Acide phosphorique. 6. Acide carbonique
O 7 fhl p (Q^*' ^^°^ *^ substance soumise à l'analyse, sont 8 So f i combinés avec jun des métaux des bases ènumé- ' ( rées précédemment.
Lorsqu'on procède à l'analyse, par la voie humide, d'une substance donnée, il faut d'abord examiner si cette substance est soluble, soit en totalité, soit en partie, ou insoluble dans Teau. Des indications que je donnerai plus loin pour l'analyse des substances non solubles dans l'eau, il suit que celle des corps solubles dans ce réactif est beaucoup plus simple et plus facile.
On reconnaît fort aisément la solubilité ou l'insolubilité de la substance sur laquelle on doit agir, en en prenant un peu, environ un gramme, si l'on en a une certaine quantité à sa disposition. On agite cette portion, dans un verre à essai, avec de l'eau distillée, et s'il ne s'opère point par-là de dissolution , on chauffe le tout à la flamme d'une petite lampe à esprit de vin. Si la substance refuse encore de se dissoudre complètement, on filtre un peu de Teau avec laquelle elle a été agitée, et l'on en évapore quelques gouttes avec précaution, sur une feuille de platine, à la flamme de la lampe à esprit de vin. Si l'on observe de cette manière un résidu abondant, la substance est partiellement soluble dans l'eau; s'il n'en reste pas, cette substance est totalement insoluble.
Quelquefois on obtient un léger résidu sur la feuille de platine. Dans ce cas, la substance contenait un principe constituant difficî-^
538 MAiiaHK DB l'amaltm qualitatiyb.
lement soluble, mab non complètement insoluble dans ]^eai|«
comme, par exemple, du sulfate calcique, ou bien cette sob8tan«e
est insoluble dans Teau, mais on ne Ta pas employée j^rbiteitiefit
pure.
Cette dernière circonstanod, la non pureté ahaoltie dea subaténcea à examiner, est fréquemmenl une cause d'iUuaion pour <seui qui n^ont pas enoora rkabitude des analyses quaHialÎTea^ ear ae n^eM qu avec de Texercice qu^on parvient à distinguer Qu^ sont ^ dana une substance donnée, les principes qui y sont essentiels et ceux qui ne s'y trouvent (fll'à \*M«t de mélangé êetsUêatel.
Celui qui veut s'exercer à des analjses qualitatives, en vue de sa propre instruction, doit d^abord choisir, pour ses essais, des substances à regard desquelles il sache que la comi)osition eti est siiiipie, et ne passer qu'ensuite à celles qui sont Complexes. Je mé suis convaincu, par une longue expérience, que cette milfaode ist là meilleure. Les débutans n'auront pas de peine k se ffocUrilt des substances peu composées et dont cependaùt la composition leur soit inconnue.
Je vais donc indiquer, dans ce chapitte et dai» \m dëta mh^m, la marche à suivre pour décottvrir l<» prinefrpes (miÉtHtiAm é^ tom^ binaisons qui ne sont formées que d'une basêf et d'un aetdê, tfH d*un métal d d'un eùtpê non métallique, en ayant sokt d'aitten» que ces principes n'appartiennenf paa à la ekit^^Aë it teuM. ipA sont rares. D'ailleurs (5omme, ce qui vïerrt d'êtr<? dK, B èil p*ttB fiwile de reeomMftfe la emtip(»Hkm dé» «obstanée» seMirfe» êêh§ l't^, nous supposerons, dan§ ee§ îteh cbaphi^e^, qm le eofp» doM m se propose de fake Fexaffien esiC MfsceiptHbfef dtf se éisstmàtf^ dan» l'eau.
En jetant im conp d'oeiil sur le taMe^n de ïmm el d^addcf» tfttè j'ai placé à ta télé de ee ebaffff fe, eetfi tftâ oM qnét[\sës éom^ sancea en ehimie y^trani sam pebe que foute» ee» ba»e» ne pen» vent pas se présenter diree tous ce» acide» darïs de» etmàèiuàs&ii» solnUes, non plu» que ton» les métaux def» prewiier» fffte îom Usé corp» non n^éfallique».
Les bases suivantes forment avec Vacide sulfuri^ué êe§ eoÈlM^ naison» insolubles, ou du moins fort peu solubles, qui, pat coYkséqu€Bt , ne sauraient exister dans le» substance» dont il s'agit ici :
KAACSE DE l'àNÀLTSE QUALITATIVE. 5S9
baryte, strontiane, chaux, oxyde piombique et même oxyde mercureux. Les combinaisons de cet acide avec l'oxyde btsmuthique, Toxyde mercurique et l'oi^yde antimonique, sont décomposées par Teau, qui précipite des sels basiques et dissout des sur-sels* On ne connaît pas de combinaisons de l'acide sulfurique aveo Toxyde au* rique. Les autres bases Torment atec cet acide des combinaisons qui sont solubles, du moins à Tétat neutre, car quelques-unes de celles qui sont basiques peuvent être insolubles : plusieurs d'entre elles, par exemple le sulfate argentîque, sans être très-solubles, le sont assez cependant pour qu'on ne puisse pas les ranger pa^mi les sets difficiles à dissoudre.
Presque toutes les bases mentionnées au tableau donnent» avec Vacide nUrique,des combinaisons solubles, au moinsàTétat neutre, car quelques sous-nitrates, en petit nombre, sont insolubles ou peu solubles. Les oxydes stannique et antimonique ne se dissolvent pas dans cet acide. L'eau décompose ses combinaisons avec Toxydo bismuthique et même avec les oxydes mercurique et mercureux« On ne connaît pas sa combinaison avec Toxyde aurique.
Les acides phosphorique et arsenique ne forment guère de oom«binaisons solubles dan; Peau qu'avec les alcalis. Celles aveo Ie« terres et les oxydes métalliques sont insolubles, au moins à Tétai neutre ou basique, et ne peuvent être dissoutes que par les aeidetf libres.
Les combinaisons de Vacide borUjue avec les alealis pont solubles; celles avec les terres et les oxydes métalUquês sont, pour la plii«> part, trés-peu solubles, sans cependant être, à proprement parler, insolubles.
Vande ewrbomqm m forme également de combinaisons solubles qu'avec les alcalis; celles avec les terres et les oxyde» métalliques sont iasolublet.
Le chlcTc forme des combinaisons insolubles avec la plupart des métaux des bases inscrites au tableau. Le chlorure argentique et le chlorure mercureux sont insolubles. Le chlorure piombique est peu soluble. Lesoxjdes de ces trois métaux ne peuvent, par conséquent, point se trouver dissous dans Teau eu présence de Tacide chlorhydrifi». Le chlorare bisamthîqm , le chlorure stanaenx et le
SiO MARCHE DE l'aNÀLYSE OÛALfTÀTIVE.
chlorure antimoniqae sont décomposés par Teau , et , pour redi^ soudre le précipité, il faut ajouter de Tacide chlorhydrique.
Le %oufre ne forme de combinaisons solubles dans Teau qu'ayec les métaux des alcalis et des terres alcalines ; plusieurs de ces dernières sont peu solubles. Les sulfures métalliques proprement dits sont insolubles.