatitemeût Teau avec le secours d'un acide , efi donnant lieu I un dégagement de gaz hydrogène , comme te EÎhc, le fer, ete» Ctendu d'eau, il dissout également plusieurs sulfuffes métalliques, avec dégagement dé gaz sulDde hydrique* Les phospbures métalliques n'y sont point solubleS. Presque tous les oxydes sont dissous par lui, à l'état de chlorures métalliques , du moins quand ils n'ont pas été rougis préalablement. Les oxydes qui forment deS baies y sont généralement plus solubles que ceux qui se comportent à la manière des acides. Parmi les premiers, il n'y a d'cxcep* tîon que poilt lèS oxydefe argentique, mercureux et plombique, parce que les chlorures correspondans sont fort peu solubles Od insolubles. On se sert tout particulièrement de l'acide chlorbydrique pour dissoudre les oxydes insolubles dans l'eau, et il n'y a qu'un petit nombre de cas particuliers dans lesquels on ait recours pour cela à un autre acide. Après avoir été rougis au feu, la plupart des oxydes sont moins solubles dans Tacide chlorbydrique; quelques-uns , comme l'oxyde stannique , l'oxyde chromique, ï'aciâe lîtanique pur, y sont môme insolubles. Les sels insolubles dans l'eau, que les oxydes fonncnl avec les acides, sont presque tous solubles dans l'acide chlorbydrique .* il faut excepté* ceux des trois oxydes précédeus, les sulfates et sëléniatéè batyti-^ ques, sirôntianiqueS et calaquës/èt nû ^VûàftiAtè dVut^ W

côte. Sdtiveni, lorsque les acides que contiennent les lèb ne sent pas solublés dans Tacide chbiliydfique , ces sels subissent nne décomposition telle que cclui-cl dissout la base et laisse Vàéàé. Tel est le cas, pàif exemple, de plusieUft silicates. L'acide chlof^ hydrique est lé dissolvant proprement dit des seb insohiMAi dans Teau, coihme il est celui des oxydes ; nul autre addé ne peut lui être préféré sous ce rapport, à moins de ôiroonstaneM fMiHi« culières.

L*adde chlorhydrique ne dlfisout ni les métaux qui ne éont ptAût susceptibles de décomposer Téau avec le scéours d'un Acide, lli beaucoup de sulfures métalliques» dont cependant un grand àOtaMM de cent qui résistent à son action quand il est étendu sottt éétaih*' poéés par lui quand il est concentré, Surtout âvéC le S(<c6urstlëla dlftleur; il né dissout pas non plus la plupart dëS iubstahéeéiirnplèl,Mu lidés, non métalliques, comme le soùM, té sélédium;ièt)h(^6M; le ôarbone', il ne dissout Clément point léS o)tyde« dësbaèeidtMki les chlorurés sont insolubles, non plus que lèurS sels, quel^Ueè autres combinaisons dont Je viens de parler tout fc fbeure, èl beàîX^ Coup dé sillcaiés naturels.

iD'ordinaiie, on emjploiè uA adflé chloAydriquô médloétenhèAt étendu, d*une pesanteur spéélllqucdel ,110 &l>l^,auc(uël An peut même èfKîôre ajouter de l'eau dans la plupart des cas. Il n*y à qu'utt petit nombre de circonstances où Un dddè cfalorh^drique plM fort et fumant soU exigible. ï»oàr qtîe cet adîde puisse Servît i des rechcrôheà analytique^, il faut qu'il âoït pur. La subitanéé qui en altère le plus communément la pureté est Tadde sulfuri<^' que. On retoAntM là préitenèé de fcélui-Cl éA étendant d'èaù t^de èhlorhydrique, et en y versant ensuite une dissolution de dilofttifé barytlque, qui Mi naltii! un pt«eiplté dé sulikte barytique, lequel ne se forme qu'au bout de quelque temps , lorsque la quantité diacide Sikifurique est extrêmement faible. Si Tacide chlorhydiri. qiiô est jaune oU Jaunâtre, c'est une preuve qu'il contient, presqttè toujours des substance^ organiques, quelquefois aussi du chlorutè fértique. on découvre ce dernier en sursaturant Tadde avec dé fammonîaqUe , qui précipite, sinon de suite, du moins au bout de quelque tèmpà, des* flocons d'oxyde ferrique.^OependantùH pèht toiàé^ ^ Bfitéméht èncMé \k pmùibk Au W éà

4TI RÉACTlrt.

ajoulani, après la sunauiniUon avec rammoniaque» du aidC hydrate ainmonique, qui produit un précipité noir, de sulfure de fer, dont il est plus facile de remarquer uoe petite quantité que des tm» d'oxyde ferrique* La présence de substances organiques s'annonce par la coloration de l'acide chlorbydrique, biœ qu'il ne contienne pas d*osyde fecrique» et aussi parce que quelques goiAes de cet acide, évaporées sur un verre de montre, laissent un résidu charbonneux. La présence du chlore à Tétat de liberté se reconnaît en partie à l'odeur» en partie aussi à ce que quelques gouttes d'adde , évaporées sur une feuille de plaUne, laissent un résidu. Si la quantité du chlore libre est considérable, l'acide chlorhydrique peut dissoudre de l'or battu. Quand cet adde contient de l'acide siUfurenx» on découvre ce dernier, soit à* son odeur, soit au moyen de la dissolution de solfide hydrique ou du chlorure stanneux. Quelquefois il y a dans l'acide de l'acide brom* hydrique, dont on reconnaît la présence à l'aide de l'eau de chlore et de l'éther. Il peut aussi parfois contenir de l'acide arsenieux lorsqu'il a été préparé avec un acide sulfurique arsenifôre : la dissolution de sulfide hydrique y détermine alors un prédpfté jaune, d'où Ton peut extraire de l'arsenic métallique par les procédés que j'ai indiqués. La présence de corps fixes , pu exem-> pie, du chlorure sodique, se reconnaît en évaporant une petite quantité de l'acide sur un verre de montre ou sur une feuille de platine. Quelquefois, bien que fort rarement, l'acide chlorhydrique contient de l'acide sélénieux, que l'on découvre au moyen d'un sulfosd.

. 2. Acide nitrique. Cet adde sert, dans quelques cas, à dissoudre des substances oxydées qui sont insolubles dans l'eau, et c'est alors à lui qu'on a recours lorsqu'il fout éviter la présence de l'acide chlorhydrique.

Quoiqu'il forme des combinaisons solubles avec presque toutes les bases , il n'est nullement préférable à l'acide chlorhydrique, comme dissolvant de substances oxydées. En eflet, ces dernières s'y dissolvent généralement moins bien que dans celui-ci» et l'excès qu'on se trouve forcé d'en mettre est plus difficile à chasser par \fi chaleur, si l'on agit sur des substances non yolatilisables ; il y a surtout une particuIarUé fort désagréabloi l'oxpubion du nitrïUQ

ammonique, qui so forme en grande quantité lorsqu'on emploie do Facide nitrique» au lieu d'acide chlorhydrique, pour dissoudre un oxyde, etqu'onsursature ensuite ladissolutîon avec deTammoniaque; cette expulsion présente des difficultés, parce que, quand le nitrate ammonique est en quantité considérable , et qu'en même temps que lui il existe des substances organiques, une explosion peut avoir lieu pendant qu'on l'accomplit. On prend quelquefois aussi de l'acide nitrique, au lieu d'acide chlorhydrique, pour acidifier des dissolutions neutres ou alcalines ; toutefois cela n'est que rarement nécessaire. Mais on emploie l'acide nitrique surtout pour dissoudre des métaux et des alliages métalliques, parce que la plupart des métaux ne se laissent souvent dissoudre que par lui. 11 sert encore pour oxyder des sulfures métalliques (p. 393), et pour convertir, dans des dissolutions, un degré d'oxydation en un autre plus élevé, comme, par exemple, de l'oxyde ferreux en oxyde ferrique. Ordinairement on emploie un acide nitrique pur, de la force de l'eau forte; il n'y a que quelques cas, principalement lorsqu'il s'agit d'oxyder les sulfures métalliques, où l'on se serve de Tacide niuique fumant, contenant de l'acide nilreux. Fréqucmnient on fait usage, au lieu d'acide nitrique, d'un mélange d'environ une partie de cet acide et deux d'acide chlorhydrique ( eau rég^). Dans ce cas, il n'est naturellement pas nécessaire que l'acide nitrique soit exempt d'acide chlorhydrique; mais il doit l'être d'acide sulfurique.

L'acide nitrique, surtout avec le secours de la chaleur, dissout presque tous les métaux, avec d^agement de gaz oxyde nitrique, et parfois aussi de gaz acide nitreux. Il n'y a que l'or, le platine et quelques autres métaux dont j'ai parlé précédemment, qui ne s'y dissolvent pas. Il dissout en outre presque tous les oxydes, à l'exception de l'oxyde stannique, de Toxydeantimonique, de l'acide tellureux et de quelques autres, qui ont été préalablement rougis, comme aussi les sels insolubles dans l'eau produits par les oxydes. Les suroxydes sont partiellement convertis par lui en un oxyde basique et en un degré supérieur d'oxydation. Les substances simples non métalliques, comme le soufre, le sélénium, etc., sont oxydées par lui, plus facilement |)ar celui qui est fumant que par celui qui est étendu» Lquis combinaison^ avec d<^ métaux sont également

47& RÉAGTITS.

dissoutes par lui ; mais presque toujours le métal Test plm tôt qw la substance avec laquelle il se trouve combiné (voy . p. 308^ ott j'ai indiqué aussi les sulfbres métalliques non susceptibles de se dis8oa«> dre dans l'acide nitrique).

Les substances insolubles dans l*acide tiitriqne sont qoelquél» métaux et oxydes dont il a été Pait mention précédemment i lé chlorure, le bromure, Tiodure et le cyanure, le bromate et FiodAte argentiques, le sulfate et le séléniate barytiques, strontianiques, (»U cjques et plombiques. Les silicates se comportent enters lui de même qu'envers Tacide chlorhydriquc.

On emploie Tacide nitrique à Tétat frimant lorsqu'il faut oxyder des sulfures métalliques ; mais ordinairement on se sert d'un acide plus étendu, dont la pesanteur spécifique est de i, 11 à 1,12.

La substance quMl est le plus ordinaire de rencontrer mêlée I Tacide nitrique est Tacide chlothydrique. On reconnaît la préâ^éé de celui-ci en étendant la liqueur d'eau, et y versant une dissoIuliM de nitrate ai^entique, par le trouble de chlorure argentiqne ^t M produit. La présence de l'acide sulfuriquc s'annonce par le préd* pité de sulfate barytique qui se forme lorsqu'après avoir étendu l'acide nitrique d'eau, on y verse une dissolution de tiitraie où dé chlorure barytique^ Les corps étranger fixes se découvrent en 6vÀ>^ porant une petite quantité de l'acide sur un verre de montre.

L'eau régale dissout toutes les substances qui sont solubles dans l'acide nitrique. Elle dissout de plus l'or, le platine et plusieurs autres métaux qui sont insolubles dans ce dernier. Elle dlëBoot enfin, surtout lorsque Tacide chlorhydrique y prédominé , 1e$ oxydes dé ranlimoîne, de Tétaln, etc., et leurs àèls. tes attirée combinaisons oxydées qui sont insolubles dans Tacide chlorIi]f«^ drique et dans l^adde nitrique lé sont également ÛkM feau r^le.

3. Acide suffuriqtLe. L'acide sulfurîque concentré est employé q[uand un veut savoir si une substance contient de l'acide borique ( p. 240) et des acides volatils. H sert à découvrir Tacide chloriqué

!p. 208) et l'acide bromique ( p. 2i6) dans leurs sels; le chlorfe p. 363), le brome (p. 368), Tiode (p. 374) et le fluor (p. â7T)^ dans leurs combinaisons avec des métaux. L^acidé étendu d'èhvf-

rôn six à huit parties d'eau sert à reconnaître et à précipiter la baryte ( p. 22), la strontiane ( p. 26), l'oxyde plombique ( p. 8Ô), et souvent aussi à découvrir la chaux (p. â8). Au lieu de l'acide ôûlfurique étendu, on emploie avec avantage, dans quelque cas, une dissolution de sulfate potassique , ainsi que je l'ai fait voit p. 28.

L'acide sulfurîque concentré dissout ou décompose, avec le secours de la chaleur, presque toutes les substances qui résistent à l'action d'autres acides ; cependant on ne s'en sert presque jamais pour dissoudre des substances insol ubles dans Teau , parce que l'excès de cet acide ne peut être volatilisé qu'à une haute température, el surtout aussi parce que la volatilisation du sulfate ammonique en-» traîne des inconvéniens.

Les Bubstances insolubles dans Taeide siilfarique sont l'or^ le platine , quelques métaut et certaines combinaisons oxydées qui ks 6ont également dans les acides nitrique et chlorhydrique. Ge^ pendant quelques-unes de ces dernières se dissolvent dans Tacidé sulfufî^lue concentré chaud, mais elles se précipitent de la dissolu*» tioi) quÀiad on ijoute de l'eau à celle-ci.

La plupart du temps c'est l'acide suKurîque distillé qu'on em- J)loîe dans les recherches analytiques. Pour qu'il soit pur, il faut que quelques gouttes qu'on en évapore dans un petit creuset de plattne ne laissent point de résidu. L'acidç sulfurique qu^on trouve dans le commerce contient de petites quantités de sulfate plombi* que; c'est pourquoi, lorsqu'on y verse une dissolution de sulfide hydrique, il brunit. Parfois aussi il contient du sulfate potassique, qui reste dans le creuset de platine où on Ta fait évaporer, ou de l'acide sélénîqne, qui peut lui donner là propriété d^attaquer l'or, et même, s'il est mêlé d*acide chlorhydrîque , celle d'attaquer le platine. La présence de l'acide sélénique se reconnaît en étendant la liqueur d'un peu d'eau, la faisant bouillir avec de l'acide chlorhydrîque, et la meitant ensuite en digestion avec une dissolution d'un sulfite ( p. 185). Si l'acide sulfurique contient de l'acide artenîeux, on le découvre, après y avoirajouté de l'eau, par le moyen du gaz sulfide hydrique (p. 294). S'il contient de l'acide nitrique, on te reconnaît en y versant, sans retendre d'eau, une dissolution

47<t RÉACTIFS.

de sulfate feneux (p. 197), ou, après y avoir ajouté un peu d'eau, et y introduisant de la limaille de cuivre (p. 198).

4. Ammoniaque, On s'en sert particulièrement pour saturer des liqueurs acides, but dans lequel elle est prérérable aux dissolutions des alcalis fixes. On l'emploie paiement pour distinguer les dissolutions des sels alcalins, bary tiques, strontianiqucs et calciques, de celles des sels de magnésie, d'alumine et d'autres terres, celles-là n'étant point précipitées par elle, tandis que celles-ci le sont. On y a recours aussi pour découvrir l'oxyde cuivrique (p. 98) et l'oxyde niocoliquo (p. 66), pour dissoudre le chlorure argentique ( p. 106), pour le distinguer du chlorure mercureux et du dilorure plombique, enfin pour précipiter une multitude d'oxydes. L'ammoniaque est, comme l'acide chlorhydrique, du nombre des réactifs dont on ne peut point se passer. • L'ammoniaque doit être claire comme de l'eau, et non colorée en brunâtre, auquel cas elle contient des substances organiques. Elle doit non-seulement ne pas laisser de résidu quand on l'évaporé dans une cuiller ou un petit creuset de platine, mais encore donner, après qu'on l'a saturée d'acide chlorhydrique pur et qu'on a évaporé la liqueur, un sel qui se volatilise complètement et qui ne laisse pas de résidu charbonneux avant son enUère volatilisation. D'ordinaire, cependant, l'ammoniaque, même la plus pure, qu'on traite de cette manière, laisse un très-petit résidu charbonneux, et pour peu que celui-ci soit considérable, l'alcali ne peut servir aux recherches analytiques.

L'ammoniaque contientsouventduchlorureammonique.Si alors on la sursature avec de l'acide nitrique pur, la dissolution donne un précipité de chlorure argenlique lorsqu'on y ajoute une dissolution de nitrate aigentique. Si, après la sursaturation de l'ammoniaque par l'acide nitrique ou par l'acide chlorhydrique, Taddition du chlorure barytique et d'une sufiisante quantité d'eau fait naître un précipité blanc, c'est une preuve que l'alcali contient du sulfate ammonique ; si l'ammoniaque contient de l'acide carbonique, ce qui arrive souvent lorsqu^on ne l'a pas bien garantie du contact de l'air, l'eau de chaux ou une dissolution, soit de chlorure calcique, soit de chlorure barytique, y fait naître un trouble dû à du carbonate calcique ou barytique. L'ammoniaque peut quelque*

fois contenir du chlorure calcique; dans ce cûd, elle laisse un résidu après avoir été évaporée, et une dissolution d*acide oxalique la trouble; si elle contient des traces d'oxyde stannique, celles-ci restent après qu'on a évaporé une grande quantité de la liqueur : il faut mêler ce résidu avec de la soude, et le réduire sur du charbon , à la flamme intérieure du chalumeau , pour bien se convaincre de la présence de Tétain (p. 147). L'ammoniaque peut aussi parfois contenir de Foxyde cuivrique, auquel cas, quand la quantité de celui-ci n'est pas trop faible, il lui donne une teinte bleuâtre; on acquiert plus sûrement encore la conviction de sa présence en ajoutant à l'ammoniaque un peu de sulfhydrate ammonique, qui précipite du sulfure cuivrique, dans lequel, même s'il est en très-faible proportion, on peut aisément reconnaître la présence du cuivre par le moyen du chalumeau.

5. Hydrate potasrique pur, à l'état de dissolution. La dissolution de la potasse pure sert pour découvrir l'ammoniaque dans ses combinaisons (p. 17). On l'emploie aussi pour séparer et distinguer les dissolutions d'alumine (p. 37), d'oxyde stannique (p. 150), d'oxyde plombique (p. 80), et de quelques autres terres et oxydes métalliques, de celles d'autres bases qui sont bien précipitées par la potasse, mais qui ne sont pas redissoutes par un excès de ce réactif. Elle dissout, en outre, un nombre considérable d'oxydes, surtout parmi ceux qui se comportent comme acides avec les

L'hydrate potassique solide sert à absorber certains gaz, par exemple l'acide carbonique, le chlore, le sulfide hydrique, etc. Autrefois on l'employait fréquemment pour le foire fondre avec certains oxydes, ceux surtout qui agissent comme acides, et qui, après avoir été rougis au feu , sont devenus insolubles dans l'acide chlorhydrique ; on les convertissait par-là en combinaisons solubles dans les acides; aujourd'hui le carbonate potassique ou sodique est préféré , dans la pluprt des cas, à l'hydrate potassique, pour arriver à ce but.

La dissolution de potasse peut contenir du chlorure potassique, du sulfate,^ et parfois aussi du nitrate potassique. Lorsqu'on la sursature avec de l'acide nitrique pur, une dissolution de nitrate argentique y fait naître un trouble, de chlorure argentiqne, dans le

47Q tiÉActirs.

premier cas; dans le second, après Tayoir convenablei)[ient étett* due d*eau , on y fait naître un trouble par i*addition d'une dissolution de chlorure barytique; cependant il est bien rare de Irou-* Y^ une potasse qui soit totalement exempte de traces de chlorure potassique, lii prince du nitrate potassique se reconnaît par le^ méthodes qui ont été exposées (p. 197). Fréquemment la dissolulion de potasse contiept de Tacide silidque et de Taluipine» Pour ^éoouYrir cc$ substances, on la sursature avec de Tacide çhloirbydrique, on évapore la liqueur jusqu'à sicciié, on humecte le résidu avec de l'acide cblorhydrîque, et au bout de quelque temp^ on verse de Teau dessus. S'il y avait de Tacide silicique, celui-ci reste indissous; si la masse sèche et humectée d'acide chlorh^drique se dissout complôiement , on conclut de là qu'elle ne contenait pas d'acide silicique. Lorsqu* ensuite on ajoute à la liqueui^ acide une dissolution de carbonate ammoniacal en ei^cèSi l'alu- ]paine se précipite, s'il en existait dans la potasse.

La dissolution de potasse contient ordinairement un pou de carb^Miate potassique, dont la présence n'est nuisible presque dans aucun cas , lorsquUl n'y en a pas trop, ce qui s'annonee par une forte effervescence au moment où l'on sursature la liqueur avec \m acide. Si la potasse contient des traces de chaux, celle-ci s'annonce par un faible précipité d'oxalate calcique qui a lieu lorsqu'après avoir ajouté à la liqueur un peu d'eau et une dissolution d'acide oxalique, on fait bouillir légèrement le tout.

Il n'est pas nécessaire que la potasse solide soit parffiitement pure, quand on veut l'employer pour absorber des gaz.

6. Carbonate potassique, à l'état de dissolution, en place duquel on peut employer une dissolution de carbonate sodique, celle-<û rendant les mômes services dans la plupart des cas. Les dissolutions de ces carbonates alcalins précipitent beaucoup d'oxydes métalliques et toutes les terres des dissolutions de leurs sels , et distinguent par-là ces dernières de oelles des alcalis, qui n'éprouvent aucu^ changement de leur part. A l'état sec , les carbonates potassique et sodique servent pour décomposer les combinaisons de l'acide filicique (p. 245), et en général les substances qui résistent à l'aotipn des acides* On les emploie aussi pour séparer certains acides 4e Q^tainçs le^r^ ou oxydes métalliques, surtout quand les com-

AÊAGTt^d. 479

tiip9ti^ns $ont insoluble^ dans l'eau ; on fait fondre le corps avec un excès de carbonate alcalin i et l'on traite la masse fondue par Teau, qui dissout l'acide uni à l'alcali , ainsi qiie l'excès de carbonate alcalin, laissant indissous la terre et l'oxyde métallique^ lorsqu'ils i^e sont pas solubles daos la dissolution du carbonate

Jjss carbonates potassiquç et sodique contiennent très^souvent du sulfate alcalin et du chlorure potassique ou du chlorure sodique. Qn peut distinguer ce^ mélanges par les mêmes moyens qui ser* Yiçnlt à constater leur présence dans la dissolution de potasse purq. l^ c^rboi^t^ potassique çontiept fréquemment de l'qcide silicique, $( parfois ^ussi des traces d'alumiiie, qu'on reconnaît en suivant M liRÔa^e marche qu'à l'égard de l'hydrate potassique. Il estfoft ^(Iiçi^ 4^ préparer un carbonate potassique qui sqit exempt de |i>i|^ trace d'acide silicique. Goipmeiln'yen a ordinairement point ^isff^ le carbonate sodique , on emploie souvent celui-ci de préféf i^ncç à rentre. Quelquefois il y a dans le carbonate sodique de pe^ tll^ quantités de sulfure, de sulfite ou même d'hyposulfite sodij|ue. l^ pr^ier se reconnaît à l'odeur de sulfide hydrique qui se .^^ge lorsqu'on snrsatnre avec un acide la dissolution d'une gra^nde quantité de sel* S'il se produit alors une odeur d'acide sul- J^few > elle peut tenir à du sulfite ou à de l'hyposulfite sodique; jfi, c'est oe dornie^ qui existe, il se sépare en même temps du sou- Jir9. On découvre de très-petites quantités d'hyposulfite sodique fo joutant un peu de nitrate argentique à la dissolution, puis y fersant de l'acide nitrique étendu, pour redissoudre le précipité : la lîqiieiv acquiert une couleur brunâtre due au sulfure d'argent |Ki;Klji|U{p. 161), qui, au bout de quelque temps, se précipite sous la fiorme d'un dépôt noir-brun,

7* Carbonate ammonia^l^ à l'état de dissolution* Cette dissolution peut, dans la plupart des cas, être employée comme celles 4$s carbonates potassique et sodique. H e»t cependant beaucoup 46 çiroonstan<M dans lesquelles le carbonate ammoniacal ^t oiji ivréféfé, ou seul usité, CQnune, par exemple» lorsqu'il s'agir dçi séf^ parer les terres des alcalis et de dissoudre la glucine et autres

Le carbonate ammoniacal contint souvent , oomm Vvpmo*

niaque , du chlorure ammonique , du sulfite amnloniqiie éi deà matières organiques. Toutes ces substances se reconnaissent de' la même manière que dans Tammoniaque. Ce sel doit être complètement Yolatilisable quand on le chauffe dans une cuiller en plafine. S'il contient du carbonate plombique , il laisse, traité ainsi , un résidu d'oxyde plombique ; la même chose arriverait pour un sel calcique. Lorsqu'on traite par l'eau du carbonate ammoniacal plombifère» du carbonate plombique reste sans se dissoudre.

8. Sut/ide hydrique. C'est ordinairement de sa dissolution aqueuse qu'on se sert dans les analyses qualitatives ;'quelquefois cependant on &it passer directement le gaz à travers la liqueur qu'on veut examiner. Le sulfide hydrique est un réactif fort important et infaillible pour reconnaître les oxydes métalliques. Gomme quelques oxydes métalliques sont précipités par lui de leurs dissolutions acides , que d'autres le sont seulement de leurs dissolutions alcalines , qu'enfin les alcalis et les terres ne le sont point du tout^ il est convenable de baser la marche systématique qu'on doit suivre dans les analyses qualitatives sur la manière dont les différentes substances se comportent avec le sulfide hydrique et le Bulfhydrate ammonique. C'est pourquoi il en a déjà été parlé fort au long dans la première partie de ce volume , et j'en ai encore présenté un court aperçu (p. MS). La dissolution de sulfide hydrique qu'on emploie dans les analyses qualitatives doit être aussi saturée que possible; il faut avoir soin de la tenir dans des fia-* cons bien bouchés et qui ne soient pas trop grands» parce qu'en la débouchant souvent elle se décompose et devient tout-à-fait hors d'état de servir. J'ai dit (p. 388) quelle est la manière dont elle se décompose. Comme on prépare toujours le réactif soimême, elle ne peut point contenir de substances étrangères.

Quand on emploie, pour la préparation de la dissolution de sulfide hydrique, un^courant trop rapide de gaz qui se dégage d'un mélange de sulfure de fer et d'acide sulfurique étendu , ce gaz peut entraîner un peu d'acide sulfurique et de sulfate ferreux, \lors Ta liqueur, qui produit un précipité de sulfure de fer noir quand on y ajoute de l'ammoniaque, peut donner lieu à de nombreuses erreurs dans des analyses qualitatives.

9. StUfhydrate ammonique. On s^en sert , nu lieu du sulfide hy-

RÉAGTtPS. • 481

KJlrique, pMt précipiter les oxydes métalliques de dissolutions neutres ou alcalines.

L'ammoniaque doity ètresaturéeaussi complètement que possî* ble de sulfide hydrique. On fait passer le gaz dans de l'ammoniaque liquide y non pas concentrée, mais étendue de deux ou trois fois son Tolume d'eau. Lorsqu'on conserve le réactif dans des flac(Mi8 mal bouchés, ou qu'on ouvre trop fréquemment les vases qui le renferment , il jaunit , et s'il reste long-temps exposé au contact de l'air atmosphérique, il se convertit partiellement eii hyposulfite ammonique , auquel cas on ne peut plus l'employer à titre de réactif. Lorsque, sursaturé d'adde cblorhydrique, il ne donne pas un très-«bondant précipité blanc de soufre, il peut encore servir, pourvu que, pendant la sursaturation, un grand d^jagement de gaz sulfide hydrique ait lieu. Si, durant la préparation » le courant de gaz sulfide hydrique qu'on a dégagé d'un mélange de sul* fure de fer et d'acide sulfurique étendu» et qu'on a fait passer à travers de l'ammoniaque étendue d'eau, a été trop rapide , le suifhydrate ammonique dépose, au bout de quelque temps , des flocons noirs de sulfure de fer. Si on conserve ce réactif dans des flacons dont le verre contienne beaucoup d'oxyde plombique, il s'y produit, avec le temps y un précipité noir de sulfure de plomb.

*iO. Chlorure baryHque, à l'état de dissolution. La dissolution du chlorure bary tique ne sert pas seulement à découvrir l'acide sulfurique et les dissolutions des sulfates (p. 172), mais encore à précipiter un très«grand nombre d'acides qui forment avec 1^ baryte des sels insolubles dans l'eau. Il est peu de cas où, au lieu de la dissolution du chlorure barytique, on emploie celle du fittraie ou de Vacétate barytique. Cette dernière sert surtout pour séparer les alcalis de la magnésie.

Il est rare que le chlorure et le nitrate barytiques ne soient pas purs. Cependant ils peuvent contenir de très-petites quantités de chlorure et de nitrate slrontianiques, ce qu'on reconnaît en les faisant digérer dans de l'alcool, qui, lorsqu'on y met ensuite le feu, brûle avec une flamme rougeâtre. Si le chlorure barytique est jaunâtre , il peut contenir un peu de chlorure ferrique. Lorsqu'il attire fortement rhumidité de l'air, il contient du chlorure calcique.

Du reste, les deux 3els barytiques doivent sç dissoudre complôie-

itA tiÉAortFi».

IBMt idaas Vwï et produire une liqueur limpide. La dis^otutiou doit rester claire après qu'on y a ajouté de Tammoniaque. U faut WWJ qu'Apràs reddition d'un excès d'acide sulfur^que et la sépamlioii du pi6cipil6 par la fillratipn, la liqueifc filtrée ne laisse pas /ie riaidu» mfime quaod on l'évaporé i aiccité. ^i ells en laissait «D» 06 aérait une preuve que les sels baryt^ques contiennent des sels

|lQ»lfll».

if'wÊl^tebe^tiqtte donne quelquefois avec l'eau une dissolu* fiOD quj n'est paa par&iten^ent claire. Il contiept parfois de l'aeîd# cfainrbjrdrique ; ce qui ne perpiet pas de remployer comme nteciif y surtout pour séparer les alcalis de la magnésie. On coq<- Slate la présence de l'acide chlorhydrique en dissolvant Facétaie dens une grande quantité d'eau » et ajoutant à la liqueur un peu d'acide nitrique et de nitrate argentique^ ce qui produit un précipité de dilorure argentique.

11. fiitraU argenfique^ à l'état de dissolution. U sert principalement à Recouvrir l'acide chlorhydrique et les dissolutions des cblonucs ipétalliques (p. 361). On l'emploie enpore pour trouver heaucoup d'acides qui donnent avec l'oxyde argentique des combinaisons insolubles qu peu solubles dans l'eau, comme l'acide bromique (p. 215) , Tacide iodique (p. 210), l'acide phosphorique (p. 333), l'acide borique (p. 239), l'acide arsenique (p. 2&6), l^acide acsénieux (p. 293) , l'acide bromhydrique et les dissolutions des bromures métalliques (p. 366) , l'acide iodhydrique e^ les dissolutions des iodnres métalliques (p. 37i).

Dans quelques cas rares cependant , on emploie le sulfate et l'océiaie argentiques , au lieu du nitrate.

La dissolution de nitrate argentique ne doit pas, lorsqu'on y verse un excès d'ammoniaque, prendre* une couleur bleuâtre, dont la manifestation annoncerait la présence de l'oxyde cuivrique. Quand on en précipite l'argent , à Télat de chlorure argentique, par le moyen de l'acide chlorhydrique, la liqueur fiUrée ne doit pas, évaporée dans une capsule de porcelaine, laisser un résidu fixe, ce qui arrive surtout quand le nitrate argentique fondu a été falsifié avecdusuirate alcalin.

12. Chlorure ammonîque, à l'état de dissolution. La dissolution du sel ammoniac est employée pour rendre les dissolutions de

RÉÂGtiFê. 483

(}tieiqae»baM9, tomme ht magnéme, VMjdê nmfigftneidX, Vaxyét zincique, l'oxyde niccolique, l'oxyde cobaHique, etc., non préci* pitables par l'ammoniaque ou par les diMolations des carbonates alcalins fixes^ et séparer ainsi ces substanées d'autres bases. Ôtt s'en itm aussi quelquefois^ dans les analyses qualitatives, pour précipiter l'ahimme de sa dissolution dlms h, potasse {p. 8T), ainsi qtie pour précfpifei' le platine, Tindhim, efe.

A défaut de chlorure ammonique on peut, avec le même résultat, acidifier au moyen de Tacide chlorhydrîquela dissolution qu'on se propose d'examiner, et y ajouter ensuite de l'ammoniaque.

On, peut a^ssi^ ds^ns la, plpp^r^ de^ caa> substituer d'autres sels ^^nwQiûqjaeB au cl^l^rure ; ovajfi oçkii-ci ei^t le moÂna dispendieux 4^toij^

l^ ehloriMe amodoiuiqae e^miewt^nelquefois du auIfiM anmtcnique, qu'opp^ut déoDuvrir, 40m la diïwdutioa du sel , m moyen d'm^ei di38(^tàoj^ de «blpiive toryticiue. Toutefois, dws la plupjQMTt de$( ca^y 1^ prés^UiCd du suUbte a^iiaiigtiônique ne nuil |»Qiat à )'<$x.a4|jli|ad6 desafta^se^ qfn^ilig^te»^ Is si^asamonJa^c peuli aussi eoiMewf dMcblocaKe$odî%ui^'M dm si^Uate sodi^ue et du. suLGata ma^QMi^Me. (te reoonoaM cea oorj^ étrangers «m feisaiiiichauâeit 4»m ^ne ^idUt^' de plHkie une petite «luamiié du seL> quÀ laisse ip^ vi^u.. Si:, iK^mA la eQH^Iôre iK^toUlisaiÂoiak, on voit appa* ma». uj9^aboi»dwl résidu eb^ibaiineax, c'est une prciive que 1% se^ o^ateMît d^ i»atièi:es oegnaoïicpies;. h% présence da biomn^. aw9Kmiq^e seioecooMte au moyen de l'eau de chlore et de l'^O^i? (p. 3$.7 ). Celle de«iétai» est ^eîk à découvric à l'aid» do^ sMUbjydcaitoaiiiiaoniqueoadii la dissolu de sulfide hydrique.

13. Adtk oxalique. Au lieu de h dissolution de cet acide on peut, la plupart du temps, eropbyer celle du bîoxalate potassique qui se Irouve dans le cofmmerce (sel d'oseille)». Il n'y a qu'un pclit" nombre de circonstances dans lesquelles on ait bcsoiad^Kacidcpnr. IT est inutile, dtms les analyses qualitatives, d^avoir de l'oxalate ammonique préparé d'îivance; car on peut toujours le faire soimême liès-facilement en ajoutant un léger excès d'ammoniaque à la dissolution de l'acide oxalique. Les dissolutions des oxalates serv^^ principalement! dans certains cas, à découvrir la diaux dans^

484 kÉÂCftM.

ses sels solubkipar Teau (p* 39) ; maU on les emploie aussi poat précipiter plusieurs oxydes métalliques.

Le biozalate potassique existant dans le conmierce peut être fiBilsî&é par du tartre, ou contenir des substances organiques étran» gères. La manière la plus facile de l'essayer consiste à en faire bouillir un peu avec un excès d'acide sulfurique concentré , qui le décompose (p. 334), en dégageant des gaz, et le dissout. Si la dissolution reste blanche, le sel est pur; si elle brunit ou noircit, et qu'après une ébullition prolongée, elle dégage une odeur sensible d'acide sulfureux , le sel contenait du tartre ou d'autres substances organiques. Le sel d'oseille est mêlé avec du bisulfate potassique , lorsque sa dissolution donne un précipité de sulfate barytique par l'addition d'une] dissolution de chlorure baryttque et d'un peu d'acide chlorhydrique libre. Ge sel doit, après avoir été décomposé par la chaleur, laisser du carbonate potassique, non pas d'un blanc pur, mais grisâtre et non de couleur noire.

La présence des substances organiques dans l'acide oxalique peut être découverte, par l'acide sulfurique, de la 4nême manière que dans le bioxalate potassique. S11 contient de l'acide sulfurique, on le reconnaît en ajoutant à sa dissolution étendue une dissolution de chlorure barytique, qui produit un précipité de sulfate barytîque, dont la formation n'a lieu qu'au bout de quelque temps lorsqu'il n'existe que de bibles traces d'acide sulfurique. L'acide oxalique doit, lorsqu'on lechaufiedans une cuillerou un creuset de platine, se volatilisercomplètement, en partiedécomposé, en partie non déoomposé, ne pas noircir avant sa volatilisation complète, et ne pas laisser de résidu fixe. Un acide oxalique qui s'humecteà l'air n'est pas pur.

ib. Phosphate êodique. A l'état de dissolution il sert surtout pour reconnaître la magnésie (p. 34), et pour la distinguer, dans des dissolutions acides, d'avec les alcalis, comme aussi pour précipiter les terres et beaucoup d'oxydes méuilliques.

Le phosphate sodique contient très-souvent du sulfate sodique, dont on reconnaît aisément la présence, en syoutant à la dissolution étendue du sel de l'acide chlorhydrique ou de l'acide nitri* que, puis une dissolution d'un sel baryiique, qui fait naître un précipité de suirate barytique. La présence du chlorure sodique s'annonce par la formation d'un précipité de chlorure argcntique^

KÊAGTiFS. 485

quand on ajoute à la dissolution du sel de Tacide nitrique et une dissolution de nitrate argentique. Si le phosphate sodique contient du carbonate sodique , un dégagement de gaz acide carbonique a lieu^ avec effervescence > lorsque, après l'avoir humecté avec un peu d'eau, on verse un acide dessus. Quand une dissolution de carbonate sodique trouble celle du phosphate sodique, surtout à chaud, c'est une preuve que celle-ci contient des sels ayant une terre pour base. Le phosphate sodique peut contenir quelquefois de l'acide arsenique ou de l'acide arsenieux, auquel cas sa dissolution, après qu'on y a ajouté de l'acide chlorhydrique» donne, par la dissolution du sulfide hydrique, un sulfure d'arsenic dans lequel on doit rechercher le métal (p. 305).

Le phosphate sodique pur se fond , lorsqu'on le fait rougir, en un globule vitreux limpide, qui devient émailié par le refroidissement.

Lorsque le phosphate sodique a été chauffé jusqu'au rouge obscur, sa dissolution se comporte, à certains égards, autrement que ne le fait celle du sel non calciné, principalement envers une dis* solution de nitrate argentique (p. 223). Il est donc bon d'essayer ce sel par la dissolution ai^entique, afin de se convaincre par la for« mation d'un précipité jaune qu'il n'a point été rougi .

15. Chlorure platinique^ à l'état de dissolution aqueuse concentrée. Cette dissolution ne sert qu'à trouver la potasse (p. 3) et l'apimoniaque (p. 16).

Ordinairement on prépare soi-même le réactif, en dissolvant dans l'eau régale soit de l'éponge ou des feuilles de platine, soit de petits creusets et autres instrumens en platine qui ont été mis hors de service dans le laboratoire. On évapore la dissolution presque à siccité, pour chasser la plus grande partie de l'acide libre; on dissout la masse dans une petite quantité d'eau, et on filtre la liqueur.

Quoiqu'il soit avantageux, dans beaucoup de cas, d'employer une dissolution alcoolique de chlorure platinique, mieux vaut cependant conserver la dissolution aqueuse concentrée, parce que l'autre se décompose avec le temps. Mais, au moment des expériences, on peut se servir d'alcool, au lieu d'eau, pour dissoudre la combinaison qu'on se propose d'examiner, ou pour en étendre la dissolution, surtout si cette combinaison est soluble dans l'alcoo?.

IG** Aoide 9ihcifluQrhydrique, 11 sert pour distinguer la baryte de

486 BÉACTiFS.

In strontiane et de la cbaux (p. 20, 24 et 29)« Sous ce rapport» il est indispensable» et nul autre réactif ne peut le remplacer. Quelque^ fois on y a recours pour découvrir la potasse ( p. 3).

Pour obtenir ce réactif» qu'ordinairement on prépare soi-même^ on fait passer du gaz fluoride silicique dans de l'eau. Cependant» afin d'empêcher que l'orifice du tube soit bouché par l'acide silicique qui se sépare, on plonge ce tube dans du mercure, qui le dépasse de quelques millimètres» et sur lequel on verse ensuite de l'eau. On sépare l'acide silicique par la filtration» et on emploie comme réactif la liqueur filtrée.

17. Cyanure ferroso^potastiquêf à l'état de dissolution. La dissolution sert à découvrir beaucoup d'oxjdcs métalliques» particuliôrement l'oxyde ferrique (p. 75), et l'oxyde cuivriqqe (p. 99). Cependant» par les motifs qui ont été développés (p. 423)» il faut être circonspect dans Tpsage qu'on en fait.

Le cyanure ferroso-potassique qu'on trouve dans le commerce contient quelquefois du sulfate potassique» dont la présence peut être reconnue, dans la dissolution étendue du sel» au moyen du précipité de sullate barytique qu'y fait naître la dissolution d'un sel barytique! Les cristaux de ee sel doivent être d'un jaune citriii et solubles dans l'alcool.

48. Cyanure femeù'potimiquet à l'état de dissolution. La dissolution du cyanure ferrico-potassique sert surtout à rechercher l'oxyde ferreux^ lorsqu'il se trouve en môme temps de l'oxyde ferrique dans une dissolution (p. 77 ). Elle peut aussi être employée pour découvrir beaucoup d'oxydes métalliques. Cependant il faut mettre de la circonspection dans l'usage qu'on en fait» par les motifs qui ont été exposés (p. 424).

19. Chhmre calcique, à lëtat de dissolution. Cette dissolution sert rarement, par exemple, pour précipiter Tacide phosphorique (p. 222). Dans la plupart des cas^ elle peut fort bien bien être remplacée par une dissolution de chlorure barytique.

La dissolution du chlorure calcique doit ne pas donner de précis pité quand on y verse de l'ammoniaque^ si elle en produit un» c'est une preuve que le sel contenait des traces de phosphate calcique ou d'autres substances analogues. Lorsque la dissolution, mêlée avec l'ammoniaque» se trouble légèrement» et devient noir&tre par

le gdlfliydrate ammonique, elle contient un peu de chloniie ferrique ou d'autres composés métalliques.

20. Acétate piombique > à l'état de dissolution* On l'^soiploie également^ dans quelques cas, pour déeeuvrir l'acide pbosphoriqiie (p. 223).

Il y a quelques circonstances oà l'on y substitue le n^aêe phni^ bique.

L'acétate piombique qu'on renèentre dm» le eommmd peut quelquefois contenir de Taeétslte eakîque. Si l'en ajctete à sa disNit lution une dissolution de sulfide hydrique^ jusqu'à ee qae font l'oxyde piombique soit précipité^ à l'état de sulfore (itombiqiie^ là présence de la chaux se reconnaît dains bt liqucnr filtrée^ en sursit* tarant celle-ci avec de l'ammcmiaque ou avee une dissohitidn d'acide oxalique ou de bi-0!talate potassique^ qui détenoffncf un |if6eî-» pité d'oxalate calcique. Si> après avoir saturé ayee de rammotnaqoa la liqueur séparée du sulfure piombique par ht filtraHon , en y ajoute du suUhydrate ammonique» tin trcNible causé pdr dtl sulfure de fer noir a lieu quand le sel contenait un sel de fer. Si ht disscK littion du sel devient bleuâtre après la sursaturatkn m ineiycte àé Tammoniaque, ce sel contient de l'oxyde cuivriqae.

11 est rare qu'on emploie le àanx-iieétofe pUnMtfie âo Ikâu de Ta^ eétate neutre.

21 . Sulfate ferreux. Récemment dissous danç l'eaiiy il seM poiài reconnaître l'or (p. 143), l'acide nitriqtte(p. 19T)et)'aeideiiilfi^x (p. 202).

Quand la diss(rfalion contient un ped d'oxydé feffiqiNf ^ to ^1 a toujours lieu, si l'on n'a pas ea soin de la mettre oompièteimeift k l'abri du contact de l'air, on se sert de Tacide cyanbydriqne pont le reconnaître (p. &i9). Il vaut encore mieux, à cet effets verset dans la dissolution de sulfate ferreux un peu de dissolution dt chlorure fcrrique ou d'un oxysel ferrique.

Le sulfate ferreux qu'on trouve dans le commercé contient fréquemment du sulfate cuivrique, du sulfate zihcique, du sulfaté magnésiquo et autres sulfates, dont la présence n'a pas de graves inconvéniens dans la plupart des analyses qualitatives. 11 n'en peut exister aucune trace dans un sel qu'on prépare soi-même, en dissolvant du fer dans de l'acide sulfurique étendu^ il n'y en a pas non

plus dans celui qui se produit quand on fait réagir l'adde sulforiquê étendu sur du sulfure de fev^ pour obtenir le gaz sulfide hydrique»

32. Chlorure Uanneux. La dissolution réoemmait préparée du chlorurestanneuxy à laquelle on a ajouté assez d'acide chlorhydrique pour la rendre claire» sert à découvrir l'oxyde aurique et le chlorure aurique (p. H3), de même que pour opérer la réduction de certains oxydes métalliques faciles à réduire.

Le chloruve slanneux qui existe dans le commeice contient soufrent de l'oxyde slannique» qui ne se dissout pas complètement lorsqu'on opère la dissolution du seldansde l'acide chiorhydriquetrèsétenduy et qu'il faut séparer par la filtration. Une petite quantité de cet oxyde ne nuit pas dans les analyses qualitatives.

lie chlorure stanneux» traité par une petite quantité d'eau et un grand excès de suUhydrate ammonique» doit se dissoudre complè* tement (p. 151). S'il reste un sulfure métallique noir non dissous, ce peut être du sulfure de fer» de plomb, etc.

Les dissolutions du sulfote ferreux et du chlorure stanneux sont très-suj^tes à devenir incapables de servir» parce qu'dlès ont absorbé de l'oxygène ; c'est pourquoi il faut les préparer peu de temps avant de les mettre en usage.

23. Alcool. On s'en sert pour précipiter complètement le sulfate caMque (p. 30), pour découvrir l'acide borique (p. 239), et dans plusieurs autres intentions.

On doit avoir soin que l'alcool soit pur de tout mélange étranger. Il ne doit pas laisser de résidu quand on Tévapore.

24. Eau distiUée, le plus important de tous les dissolvans. Comme on en a besoin dans presque toutes les analyses, il faut avoir soin qu'elle soit de la plus grande pureté. Une quantité de quelques grammes qu'on évapore dans un creuset de platine propre doit ne laisser aucun résidu. Elle ne doit pas rougir le papier de tournesol, ni se troubler par l'addition du nitrate argentique. Quelquefois elle contient des traces de sulfate calcique, auquel cas elle se trouble, au bout de quelque temps, lorsqu'on y verse soit une dissolution de chlorure barytique, soit une dissolution d'acide oxalique, avec addition d'ammoniaque.

26. Pa/>ieriferfacfion, papier de tournesol, de Femambouc et decurciima.

BÉAGTIF8. 469.

Les réactifs qui viennent d'être énumérés suffisent pour la piu» part lies analyses qualitatives. Cependant on en emploie d'autres encore; mais ceux-ci servent principalement pour examiner de plus près l'un ou Tautre des principes constituans qui ont été iso* lés dans l'analyse, ou pour analyser des substances rares. Les plus importans sont ceux qui suivent :

1 .hdchlore, à l'état de dissolution dans l'eau, sert pour découvrir le brAme dans les dissolutions de bromures métalliques et de l'acide bromhydrique (p. 367), quelquefois pour découvrir l'iode (p. 372), et pmr oxyder certaines substances. L'eau de chlore -se prépare en agitant ensemble du chlore gazeux et de l'eau ; on la conserve dans de petits flacons. Elle doit décolorer le papier de tournesol et la dissolution d'indigo. Si le premier de ces deux effets n'a lieu qu'autant qu'on emploie une grande quantité de réactif , c'est une preuve que celui-ci ne contient pas assez de chlore, ou qu'il s'est décomposé peu à peu.

Dans certains cas, on peut employer du cft/orurdcbcftatia?, au lieu d'eau de chlore.

2. Acide acétique» On s'en sert quelquefois pour dissoudre des substances oxydées, lorsqu'on ne peut pas recourir à l'acide nitri^ que ni à l'acide chlorhydrique.

On l'emploie de force médiocre, ayant une pesanteur spéciflque d'environ 1,04. Il doit être exempt d'acide chlorhydrique, d'a~ cide sulfurique et de corps métalliques.

3. Acide tartrique. Sa dissolution concentrée sert à découvrir la potasse (p. 4), ainsi qu'à la distinguer de la soude (p. 8), de la lithine (p. 12), et môme de l'ammoniaque (p. 16). 11 ne faut pas la conserver en trop grande quantité, parce qu'elle inoisit aisément.

L'acide tartrique doit se dissoudre en totalité dans l'alcool. S'il contient un sel calcique, l'alcool ne le dissout pas complètement, dans la plupart des cas, et l'acide laisse un résidu, quand, après ravoir carbonisé sur une feuille de platine, on brûle le charbon à la flamme du chalumeau. La dissolution de l'acide tartrique, à laquelle on ajoute un sel barytique, doime un précipité de sulfate barytique lorsqu'elle contient de l'acide sulfurique. On découvre les corps métalliques qui pourrsiient étrç mêlés avec le sel, soit

ateo la dlndMion de sttlfide hydrique, soit avec le sulfhydrate ammoniqdei aptes la sataration au moyen de Tammoniaque.

4. SuifaU obmirdque. On emploie sa dissolution pour découvrir là potasse (p. 4) et l'ammoniaque (p. 16). Gependaotoa peut presque se paaser de lui. La inetlleure manière de le préparer eoa-i siste à prendre Falumine pure qu'on obtient dans les analyses qualitaliyes de Substances qdi ne contiennent pas de potasse^ à verser dessus de l'acide stilfurique, et à chauffer le tout jusqu'à ce que l'acide sttlfartque en excès soit presque entièrement dissipé. On dissout ensuite la masse dans une petite quantité d'eau^ et oit Mire la liqueur i Qtiand on fait trop rougir le sulfate aluminîque, il perd une partie ou mértie la totalité de Son acide sulfurique*» aliora il est insoluble dans l'eau.

5. Acide nitrt^tcHqiU. 11 sert à découvrir la potasse» (KHfr b^ quelle il est le plus sentible de tous les réactifs (p. 3).

6. SucctruUe ammonique. On emploie quelquefois la dissolution neutre pour distti^uer la baryte de la atrontiane et de la chaux, à défaut d'addesilicifluorhydrique (p. 21, 25 et 29). Hais on s'en sert surtout, dans les analyses qualitatives, pour s^Rirer de petites quantités d'oxyde manganeua et d'autres oxydes mêlés avec de l'oxyde ferrique.

Quand la liqueur séparée du suecinate ferrique par la ffliralton contient déjà dès seb d'alcalis Qxes, on peuisubstitucr le lue^fia^ sodique au suecinate ammonique.

Lq suecinate ammonique nef peut être conservé qu'à l'état de dissolution, car le sd qui cristallise atf seini d'tme dissolution neu-^ tre est un sursel . Gependaolil ne faut pas préparer une trop grande quantité de dissolution neutre^ attendu qu'elle o^nmence à moi'^ sir au bout de quelque temps. Quant au suecinate sodique^ c'est, au contraire, un sel neutre à l'état cristallin.

Comme on prépare 8oi*mème lesdeux sels» ils m peuvent qn'ètr» purs, si l'acide succinique dont on se sert l'est lui-même. L'aeide succinique pur se dissout complètement dans l'alcool^et se volatilise complètement aussi sttr une feuille de platine, tandis que celui qui contient de l'acide tartriquelaisseun résidu charbonneux abondant. On peut aussi reconnaître par les mêmes moyens si l'acide est mêlé avec des corps fixes, par exemple^ avec du bisulfaieou dubio-

li^late potaasMiae. Traité par la potasse, il ne doit pas dégager d'odeur d'ammoniaque; autrement ce serait une preuve qu'il con-^ tient un sel ammouique^ par exemple^ du chlorure ammonique. L'acide sucdnique doit être presque entièrement exempt d'huile empyreumatique, et avoir une couleur blanche. Sa dissolutioni mêlée à celle d'un sel rerrique, ne doit pas empêcher la précipitation de l'oxyde ferrique ^ quand on ajoute un excès d'ammoniaquci Si ce cas arrive, on conclut qu'il contient de l'acide tarlrique, ou d'autres substances non volatiles^ d'origine organique*

Jadis on se servait quelquefois, pour séparer l'oxyde ferrique, des benzoaies alcaline^ dont l'usage convient moins cependant que celui dessuGcinates.

7. Sulfate mognéiiqtAe. Sa .dissolution^ mêlée avec assez d'une dissolution de chlorure ammonique pour que l'ammoniaque n'y fasse pas naître un préeipité d'hydrate magnésique (p. 34 )i sert quelquefois, après l'addition d'ammoniaque, pour découvrir r«.^ cide phosphorique^ surtout dans des dissolutions qui contiennent en même temps de l'acide sulAlrique (pi 292 et 225);

8. CAromore/iatoMtftteé Sa dissolution sert pour précipiter plu*^ sieurs oxydes métalliques^

Lechromate potassique qu'on reneoritre dadsleoomniereepeut contenir du sulfate potassique. On découvre Id présence de céder* nier, en ajoutante la dissolution du sel de l'acide tartrique ou de l'acide oxalique et de l'acide chlorhydrique, et chauffiaint etisuitele tout, ce qui convertit l'acide chromique dtf ehromate en oxyde cbromique vert, lequel reste dissous dans les aeides (p. 275)» alorsi si la dissolution verte contient de l'acide sulfurique, une dissoIiiH tion de chlorure kirytique y prodoit un précipité de sulfate baryti^ que. Quand le ehromate poiassiquecontient du nitrate potassique/ il fuse sur les charbons ardens.

On peut employer, dans les analyses, le ehromate potassique neutre jaune. Mais ordinairement les fabriques de produits ehimi^ ques ne fournissent pas ce sel aussi pur que le bichromate potassique, qui, par celte raison, obtient la préférence.

9. lodure potassique. Sa dissolution est également employée comme réactif pour plusieurs oxydes métalliques* dans les disso-^ lutiODS desquels elle produit un précipité d'tine çottleur caraelé-

rtstique. Cependant j*ai déjà dit précédemment (p. 371) que llo-' dure potassique n'est point un réactif certain.

L'iodure potassique peut être folsifié ayec du chlorure potassique ou du chlorure sodique; on y découvre la présence des chlorures métalliques par les moyens qui ont été indiqués (p. 371). S'il contient de l'iodate potassique» on le reconnaît par la méthode décrite (p. 372). S'il renferme du carbonate alcalin, les acides mis en contact a^eo lui d^gent du gaz acide carbonique, et il ne se dissout pas complètement dans Talcool.

10. Bicarbonate fwianique, ou» à son défaut» bicarbonate sadique. Les dissolutions de ces sels servent principalement à distinguer la magnéne de Talumine ( p. 33 et 37)» comme aussi la baryte» la strontiane et la chaux de l'oxyde manganeux» etc.

Quand le bicarbonate potassique contient du carbonate potassique» il s'humecte à l'air. S'il est pur» sa dissolution ne fait {joint naître à froid de précipité dans celle du sulfate magnésique.

11. Sulfate potauique. On se sert de sa dissolution» en place d'acide sulfurique étendu» pour distinguer la chaux de la baryte (p. S8); elle sert aussi à précipiter et reconnaître la thorine (p. 43), l'yttria (p. 45)» l'oxyde céreux (p. i6) et la ziroone (p. 49).

Le sulfate potassique qu'on rencontre dans le commerce contient quelquefois des substances étrangères. S'il renferme du sulfate zincique» sa dissolution donne» par le sulfhydrate ammonique» un précipité blanc» de sulfate de zinc» qui a une teinte noirâtre ou brunâtre» quand il existe en même temps des traces de sulfate ferreux ou cuivrique dans le sel. La présence du sulfate magnésique se reconnaît en ajoutant à la dissolution du sel une dissolution d'hydrate potassique» qui donne lieu à un précipité de magnésie. Si le sel contient du sulfate calcique» une dissolution de bioxalate potassique produit dans la sienne , surtout après qu'on y a ajouté un peu d'ammoniaque» de l'oxalate calcique» qui la trouble. Quand le sel contient du nitrate potassique, il fuse sur les charbons ardens. Lorsqu'il est mêlé avec du bisulfate potassique» sa dissolution rougit fortement le papier de tournesol .

12. Sulfate calcique. Sa dissolution est propre à faire reconnaître l'acide oxalique (p. 332) ei l'acide paralartrique (p. 343), comme aussi à distinguer la chaus^ de la baryte et de la strontiane (p. 28) .

llÊAGTlFd. 443

On prépare la dissolution du sulfate calcique en mettant du sel pur et pulyerisédans un flacon ayec de l'eau distillée, agitant le tout, et laissant déposer l'excès de sel. Pour en faire usage, on décante la liqueur claire, et on la remplace par de l'eau distillée, afin d'avoir toujours en réserve une dissolution saturée.

13. Eau de chaux. Elle peut être employée pour pr^piter l'acide arsenieux (p. 301), l'acide carbonique (p. 328), et souvent aussi les dissolutions des phosphates. Elle doit bleuir fortement le papier de tournesol, et ne pas avoir perdu la plus grande partie de sa chaux par suite d'un mauvais procédé de conservation.

14. Carbonate barytique. h sert pour précipiter plusieurs oxydes, et les séparer les uns des autres. Il doit être exempt de sels alcalins et autres. Pour l'essayer, on en fait bouillir une certaine quantité dansFeau; on filtre la liqueur, et on Tévapore à siccité; elle ne doit pas laisser de résidu.

A défaut de carbonate barytique, on peut employer du carbonate calcique pur. Cependant la chaux ne se sépare pas d'une liqueur aussi promptement que la baryte, ce qui rend le carbonate barytique préférable au carbonate calcique.

15. Chlorure aurique. Sa dissolution neutre sert à reconnatiro l'oxyde ferreux, l'oxyde stanneux et le chlorure stanneux, ainsi que quelques acides, qui en séparent de l'or métallique.

. 16. Nitrate mercureux. On emploie sa dissolution pour précipiter et reconnaître l'or, le platine et quelques autres métaux, comme aussi pour précipiter plusieurs acides, notamment beaucoup d'à* cides organiques.

Si la dissolution contient de l'oxyde mercurique , en même temps que l'oxyde mercureux, tout le mercure n'en est pas précipité à Tétat de chlorure mercureux par l'addition d'un excès de dissolution de chlorure sodique, et l'on peut encore découvrir de l'oxyde mercurique dans la liqueur filtrée. Quand le sel est neutre, on obtient une poudre blanche, de chlorure mercureux, en le broyant à sec avec un excès de chlorure sodique et ajoutant exi-^ suitedel'eau; si, au contraire, il est basique, on obtient parla une poudre verdâlre, qui est un mélange de chlorures mercureux et mercurique. Dans les deux cas, la liqueur filtrée ne contient pas de mercure dissous.

494 AiACrivs.

i7. Cyanure mercurique. On peut s'en servir pemréécofivrif le palladiam (p. 139) , et, dans quelques c&s, le platine ^p. 136^ Lfli <fis6olttthm ne doit pas réagir à la manière des bases.

48. Chhrwre mercurique. Sa dissolution peut prrînetpaleittent être employée pour reconnaître les acides phosphoreui et hypo^ pli06|dioreux, ainsi que leurs se!s , quand ils se trouvent mêlés affee de lucide phosphoriqœ on des phosphates fp. 9919 et 239.) On peut aussi s^n servir pour trouver des substances eapablesde réduire le dilontre mercurique en chlorure mereureox ou en mercure. Elleseeomporte d^une manière très caractériséiqueavee legaz hydrogène phosphore et legaz hydrogène arsénié.

Le chlorure mercurique doit se volatiliser en totalité, et sans lais-, aer de lésidu^ quand on le chauffe. Il doit aussi èfne complètement foluble dans Tean , )*aicool et l'éther.

19. Sulfate cuivrique. On peut quelquefois employer sa dissolutien pour découvrir Tacide arsenieux (p. 294). On peut se servir pour eeh de celui qui existe dans le commerce, et qui souvent contient de petites quantités de sulfate ferreux et de suifete zmcique.

20. Chloruré ferrique , sulfateferrique^ ou un autre selferrique. On y a recours surfout pour trouver Tacide acétique (p. 556) et Facide fbrmique (p. 957).

21 . Addt> sulfureux. Sa dissolution dans Teau , ou aussi dans l^dcool, qui en absorbe davantage que Teau, sert prirticulièrement à préeipiter l'acide sélénieux et l'acide fellureux de leurs dissolutions et de ceNes de leurs sels (p. 187 et 193). I^is on l'emploie aussi pour réduire plusieurs métaux , et pour convertir des degrés supérieurs d'oxydation en d'autres moins élevés. Cependant il vaut mieux 9 au lieu d'acide sulfureux, employer la dissolution d^un sulite alcalin y soit du sulfite ammonique» soit du suHite sodique. Hais, à P^ard de ce dernier, il ne faut l'employer qu'à Fétat solide, ou ne le faire dissoudre que peu d'instans avant l'expérience.

Lorsque la dissolution de l'acide sulfureux et des sulfhes alcalins n'a pas été soigneusement mise à Tabri du contact do Vair, il s^ est presque toujours produit une quantité plus ou moins considérable d'acide sulfurique , ce qui fait que la dissolution de chlorure baryllque y détermine un précipité blanc, qui est complètement insoluble dans l'acide chlorhydrique^ s'il s'agit d'acide sulfureux^

et qui se dissout en partie (fans cet acide , d'il est question de sul* fites alcalins. La plupart du temps, la présence de Tacide sulfurique dans l'acide sulfureux n'exerce aucune influence» nuisible.

Ceqii'il y a de pieux , c'est de préparei? V^f^i» snlftireux eq faisant chauffer ensemble de l'acide sulfuriquè cpncentré et du charbon grossièrement pulvérisé ; on reçoit le g^z d9Q9 de l'eau, de i^akooi , de l>mmoniaque ou une dissolution de p$rbpna||Q alcalin.

22. Adde phûiphoreuas , ou la combinaison d'acide phosphoreux et d'acide phosphorique qui se produit par h combustion spontanée du phosphore dans l'air humide. C'<^ d^ps bea^coup de cas un excellent moyen de réduction.

23. âou»-«i/iail6pato<<t9ue(liqpeiirdpS(C»illfdux). Sa di$9olutior) est employée pour découvrir {'acide pbo^pbprique dans le phosphate aluminique (p. 226).

24. Sulfocyanure pouusique. Sa dis^Iiition sert k découvrir les plus petites traces d'oxyde fercique (p. 423).

26. Nitrate poumique y à l'état solide. Il sert pour découv|rir le carbone et les corps qui en contiennent, ainsi que pour oxyder beaucoup de métaux et d'autres substances. Si l'on a des corpi^ contenant du soufre à oxyder par le nitre, il faut que celui-ci çpit parfaitement exempt de sulfate potassique.

26. Zinc, à l'état métallique, pour précipfter plusieurs métaux de leurs dissolutions. On l'emploie ou en petites baguettes pouléeS| ou en feuilles. Le zinc marcliand est impur ; il coutient de petite; quantités de fer, de cadmium, de plomb et d'autres métaux, dont cependant la présence n'est pas très-nuisible dans la plupart des. analyses qualitatives. Toutefois le mieux est d'employer, quand on le peut , du zinc distillé.

27. Fer^ à l'état métallique, pour précipiter des quantités très^ petites de cuivre contenues dans des dissolutions (p. 99). On peut se servir pour cela de tôle polie, ou d'une petite lame de cout teau, ou de tout autre fer pur et malléable.

28. Cuivre y à l'état métallique. On l'emploie, tantôt en feuilles pour reconnaître l'oxyde mercureux (p. 111) et l'oxyde mercur rique (p. 118), tantôt en limaille, pour découvrir Tacide nitri-» que (p. 198).

S9« Or, L'or battu sert à découvrir Tacide nitciquei racî4Q vi^

iOA RÊÀCTir8«

treox, te chlore èC Tadde chlorhydriqae (p. 369). Âvéb Tétain, il sert quelquefois à trouyer de petites quantités de mercure (p. 118). âO« Suraxifde de wanganèie, ou , dans beaucoup de cas.» à sa ' place, turaxyde pUmbeux ou mroxyde ptombùptep employé pour découvrir Tacide chlorhydrique et la plupart des chlorures métalliques (p. 360 et 364}.

31. Indigo. Sa dissolution dans l'adde sulfurique concentré fumant sert à découvrir l'acide nitrique (p. 198).

32. Amidon. On s'en sert pour découvrir Tiode et les iodures métalliques (p. 373, 373).

33. Êther, On l'emploie surtout» de concert avec Teau de chaux pour découvrir le brome (p. 367). Il sert aussi oonmie dissolvant et comme moyen d'opérer des précipitations.

34. Infunon de noix de gaUe, Elle peut servir dans certains cas à découvrir de petites quantités d'oxyde ferrique dans des dissolutions (p. 75). On peut aussi l'employer pour reconnaître quelques autres oxydes métalliques, notamment l'acide titanique (p. 251) et l'acide tantalique(p. 248). On l'obtient en faisant digérer à froid de la noix de galle grossièrement pulvérisée dans de Talcool étendu d'une ^le quantité d'eau.

[\ ces réadife on peut ajouter VanlimoniaU potanique, préparé en faisant fondre de l'acide antimonique avec un excès de potasse ; la dissolution de ce sel constitue, d'après Fremy, un bon réactif pour distinguer et même pour sépara la soude d'avec la potasse ; elle forme dans un sel de soude en dissolution dans Teau un précipité cristallin et insoluble d'antimoniate de soude : elle accuse facilement dans une liqueur la présence de ~ de sel de soude.

Le précipité ne se forme qu'après quelques secondes d'agitation. E. P.]

Pai*mi les réactifs les plus indispensables se rangent encore ceux qu'on emploie dans les essais au chalumeau. Car, même dans les analyses qualitatives par la voie humide, on ne peut souvent pas, comme je l'ai déjà dit plus haut, se dispenser de recourir au chalumeau. 0erze(ius ayant fait connaître en détail , dans sv>n Tr^iité,

ftÉACTIPS. 497

les réactifis auxquels on doit avoir recours pour exécuter ees essais; je renvoie à cet ouvrage » qui » pouvant être consulté toutes les fois qu'il s'agit d'analyses qualitatives ^ m'a permis d'être très-court dans la description que j'ai donnée des essais au chalumeau.

La seule chose qu'il importe ici de faire remarquer, c'est que» dans la plupart des essais au chalumeau» on n'a besoin que de trois réactifs secs. Ge sont :

i* Le carbonate «ocfêfu^ non hydraté. Il est nécessaire que ce sel soit très-pur» et surtout exempt de sulfate sodique. On l'essaie comme il a été dit (p. 479). Les expériences au chalumeau n'exigent que de très -petites quantités de soude» comme aussi de tous les autres réactifs. On peut se la procurer pure» soit en employant du bi-carbonate sodique» soit en préparant du carbonate sodique simple par une calcination légère du bi-carbonate. Une petite quantité de chlorure sodique n'exerce pas d'influence nuisible] dans la plupart des cas.

On emploie la soude pour réduire les oxydes métalliques, tant lorsqu'on soumet ces derniers seuls à l'action du chalumeau» que surtout quand on agit sur leurs sels, et qu'on veut obtenir le métal des chlorures» des bromures et des iodures. Un second mode d'emploi de la soude consiste à chauffer les oxydes avec elle» pour voir si les deux corps fondront ou non ensemble» ce qui sert à distinguer les différens oxydes les uns des autres.

2. Phosphate ammonicosodique (sel de phosphore). Ge sel contient ordinairement une petite quantité de chlorure sodique» qu'on l'ait préparé soit avec l'urine» soit avec le phosphate sodique et le sel ammoniac. La plupart du temps» cette circonstance ne nuit pas dans les essais au chalumeau. Cependant» lorsqu'on est obligé d'employer le sel de phosphore avec de l'oxyde cuivrique» pour trouver des chlorures» des [bromures et des iodures métalliques (p. 364, 869 et 375), il a besoin d'être pur de tout mélange avec du chlorure sodique. On reconnaît la présence de ce dernier en ajoutant à la dissolution de l'acide nitrique et du nitrate argentique» ce qui donne lieu à un précipité de chlorure argentique.

Le sel de phosphore ne doit pas non plus contenir de phosphate sodique en excès. On s'en assure en le faisant fondre sur du charbon, à la flamme du cbaluniei^n ; s'il y a excès de phosphate sodit 93

(fie 9 le bdiitoû n'est pas limpide après le refroidissement , tandis ipÊe, dans le èas contraire, il est parfaitement transparent et inoolofe.

Le ael de phosphore dissent presque toutes les substances par la fitsioni 11 n'en laisse Indlasoutes qu'un très-petit nombre, qui ont des propriétés acides. Lomqu'on le chauffe, il perd son ammoniaque et son eau, et agit alors par Tacidé phosphorique libre qu'il contient.

S. Boftui:. Le borax du commerce est pur dans la plupart des cas, et peut sertir à des essais au chalumeau. Lorsqu'on l'a préparé avec le tinkal, il contient une petite quantité d'une matière organique, ce qui fait qu'après la fusion il donne un globule grisâtre ou noir&tre , qui cependant devient incolore si l'on coniînue le feu. Le borax à employer doit donner une dissolution aqueuse qui , après qu'on y a ajouté de l'acide nitrique, ne soit troublée ni par la dissolution de nitrate argentique, ni par celle de chlorure barytique. En fondant, il dissout toutes les substances, du moins celles qui sont oxydées, tant celles qui agissent comme bases que celles qui agissent comme acides.

Outre ces réactifs principaux, on en emploie encore quelques autres dans divers cas, et seulement pour la recherche de certaines substances \ ce sont :

i . Acide borique, poUr découvrir, au moyen de l'oxyde ferrique, la présence de l'acide phosphorique ( p, 230 ).

2. Une dissolution de nitrate cobûUique. On le conserve dans un âacon bouché à Témeri, dont le bouchon se termine dans Tintérieur du flacon par un long tube de verre efïîlé, à l'aide duquel on puisse tirer une goutte de la liqueur et remployer pour des essais au chalumeau. On ne fait guère usage de ce réactif que pour la recherché de la inagnésîe (p. 35) et de l'alumine (p. 29) ; on l'emploie aussi, niais avec un résultat moins certain , pour découvrir l'oxyde zîncîque (p. 61) et quelques autres oxydes.

La dissolution de nitrate cobaltique doit être préparée en faisant dissoudre du cobalt pur dans de l'acide nitrique pur; de l'acide libre ne nuit pas aux essais. La plupart du temps aussi il est indifférent que la liqueur contienne de l'acide arsenique ou de l'acide arsenieux; mais elle doit surtout être pure d'alcalis Gxes, et quand

liÉÂBTlPS. 499

pn emploie de Toxyde cobnUique qui a été pfédpilé de sa dissolution par rhydrate potassique, il faut le laver avep soin. La dissolution ne doit contenir non plus ni oxyde ferrique ni autres oxydes.

On peut employer y au lieu d'une dissolution de nitrate cobaltique, de Voxalale cobaltîquê an pûudse. On mêle la substance qu'on veut examiner avec un peu d'eau et d'oxalate cobaltique. Cependant il faut, dans ee eas, foire rougir la substance k la flamme du chalumeau plus long-temps qu^ quagd on opère avee du nitrate cobaltique dissous.

8. Une dissolution de nitrate niccoUque, ou, à sa place, d'oxatate niccolique. On s'en sert pour distinguer la soude de la potasse (p. 6 et 8). Il est nécessaire dans ces expériences que le nickel sôît exempt de tout cobalt ; ou l'essaie de la manière qui a été indiquée page 68.

i. Oxyde cuivriqtie. Le meilleur est celui qu'on obtient en faisant rougir le nitrate cuivrique. Il ne sert que pour découvrir le chlore (p. 23), le brome (p. 27) et l'iode (p, 31). A celte fin, il faut que l'oxyde soit parfaitement exempt de chlore^ et que le cuivre employé pour la préparation du pitrate ait été dissous dans de l'acide nitrique pur.

5. Spath fluor pulvémé, Il sert pour découvrir les sulfates bary tique (p. 23)» strontianique (p. 37) et c^lcique (p. 31), car il n'y a que ceux-là qui puissent fondre avec lui eu un glubule incolore devenaul blanc de Igit par le refroidissement.

6. Ètain» On s'ea sert pour réduii» des d^rés inféiiaurs d'oxydation à dWres moins éievés on à i'éut métallique. Le mieux est d'employer les rognures d'étaia qu'on se procure en gâtant une bagueue d'éiaia aveo un couteau, ou de Fétain eu fieuiiles.

7. Fer. On se sert de cordes de cUveein n'' 7 ou 8, pour décou^ vrir Tacide pliosphorique (p. 230).

8. Bisulfate potassique. Pour déi^HiTrû l'acide borique dans IfiS borates (p. 208), le brème (p. 369) et l'iode (p. 374).

9. Adde siUcique, 1^ mieux est de remployer à l^étatdedivi<« aion extrême; tel qu'on l'obtient on analysant des minéjraux liliei*

hOO APPAREILS.

fèrcs. Il sert à découvrir Tacide sulfurique (p. 176)> et, en général^ les substances qui contiennent du soufre.

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