‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 153 sur 167 · MARCHE DE L* ANALYSE QUALITATIVE, 58S · texte numérisé non relu

MARCHE DE L* ANALYSE QUALITATIVE, 58S

La présence de l'acide nitrique et celle de Vadde carbonique ne peuvent point être reconnues en donnant cette marche à Tanalyse : le premier, parce qu'il se décompose pendant la fusion avec le carbonate alcalin, l'autre , parce qu'on a dû employer un excès de carbonate alcalin pour opérer cette fusion. On les constate donc dans d'autres portions de la substance à examiner.

Si cette substance se compose de mlfures métalliques insolubles dans l'eau > orf peut la traiter d'une manière analogue. On la réduit en poudre fine» on la mêle avec le double de son poids de carbonate potassique ou sodique et le quadruple de nitrate potassique ou sodique ; on fait fondre le mélange dans un petit creu* set de porcelaine , et , comme l'addition du nitrate alcalin rend la substance facile à fondre , on expose le tout à la flamme d'une lampe à esprit de vin à double courant d'air. Lorsqu'ensuite on traite la masse fondue par l'eau , celle-ci dissout du sulfate alcalin, le carbonate mis en excès, peut-^tre aussi un peu de nitrate et de nitrite, laissent pour résidu les métaux, à l'état d'oxydes. Cette méthode présente parfois des avantages, dans la décomposition des sulfures métalliques; cei)endant elle n'est point préférable à la méthode ordinaire de traiter ceux-ci par l'acide nitrique ou l'eau régale. Elle convient surtout lorsqu'au nombre des sulfures il se trouve du sulfure de plomb.

Les alliages doivent toujours être traités à la manière ordinaire, par l'acide nitrique ou l'eau r^le. Les arséniures métalliques sont les seuls pour l'analyse qualitative desquels il y ait de l'avantage à se servir d'un mélange de carbonate et de nitrate alcalins. Quand on traite la masse fondue par l'eau, celle-ci dissout, outre le carbonate, du nitrate, du nitrite et de l'arséniatc alcalins. Les métaux restent à l'état d'oxydes, tout-à-fait dégagés d'acide arsenique , et dès lors faciles à examiner.

686 MAEGHE DE l'àRALTSE QUAlATÀTItE.

CMAPITRE î.

KARCaE ▲ StlTRË bÂNS i/ÀnAL^SË QUALITÀfivk DES GOM^miii^i^

COMPOSÉES qm sont totaleiient ou du Moin!; en GRÀNbk Partie

INSOLUBLES DANS l'EAU ET 1)ÀNS LES AGiDkS, Et DÔl^T LES PklNGIPES CONStITUARS SE iftOUTENT COMPRIS PARMI LES SUBStANGES INSCta- TES AD TAfiLËAU DE LA PAGE 336.

Si, apits avoir traité la combinaison snr laquelle oii opère, d'abord avec de Tëau, puis avec tin acide, il reste encore un résidu insoluble; celui-ci ne petit être composé principalement que des substances dont il a été question dans lé septième chapitre; p. 5Bb». savoir de mlfate barytique, de suZ/ote stronriamço^; dé tuifaX'e catcique^ de sutfale plombiqulR et de chlorure angentique.

On fohd la combinaison avec à peu près le double bu le triplé de son poids de carbonate sodiqdc sec. Si Ton sait i]irelle ne contient pas de chlorure argentique; l'opération peut être faite dans Un ct^uset en platine; mais lorsqu'il y a du sulfate plombicfuc dans la subCKtance, il faut aussi être circonspect dans l'emploi de ce creuset, et tie le. faire rougir que faiblement. Là plupart du tismps il n'est pas aussi avantageux de recourir à un petit creuset en porcelaine, par les motifs qui ont été indiqués p. 583. Cependant c'est toujours d'un creuset en porcelaine qu'on doit se servir quand il y a du chlorure argenlique. Après le refroidissement, on verse de l'eau sur la masse fondue» qu'on laisse s'y ramollir ; puis on la fait digérer avec une plus grande quantité d'eau , et on filtre pour séparer ce qui ne s'est point dissous. Alors on sursalure la liqueur claire avec de l'acide nitrique. On reconnaît la présence de l'acide sulfurique en versant une dissolution de nitrate barytique dans une portionde cette liqueur ;et celle du chlorure sodique, si la combinaison contenait du chlorure argentique, en ajoutant à une autre portion du cette mêmeliqueurunedîssolutionde nitrateargentique.

Le résidu ne peut êiic composé que de carbonates barytique, strontianique, calcique et plombique : il peut aussi contenir de l'argent métallique^ s'il y avait du chlorure argentique. L'argent est sous la forme d'un grain métallique^ au fond du creuset , lors-

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(Ju*on â employé une chaleur extrêmement forte pour opérer la fusion ; si la chaleur a été moinfe forte, de mahière que le tout n'aîi pas pu fondre d*dne manière régulière , l'argent reste à Vélat de division extrême lorsqu'on traite la masse par l'eau. On dissout lé résidu dans de l'acide nitrique ; cependant, lorsqu'il n'existe pas d'argent, ni de carbonate plombique, il vaut mieux prendre poiir cela de l'acide chlorhydrique. On verse de l'acide chlorhydrîque* étendu dans une petite partie de la dissolution, pour \oir si elle contient de l'oxyde argentique ; si l'on en découvre, on sépare, par là filtratîon, le chlorure argentique qui s'est produit, et l'on verse de l'ammoniaque dans la liqueur filtrée ; quand on voit se former un ptécipité blanc, il jptouvela présence de l'oxyde plombique.

Lorsque la combinaison contient de l'oxyde argentique et de l'oxyde plombique, on traite la plus grande partie de la dissolulion par la dissolution de sul6de hydrique, afin de précipiter ces deux basbè. \a liqUëiir séparée du précipité par la filtrattdti, et qui peut fcontëtiir encore de la chaui , de la sttontiatie et de la la baryte, est mêlée avec de l'acide silicifluorhydrique. SI l'on voit paraître au bout de quelque temps un précipité, il annonce la présence de la baryte. On sépare la liqueur de cfe précipité, et si une dissolution de sulfate potassicjue où l'acide sulfuriqûë fbrt étendu y fait nattrè sur-le-champ un précipité, on conclut que de la strontiane s'y trouve, soit seule, soit associée avec de la chaut. Afin de détel'miner lequel de ces deux cas a lieu, on réunit le sulfate strolitiàtiiqae slit un filtte, s'il en a parti, et Ton saturé la liqueur avec de l'ammoniaque ; quand la dissolution d'iin oxalate, qu'on y fait alors torliber goutte à goutte, détermine Un précipité blanc, c'est une preuve qu'il existe encore de la chailx.

Plusieurs surphosjihatcs et cetlainos surarséniates, de même que quelques autres ôofmbinaisonâ, deviennent insolubles dans l'feau él les acides étendus quand on les fait fortement rougir. On peut aisément, par le moyen du chalumeau, se convaincre dé la présence dans ces sels de l'acide arsenique, comme aussi dé celle de plusieurs oxydes métalliques; mais l.i j.résrnré de l'acide phospboriquB n'est point aussi facile à constater au chalumeau. Il faut pulvériser la substattce, riietlre la poudre danà une peiile capsulé de porcelaine, verser dessus de Tacide sulfuiique concentré , et chauffer h

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tout, le faire même bouillir pendant quelque temps. La substance insoluble se trouve par là décomposée > et elle se dissout ensuite dans de l'eau qu'on ajoute, quand la base n'est point de nature à produire avec de l'acide sulfurique une combinaison insoluble ou très-peu soluble, comme sont l'oxyde plombique, la chaux, la strontiane et la baryte. Ces quatre bases se distinguent l'une de l'autre en suivant la marche qui vient d'être tracée; mais la dissolution est examinée d'après celle qui a été indiquée au neuvième chapitre de cette partie.

On peut aussi, dans l'analyse qualitative de ces combinaisons, les fondre avec du carbonate potassique ou sodique; on suivra la marche qui a été prescrite dans le chapitre précédent (p. 583.)

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