‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 141 sur 167 · Marche de tanalyse pour trouver la base ou le métal · texte numérisé non relu

Marche de tanalyse pour trouver la base ou le métal

A. On rend légèrement acide une portion de la dissolution aqueuse concentrée de la substance qu'on se propose d' examiner . Le mieux pour cela est d'y ajouter quelques gouttes d'acide chlorhydrique ; on ne prend de Tacide nitrique fort étendu que quand il existe de Toxyde argentique, de l'oxyde mercureux, ou une grande quantité d*oxyde plombique, ce qu'on peut reconnaître au précipité blanc qui se forme quand on instille quelques gouttes d'acide chlorhydrique dans une partie de la liqueur. On ajoute à la dissolution assez d'eau saturée aussi fortement que possible de gazsulGde hydrique , pour que la liqueur exhale manifestement l'odeur de ce dernier. S'il ne se produit pas de précipité, la base est une de celles comprises dans le n^ 1 jusqu'au n** 13. Si , au contraire , il s'en forme un , cette base est de celles comprises depuis le n* 13 jusqu'au n^ 25, et par conséquent de V oxyde ferrique , de V oxyde cadmique^ de V oxyde plombiquey de V oxyde bismuthique^ de Voxydecuivrique^ de Y oxyde argentique^ de Y oxyde mercureux , de V oxyde mercwriqucy de Yoxyde aurique^ de Y oxyde stanneux^ de Voxyde stannique, ou de Yoxyde antimonique.

Si le précipité produit par la dissolution de sulfide hydrique est noir, la base est une de celles comprises depuis le n"" 16 jusqu'au n* 22 , par conséquent de Yoxyde plomhiquey de Yoonyde bwnuthique^AeYoxydecuivriquey àeYoxydeargenlique^ deYoaoyde mercureux , de Yoxyde mercurique ou de Yoxyde aurique. Pour distinguer ces oxydes les uns des autres , on fait les expériences suivantes :

On ajoute de l'ammoniaque à une petite partie de la combinaison dissoute. Si elle prend par-là une couleur bleue foa-

kÀRGHE DE L*ANALYSE QUALITATIVE, ^41

céé, sans que l'addition d'un excès d'ammoniaque produise un précipité fixe, la base est de \ oxyde cuivrique.

On étend d'eau une partie de la dissolution très-concentrée de la combinaison, après y avoir ajouté quelques gouttes d'acide chlorhydrique. S'il se produit ainsi un trouble laiteux et un précipité blanc, qui ne se dissolve pas dans l'eau ajoutée en plus grande abondance, la base est de Yoxyde bismuthique. On ajoute à une partie de la dissolution une ou quelques gouttes d'acide chlorhydrique. S'il se forme de cette manière un précipité blanc, qui ne disparaisse point par l'addition d'une grande quantité d'eau, la base est de Voxyde argemique ou de l'oxyde mercureux. Ondistingue ces deux oxydes l'un de l'autre parles expériences suivantes :

A une partie de la dissolution de la combinaison on ajoute une ou tout au plusquelques gouttes d'ammoniaque. S'il en résulte un précipité d'un noir foncé , qui ne se re- - dissolve pas dans un excès d'ammoniaque, mais qui prenne seulement par-là une couleur noire moins intense , ou si l'ammoniaque , quand la dissolution est très-acide , détermine un précipité gris, insoluble dans un excès du réactif , la base est de Yoxyde mercureux.

Lorsque, au contraire, une ou tout au plus quelques gouttes d'ammoniaque font naitre dans la dissolution un précipité brun, qui disparait aisément par l'addition d'une quantité un peu plus considérable d'alcali volatil , ou si l'ammoniaque ne produit pas de précipité dans la dissolution, surtout quand elle est acide, la base est de Voxyde ' argentique, A une partie de la dissolution on ajoute une dissolution de potasse en excès. Si l'on voit paraître une précipité jaune, la base est de Voxyde mercurique.

On verse une dissolution de sulfate ferreux dans une partie de la dissolution; se forme-t-il par-là un précipité brun , qui , après s'être déposé , ait toutes les qualités de l'or métallique, la base est de Voxyde aurique. Ou ajoute à la dissolution un peu d'acide $ulfurique

)Uâ Hàftcm DE jJAWkim gcAilf Afiti«

étettd»^ ou Ift dJaBohitknii d'an svXtaHe ; s*il it pnéuk on pré' cipité baoe, U hm» esl de TiMcycfe^ïA^Mfrt^M!. Quaad le précipité déternîiiè p«r b dîssohiiîov de sulGde Iq^driqye wl Uiftc h^leiix, k base est ie Tea^dv/em^.

Si ee précî|Mtè eil jamie, la base esl de Too^db ii(^ de VoirydrMKlMtftiA. Pow distiogaer ee» den lases Vmne de limite, es hit les. eipét ieiices MtMilM :

▲ Jàa» pMftie de la ditiohiliiMi mt ajonie êm fltdfhydrate auMBORÎqMfry apte» Savoir aentedioéc par Faernoniaquc, 8Î elle eat acide. Veit-eii paraître aiaat wv préeipéé jaune , iMeluUe dasasa eseé» qmkomqfoç de sniArydtale ammoaiqMey la base eat de Votsyda omkniqae.

Lorsque Tadditionr ém soilhydvate aumiDniKfae à une partie de la dissoliitioa y précédeoiinen^ neutralisée par rajnmoaiaqae, si elle est aoide, détermine la formation d*un précipité j^uBe(|Uftse redîssolve aieémenl dans u»excès de fiulihydrate ammoDiqide , la» base est de Voxyd& stmnique. Si le précipité psodait par la dissolution de^suifide hydrique est bnin46ncé , la base est dé \ oxyde mnneax.

Lorsque ce précipité est d'un rouge orangé , la base est de Voxyde antimonique,

B. Quand , après avoir été rendue acide , la dlssohition de la substance qu'on reut examiner ne donne pas de précipité avec celle du sulfide hydrique, que par conséquent la base n'est point une de celles comprises depuis le n* 14 jusqu'au n^ 25, on verse dans la dissolution neutre de la combinaison du sulfbydrate ammonique , après avoir eu soin, si la liqueur est acide , de la neutraliser par le moyen de Tammoniaque. Si ce réactif donne lieu i un précipité, la base est une de celles comprises depuis le n** 8 jusqu'au n* 1^ , etn^appartienipointà celles qui sont inscrites depuis le n* 1 jusqu'au n^'T. C'est', par conséquent, dfe ValuminCy de Voxydemanganeax^ de Voxyde zincique^ de t'oxyde cobaUique^ de Voxyde mccolique^ ou de Voxyde ferreux.

Si le précipité produit par le sulfhydrate ammonîque a une couleur noire , la base est une de celles comprises depii9 le n** 11 jusqu'au n<^ 13* Pour distinguer Tune de Tau-

liÀlCfifi m |.*ANALVftE QVKhllktVm. S4«1

tre eet treis hases , Yo^de oabalù^ue , Yos^yéê nkeoHque et Voaç^ikfewreux , on fait tes ^périettoei MiivMite»:

A une partie de bi diaselttlicMi eaajeuteuAefiksdution de carbonftle polassique ou so^îque.

S'il se forme par-là un précipité, qui $oil d^)Biboi4 blanc, vertisiae eDSiùle, et iaisse pair devenir rimge^un à la surface, te hàm^i^Yoii^dfifwnmQ^, S.'il e^ d'tt» Fouge sale , la tiaae esIdeJ'QaQ^A cofra/rifu^. S'ileat d'uB vnri cteÎF , cette base est de. Ï(moi^ nicco-

Im^Bfée te précipité que te suMbydfate ammoniqoe détermma dans tedisaolution cte te coinbiaaiaûa est couleuii de chair, la base est de Voocyde manganeuûo.

Si , «n Goa^ftire , «e précipité est hteac, la hase est de V9a^4$ zimi^ue on de Voim^^in^ Pouc dtstîngaer ^s deux bases l'u^e de l'autee, on fait tes expértences sdvantes:

A uae portion dç la diss^hittpn on ajoute de Tammonia-

que. Si te précipité qui sésuite de là est Uanc el soluble

d«ps w e^cés du réaotif , la base du sel est. de Yaxyik zin-

Lorsqu'au contraire le précipiU ne se redissout pmnt dans un excès d'ammoniaque, la hase est de Yakiminei C, Quand la dissolution rendue acidp de te substance qu^on Vient examiner ne donne pas de précipité par la dissolution de aulfide hydrique, et que le sulfbydrate ammooique n'^ détermine point non plus dans la dissolution neutre, la bâse n'est point de celtes comprises depuis te n"" 8 ^squ-au n° âô, mais de celles comprises depuis te n^ 1 jusqu'au n" 7. C'est par conséquent de la pçêasHy de la sottcle^ de la barpey de la Ur^mîane^ de la chaim^ ou de la magnme. On verse dans, une partie de la dissolution neutre de la combinaison une dissolution de carbonate pc^assique ou sodique. S'il résulte de là un précipité bjanc , la base est une de celles complaises depuis te n^ k jusqu'au n^ 7 et non une de celtes comprises depuis le \)9 1 jusqu'au n^ 3. Pour liistinguer l'une de l'autre les quatre bases depuis te vP 4 jusqu^au n^ 7, la baryte^ la uroutiam , la chaux et la magnésie , on verse de l'ammoniaque dans la dissolution neutre,

5^4 MARCHE DE L*âNALYSÈ QÙAUTATfVE.

S'il tô produit un précipité blanc, floconneux, la base est de la magnésie. (Cependant il faut remarquer, à cet égard, que quand la dissolution n*est point neutre , mais acide , Tammoniaque n^ j détermine pas de précipité , même lorsque la base est de la magnésie.)

Pour distinguer Tune de Tautre les trois bases , la baryte, la 9tro)Uiane et la chaux ^ que Tammoniaque ne précipite point de la dissolution neutre , on ajoute à la dissolution concentrée une dissolution également concentrée de sulfate calcique. Se produit-il sur-le-champ un précipité, la base est de la baryte; n'en apparatt-il un qu'au bout de quelque temps, cette base est delà stroruiane. S*il ne s^en forme pas, la base est de la chaux.

Pour distinguer plus sûrement encore Vune de Tautre la baryte et la itrontiane^ on yerse deVacide silicifluorhydrique dans la dissolution du sel. Si Ton voit paraître au bout de quelque temps un précipité, la base est de la baryte: s'il ne s'en forme pas, la base est de la strontiane. D. Si la dissolution rendue acide de la substance qu^on veut examiner ne donne pas de précipité par la dissolution du sulfide hydrique , et que la dissolution neutre n'en fournisse non plus ni par le sulfliydrate ammonique , ni par le carbonate potassique ou sodique , la base n'est point une de celles comprises depuis le n® 4 jusqu'au n** 25 , mais une de celles inscrites depuis le n* 1 jusqu'au n* 3 , par conséquent de la potasse, de la soude ou de Yammoniaque.

Pour distinguer ces trois bases l'une deTautre, on verse dans la dissolution concentrée delà substance une dissolution concentrée de potasse. S'il se dégagepar-là une odeur ammoniacale, et quedes nuages blancs se forment autour d'une baguette de verre trempée dans de l'acide chlorhydrique qu'on présente à la surface du liquide , la base est de Y ammoniaque. Si ces phénomènes n'ont pas lieu, on verse dans une partie de la dissolution concentrée une dissolution alcoolique de . chlorure platinique.

Se produit^il ainsi un précipité jaune, la base est de la l)Otasse^

ItAftCttE DE L*AWALYSÈ QtJALlTÀTIVE v 6A$

S* il ne se forme pas de précipité , la base est de la soude,

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