‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 143 sur 167 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

VARGHfi A SUIVRE DANS l' ANALYSE QUALITATIVE DES COMBINAI- SONS QUI SONT ABSOLUMENT INSOLUBLES ^ OU DU MOINS TBQÈS-PEU SOLUBLES DANS l'bAU , MAIS QUI SE DISSOLVENT DANS LES ACIDES ^ ET QUI NE RÉSULTENT QUE d'uNE BASE UNIE A UN ACIDE , OU d'uN MÉTAL UNI A UN CORPS NON MÉTALLIQUE, MAIS DONT LES PRINCIPES GONSTITUANS SE TROUVENT COMPRIS PARMI LES SUBSTANCES INSCRI- TES AU TABLEAU DE LA PAGE 536.

Parmi ces combinaisons se rangent un grand nombre de sels, notamment presque tous les sels neutres que Tacide phosphorique , Tacide arsenique , Facide carbonique et Tacide borique forment avec les terres et les oxydes métalliques proprement dits, par conséquent avec les bases inscrites depuis le n^ 4 jusqu'au n^ 25 ] Car ces combinaisons ne se dissolvent que quand il y a un excès d'acide. Donc, lorsqu^on a trouvé, dans une combinaison saline insoluble qui ne contient qu'une seule base, une terre ou un oxyde métallique appartenant à ceux qui sont compris depuis le n° 4 jusqu'au n^ 25, ces bases ne peuvent pas être combinées avec l'un des quatre acides désignés , mais seulement avec de Tacide sulfuriquc, de Tacide nitrique ou du cblore. II faut remarquer à ce sujet , comme je Tai déjà dit souvent, que Facide borique forme avec les terres et autres oxydes métalliques des combinaisons qui ne sont que peu solubies, mais non insolubles, dans Teau.

Lorsqu'on a reconnu que la combinaison qu'on se propose d'examiner est absolument insoluble, ou du moins très-peu soluble, dans l'eau, même lorsqu'on la fait bouillir avec ce liquide , on décante Tcau, et Ton cherche à dissoudre la substance par le moyen d*un

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acide. L'acide chlorhjdrique est celui qui conTient le mieux pouf cela, dans la plupart des cas. La majeure partie des sels insolubles dans l'eau se dissolvent dans cet acide , surtout lorsqu'on les fait chauffer un peu avec lui.

n conyient d'étendre Tacide chlorhydrique d'une quantité d'eau égale à la sienne, et de ne pas employer un excès inutile d'acide. L'acide nitrique doit être substitué à Tacide chlorhydrique , pour opérer la dissolution, quand il s'agit de certains sels , notamment de ceux qui ont pour base Toxyde argentique, l'oxyde mercureux ou l'oxyde plombique.

Parmi les combinaisons insolubles dans l'eau se rangent encore oelles du soufre avec les métaux des bases comprises depuis le n® 9 jusqu'au n® 25, comme aussi avec les métaux de quelques terres. Quoique, comme j'en ai déjà fait la remarque p. 393 , beaucoup de ces sulfures métalliques se dissoWentdans l'acide chlorhydrique concentré, ayec dégagement de gaz sulfide hydrique, surtout quand on chauffe, cependant, au lieu de cet acide, c'est l'acide nitrique qu'on choisit pour les dissoudre. Il est évident que les sulfures ne se dissolvent pas dans l'acide nitrique sans subir de décomposition; on convertit par-là une partie dusoufre en acide sulfurique, qui se retrouve dans la liqueur acide, tandis qu'une autre partie se précipite , à la vérité avec une couleur qui n'est pas d'abord celle du soufre (p. 392). Le mieux est de réduire les sulfures en poudre, de les mettre en digestion avec l'acide nitrique, et de faire bouillir jusqu'à ce qu'on ait la conviction que ce qui ne s'est pas dissous consiste uniquement en soufre impur. Ala vérité, lesulfure plombique forme, après avoir été traité par l'acide nitrique, du sulfate plombique, qui reste indissous, avec le soufre mis à nu ; cependant il se dissout assez de plomb, à l'état de nitrate plombique, pour qu'on puisse se convaincre de Texistence de ce métal dans la dissolution. Le sulfure de mercure résiste à la décomposition par l'acide nitrique ; c'est pourquoi, lors* qu'il s'agit de lui, on emploie l'eau régale. Cette dernière est aussi celle à laquelle il faut recourir quand on a du sulfure d'étain ou d'antimoine à décomposer.

Parmi les combinaisons de l'acide sulfurique et de l'acide nitrique avec les bases précitées, la plupart (à Texceplion de celles que j'ai indiquées p. 538, 539) sont solubles dans Teau. Cependant il y

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a plusieurs oxydes métalliques qui donnent bien des sels neutres solubles avec ces acides; mais les sous-sels qu'ils forment avec eux sont insolubles dans Teau et solubles dans un acide,

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