DES APPAREILS
La plupart des analyses qualitatives n'exigent qu'un très-petit nombre d'appareils fort simples , qu'on peut aisément se procurer partout.
Les objets les plus indispensables dans ces recherches > par la voie humide, sont de petits verres, dans lesquels on dissout les substances qu'on veut examiner et on essaie les dissolutions par les divers réactifs. On prend quelquefois pour cela des verres peu larges et à pied , ayant la forme de ceux qui servent à boire le vin de Champagne. Ceux-là se tiennent fort bien ; mais il est impossible d'y chauffer un liquide à la flamme d'une lampe à esprit-devin, ce dont la nécessité se présente dans presque toutes les analyses qualitatives. Il faut donc mieux employer pour ces analyses des verres cylindriques, qui peuvent facilement être faits avec des tubes de veire blanc. On choisit à cet effet des tubes appelés àbaromètre, dont le verre ne soit pas trop épais, et on les coupe en cylindres ayant une longueur double de celle qu'on veut donner aux verres d'essai. On chauffe alors ces cylindres l'un après l'autre, dans le milieu, à la flamme d'une lampe d'émailleur, et lorsque le verre est devenu mou, on en écarte les extrémités, de manière qu'on obtient deux tubes pareils, qui sont presque soudés à l'un de leurs bouts. On fait fondre entièrement cette extrémité du tube, et on la soufleun peu, de manière qu'elle devienne hémisphérique. Le bord supérieur du verre peut encore être chauffé à la flamme de la lampe d'émailleur, et renversé un peu, afin qu'il soit facile d'épancher les liquides hors du vase. La longueur qui convient le mieux pour ces sortes de verres est celle de cinq pouces, sur un diamètre dé huit lignes.
On peut très-bien chauffer dans ces verres et mômey faire bouillir les dissolutions, ainsi que les précipités qui ont été produits. Mais, aGn que, quand on y fait bouillir des substances insolubles s^vec