‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 154 sur 167 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

MARCHE A SUIVRE PANS l'aNAI.YSE QUALITATIVE DE SUBSTANCES QUI PEUVENT CONTENIR TOUS LES PRINCIPES GONSTITUANS INORGANIQUES CONNUS. ,

Lorsqu'on entreprend l'analyse qualitative d'une substance inconnue quelconque, il est convenable de suivre une marche analogue à celle qui vient d'être tracée dans les chapitres précédens. On commence par s'assurer si cette combinaison est soluble ou insoluble dans l'eau, puis on en destine une portion à la recherche des bases et une autre à celle des acides. On a pu voir, d'après ce qui a été dit dans les chapitres précédens, qu'en se livrant aux recherches nécessaires pour constater la nature des bases, il arrive souvent qu'en même tempsqu'elles on découvre aussi plusieurs acides.

Il n'est pas possible d'entrer, relativement à l'analyse de subitances inconnues qui peuvent contenir les principes constituans inorganiques les plus divers, dans des détails aussi précis et aussi circonstanciés que quand il s'agit de substances dans lesquelles le nombre des élémens est limité. C'est pourquoi je vais me borner à montrer comment, dans une analyse de ce genre, les principes constituans divers peuvent être classés en certains groupes, de chacun desquels l'examen ne présente plus ensuite aucune difficulté.

MàROHË de L^ANALVSÉ QtÀLltAtîVfi. 689

J*ai déjà dit que la présence de certains corps exclut celle d'autres dans la substance qu'on analyse. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici quels sont ceux qui ne peuvent pas se rencontrer ensemble dans une seule et même substance. En ce qui concerne la manière de se comporter des bases diverses avec les réactifs, ce qu'il importe surtout d'avoir présent à l'esprit, c'est quels sont les acides avec lesquels elles forment des combinaisons solubles et insolubles. J'ai également fait connaître, à l'occasion de chaque acide, les bases avec lesquelles il donne des sels solubles, et celles avec lesquelles il en produit d'insolubles. Il n'est plus qu'une seule chose à noter ici , c'est que , parmi les acides et les bases à la présence desquels j'ai eu peu ou point d'égard dans les chapitres précédens, il s'en trouve plusieurs qui exercent une influence réductive sur un grand nombre d'oxydes métalliques dont les mentaux n'ont pas beaucoup d'affinité pour l'oxygène. Ainsi, par exemple, l'acide sulfureux, l'acide hyposulfureux , l'acide phosphoreux, l'acide bypophosphoreux, l'acide oxalique, l'oxyde stanneux, le chlorure stanneux, l'oxyde ferreux, le chlorure ferreux , ne peuvent pas coexister avec les oxydes ou les chlorures d'un grand nombre des métaux appelés nobles

I. Analyse qualitative des substance» somljei^dims l^emi^ ù J ^ ^

A. Recherche des bases.

On peut surtout prendre pour base de cette rechcrcEelamarche qui a été suivie dans les cinquième et sixième chapitres.

a) On commence par rendre la dissolution acide, en y ajoutant de l'acide chlorhydrique, ou, dans quelques cas, qui ont déjà été indiqués (p. 540 et 548), de l'acide nitrique étendu.

Quand on a ajouté de l'acide chlorhydrique à une dissolution concentrée, et qu'on remarque, en chauffant le tout, une odeur de chlore bien prononcée, c'est une preuve que la dissolution aqueuse contenait deVoxyde tnanganique, de Y oxyde cérique^ de Vacide manganique, de Vacide vanadique, de Vacide chroniique ou de Vacide séiénique. Si l'on prolonge assez l'action de la chaleur pour qu'il ne se dégage plus de chlore, ces principes coustituans sont convertis, du moins partiellement, en oxyde mangancux, oxyde céi

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690 MARCHE DE L^ÀNÂLYSE QUÀLlTAtlV£.

reux, acide vanadeux, oxyde cliromiquo, ou acide sélénieux, et peuvent ôlre reconnus comme Icls dans la dissolution. Les chlorates et les combinaisons àechloriies avec des chlorures métalliques peuvent aussi dégager du chlore, quand on les traire par Tacide cWorhydrîque (p. 206 et 212). 11 en est de môme des bromates et des iodates.

En ajoutant un acide à la dissolution de la substance qu'on examine, il peut, dans certains cas, se former un précipité dû à ce qu'alors les acides combinés avec les bases sont mis en liberté et se sé|)nrent lorsqu'ils sont insolubles dans l'eau. Ordinairement l'acide ainsi précipité se redissout dans un excès d'acide chlorhydrique ou d'acide nitrique; cependant ce phénomène n'a pas lieu pour Vacide iantalique (p. 248), non plus que pour Vacide tungslique (p. 266) ; Vacide titaniquey lorsqu'on fait chauffer ia liqueur à laquelle on a ajouté de l'acide chlorhydrique, reste également insoluble dans un excès de ce dernier. 11 est facile de reconnaître au chalumeau l'acide titanîque et l'acide tungstique mis en liberté de cette manière. L'aride tungsïique peut encore être distingué de l'acide titanîque et de l'acide tantalique par sa grande solubilité dans le sulfhydrate ammonique. Vacide silicique se sépare aussi d'une dissolution acide à laquelle on ajoure un acide, dont un excès ne le redissout point (p. 24.3)*, on le reconnaît de même fort aisément au chalumeau.

L'acide chlorhydrique, mêlé avec les dissolutions des sulfosels solubles dans l'oau , décompose , dans la plupart des cas avec dégagement de gaz sulfide hydrique , la sulfobase. qui reste ensuite dissoute, tandis qu'il se sépare un sulfure métallique insoluble dans l'eau, qu'on peut examiner ultérieurement.

Cependant si Taddition de l'acide chlorhydrique ou de l'acide nitrique à la dissolution aqueuse de la combinaison qu'on examine ne détermine aucun de ces changemens, on vei'se de la dissolution de sulfide hydrique dans la liqueur rendue acide, ou bien on y fait ]iasser un courant de gaz sulfide hydrique. De cette manière , nonseulement les oxydt?s signalés p. 540, savoir; Yoxijde cxidmique, V oxyde plmnhiquey V oxyde biwiuthique, V oxyde cmvrique, Voan/de argentique, V oxyde mercureux, V oxyde mercurique, V oxyde aurique, YçxydeUanneux, Yoxyde sta7inique et Y oxyde anHmomque, mais en-

HAtlCHE DE L*ANALYSÉ QUALITAtïTHÎ. S91

Çffte plusieurs autres, tels que Voxyde rlwdique, V oxyde iridique, V oxyde osmique, Y acide osmique, Voxyde palladeux, Voxyde platinique, Vadde antimonieux, V acide antimonique, \eso.x^(/çs dumoiyb" dène, Vacide moly^dique. Valide tfiLbireux, Vadde arwvieyfc, V acide QTsmiépie ^ Vacide sélénieux, sont précipités à l'état dç sulfures métalliques. A peine est-il nécessaire de faire remarquer que les ch^oruifes, broinures, iodures et fluorures de ces métaux, quand ils existent, a^p ^ieu des oxydes, dans les dissolutions, sont également précipités p^ le sulfide hydrique. Quelques-uns des sulfures métalliques prodqits de cette manière ne se séparent qu'au bout d'un assez long espace de teo)ps, et plusieurs même seulement après qu'on a fait chauffer la liqueur, circonstance dont il a été parlé dans la première partie de ce volume, et à laquelle on doit particulièrement faire attention.

Quelques oxydes ne sont point précipités des dissolutions acides, à l'état (le sulfures métalliques, par le sulfide hydrique; cependant ils décomposent ce réactif, d'où il résulte qu'après qu'on a chauffé la Uqueur, du soufre se sépare sous la forme d'un précipité laiteux difficile à filtrer. A cette cat^orie appartiennent Voxyde manganique, les acides du manganèse et Vacide chromique, lorsqu'ils n'ont pçint été décomposés auparavant par l'acide chlorhydrique; Voxyde ferrique, Vacide hyposulfurique , Vacide sulfureux, Vacide chbrique , Vacide bromique et Vacide iodique^ quand les dissolutions des sels de ces acides ont été préalablement décomposées avec un acide. Si la combinaison qu'on examine ne contient point d'oxydes qui soient précipitables, à l'état de sulfures métalliques, par le sulfide hydrique , la séparation du soufre démontre la présence d'un ou plusieurs de ces matériaux immédiats. H est très-facile de distinguer le soufre mis à nu d'un sulfure métallique; mais il est impossible de reconnaître la mise en liberté du soufre lorsqu'un sulfure métallique se trouve précipité en même temps que lui.

Les sulfures métalliques précipités par le sulfide hydrique sont ensuite traités par le sulfhydrate ammonique de la manière qui a été indiquée p. 560, et Ton procède également de même avec la dissolution obtenue. Parmi les sulfures métalliques précipités, le sulfhydrate ammonique dissout ceux dont les oxydes ont été indiqués p. 410; par conséquent les sulfures du platine, de Viridium^

&02 liARCtlË Dtt L^ANÀtVSfe OtALlïÀtiVti.

de Vor, deVétain, de l'an^mtome, du molybdène, Avitellutê, cfd iéténhmi et de V arsenic. Vacide tungzttque, Vadde vanadeux et Tocfcie vanatUque , qui ne peuvent point être précipités , à l'état de suirures métalliques y de dissolutions acides, se dissolvent aussi , comme oxydes , dans le sulfhydrate ammonique^ et un acide peut alors les prâcipter, comme sulfures, de cette dissolution.

On constate aisément la présence du platine dans la dissolution de la substance qu'on examine , en ce que , quand elle est concentrée , une dissolution concentrée de chlorure potassique ou de chlorure ammonique y produit un précipité jaune ( p. 127) . Si la dissolution delà substance sur laquelle on opère est fort étendue , il faut la concentrer par Tévaporation avant d'y verset la dissolution de chlorure potassique ou de chlorure ammonique.

La présence de Vindium se constate, dans une partie de la dissolution du corps mis en expérience , de la même manière que celle du platine; sa dissolution dans des liqueurs très-concentrées est précipitée par le chlorure potassique ou le chlorure ammonique, principalement lorsque la combinaison a été dissoute dans de Talcool ; cependant la précipitation n'a souvent lieu qu'au bout d'un long espace de temps. Le sel double qui se forme est noir; mais lorsque la liqueur contient aussi du platine , le précipité a une teinte rougefttre.

On découvre la présence dn molybdène dans la combinaison qu'on examine , en essayant une petite quantité de cette dernière, sous forme sèche , au chalumeau (p. 159); cependant il ne faut pas qu'elle contienne en même temps des substances capables d'empêcher la manifestation des phénomènes auxquels le chalumeau donne lieu. Il vaut donc mieux, pour prévenir cet inconvénient, traiter au chalumeau le précipité que l'acide chlorhydrique a fait obtenir de la dissolution des sulfures métalliques dans le suifhydrate ammonique.

Quelquefois, il suffit déjà , pour reconnaître la présence du tellure, de l'aspect laiteux que prend souvent la dissolution par l'addition de l'eau , quand on n'y a point versé une trop grande quantité d'acide. On la constate aussi par la réaction que la liqueur exerce avec les alcalis (p. 192), cl par la manière dont In combipaison secompoitoau chalumeau. Cependant, c'est surloul dai>$

lURGttË DE L^ÀNÂLYSË QCALITATIYB. 593

là ti<}ueur obtenue en traitant par Tacide nitrique ou l'eau régàU les sulfures métalliques qui ont été dissous par lé sulfhydrate ammonique qu'on doit aller chercher la présence de l'acide telloreux , et non pas- immédiatement dans la dissolution de la substance mise en expérience, parce qu'on court très-souvent le risque de ne point apercevoir l'acide tellureux dans cette dernière quand il s'y trouve contenu avec plusieurs oxydes métalliques jouant le rôle de bases.

Dans beaucoup de cas » la présence du sélénium se constate déjà en traitant la combinaison au chalumeau (p. 185 et 186); cependant le sélénium se reconnaît dans la dissolution, qu'il y soit à l'état d'acide sélénique ou d'acide sélénieux , au moyen des réactifs qui ont été indiqués p. 183 jusqu'à p. 185. 11 est surtout facile à découvrir par le traitement avec l'acide sulfureux , après que l'acide sélénique, s'il existe, a été converti en acide sélénieux.

La présence de Varsenic, que la combinaison soluble dans l'eau peut contenir à l'état d'acide arsenieux ou d'acide arsenique, se reconnaît très-aisement au chalumeau dans ces cas. Pour voir si le métal est à l'état d'adde arsenique ou à celui d'acide arsenieux , il faut avoir recours aux expériences qui ont été décrites p. 298.

J'ai déjà dit p. 560 comment on doit s'y prendre pour trouva les autres substances : l'or, Vétain eiVarOimoine.

Les sulfures métalliques qui ne se dissolvent point quand on les traite par le sulfhydrate ammonique, et dont les oxydes correspondans ont été indiqués p. k09, sont les sulfures du cadnmm^da plomb j du bumuih, du cuivre , de Vargent, du mercure, du palladium, du rhodium et de Vosmium. J'ai déjà fait voir, p. 561, comment on reconnaît la présence des six premiers métaux. On constate cdledxx palladium dans la dissolution, en y versant une dissolution de cyanure mercurique (p. 129), moyen qui expose tout au plus, dans un petit nombre de cas, à confondre ce métal avec le platine (p. 127). Celle du rAoï&im se découvre, dans la combinaison sèche, en fondant celle-ci avec du bicarbonate potassique (p. 133). Vosmium est irès-aisé à reconnaître à l'odeur caract6risfique que sa dissolution exhale quand on la cbaufiTe avec de l'acide nitrique (p. lïl).

fr. Après que la diseolation rendue açi^ed^ )a substance qu'on

Sfl ttAIlCttB D€ l'aHALITSB QUALtTATtVit.

m propose â'examiner a été iraiiée par le sulfide hydrique , la liqueur séparée par la ûltration des sulfures métalliques qui se sont pVétit>ités est saturée avec de Tammoniaque et décomposée avec dÉ suUlijdrate ammonique. On la traite d6 la même manière ab- Mttnenl qu'il a été prescrit de le faire pour la liqueur B , dans le

. hililième chapitre, p. 56S; il faut aussi obsenr» toutes les précaufloiis qui ont été recommandées là. En agissant ainsi , on précipite les combinaisons du soufre avec les métaux dont les oxjdes'ontété

' fildiqiiés p. 408, par conséquent les sulfures de manganèse, de fer, të Une, de ctibcUt, de nickel et d*urane. y si déjà dit dans le huitièmfi dttqititre, p. 563, comment on doit s'y prendre pour découvrir les etttq premiers. Quanta la présence AeVuraney ellesereconnatten traifant la dissolution de ces sulfures métalliques dans l'acide nitrique ou l'eau régale par le carbonate ammoniacal, qui dissout l'oxyde uranique, en produisant une liqueur jaunâtre, de même qu'en traitant la dissolution par l'ammoniaque pure, dans laquelle l'oxyde uranîque est insoluble (p. 89) ; cm peut par-là le distin* guer des combinaisons de nickel , de cobalt, de manganèse et de Èinc , puisque celles-ci sont solubles , tant dans le carbonate ata-^ moniacal que dans l'ammoniaque pure.

Eti môme temps que les stilfàfes métalliques qui viennent d'être énumcrés, il peut encore se précipiter de la dissolution, non- §ëolément par le fait de sa sursaturation avec de l'ammoniaque , inais encore , lorsqu'elle est neutre , par l'addition du sulfhydrate ammonique , de Y alumine, de la gludne, de la thorincp de Vyuria, de Y oxyde céreux, de la zircone, de Yacide titanique, de Yoœyde chro^ mique et de Yacide tantaUqucp ainsi qu'il a déjà été dit p. 408. J'ai également fait connaître, p. 564, la manière de reconnaître la préséiice de ValimtJiè dans ce précipité. On dissout dans de l'acide iîiti'i^ûe le {iréci()ité produit par l'amiboniaque et le sulfliydrate ammonique, et on ajoute à la dissolution un excès de potasse pure, après s'ôlfe convaincu que tout le sulfide hydrique a été détruit : pwmi les substances qui s'étaient précipitées en premier lieu , ce "réactif ne dissout guère que Yoayde tinciquo, Yatmnine et la gludne, 'te chlorure animanique versé dans la dissolution potassique précipite seulement Talumineet laglucîne; le sulfljydrate ammo- ' nique indique aisément ensuite la prêsencede l'oxyde zincicpiedans

MÀAiCHÊ DE L^ ANALYSE QtiAUtkn^B» $96.

la lujueur filtrée. Une dissolution de c^bonate ammotiiacal pacu laquelle on traite le précipité fait disliûguer Talumioe et la giuciae^. et peut même servir à les séparer l'une de- l'autre , si elles y existent toutes deux (p. 42); au reste, quand Talumine obtenue donne^. aa chalumeau , une couleur bleue .pore avec la dissolution de nitcate cobaltiqiie (p. S9), il n'est pas néceâsaire de cberdbetr si elfô contient de la glucine. Le résida que la potasse n'a point dissous est mis en digestion avec une dissolution de carbonate ainaionin^ cal^ qui dissout principalement la ^/urin^» Vyttria, Voxydecéreuspeit^ k mrcone ; cependant il faut quelquefois pour cela des quantités considérables de carbonate alcalin. 11 est parfois difficile de distiùguer ces substances, surtout lorsqu'elles n'existent qu'en petite quantité dans la dissolution ; on peut néanmoins y parvenir en ayant égard à ce que j'ai dit dans la première partie de ce volume , relativement à la manière dont elles se comportent avec les réactifs. La présence de Vacide titanique, qui, au reste, ne peut presque ja^ mais se rencontrer dans des combinaisons solubles dans l'eau , se reconnaît, principalement en l'absence de l'oxyde cobaliique et de l'oxyde manganeux, dans le résidu non dissous , soit à l'aide du chalumeau (p. 255), soit par le moyen du zinc métallique (p. 251); on est déjà conduit à admettre sa présence, lorsqu'on faisant bouiU lir la combinaison dissoute , après y avoir ajouté un acide , comme il a été dit ci-dessus , on voit paraître un précipité difficile à filtrer (p. 250). Vacide tanialique ne peut point non plus exister dans la dissolution rendue acide , puisque les acides le précipitent ^le sa dissolution dans la potasse , ainsi que la remarque en a déjà été faite précédemment. La présence de Voxyde cliromique se reconnaît fort aisément au chalumeau, même lorsque cet oxyde n'est qu'en petite quantité ; le mieux est d'essayer au cbalumeau , pour voie s'il contient du chrome (p. 168), le précipité qui a été déterminé par le aulfhydrate ammonique.

Un'est guère possible que le précipité obtenu par rammomaqi» et le sulfhydrate ammonique contienne encore d'autres bases que celles qui viennent d'être passées en r^vue : car les réactifs dont if » été parlé ne précipitent les terres alcalines d'une dissolution acide que quand elles sont unies à un acide avec lequel elk^ forment aiie ocnnbinaison insoluble dan3 Teau. Lorsque ces terres aléalisieq

M6 MAàCHS I» L^AMÂLYSB QtJÀtlTÂYlVÈ.

sont combinées avec un grand excès d'un pareil ncide, leurs surtels peuvent être solubles dans l'eau ; mais une semblable dissolution doit alors être traitée de même que les dissolutions par les acides des substancesqui sont insolubles dans l'eau.

c. La liqueur séparée par la filtration du précipité auquel le sulfbydrate ammonique a donné lieu peut encore contenir les bases suivantes ; de la magnésie ^ delà chaux, de la tironHane, de la hargUf de la lithine, de la soude et de la potasse. Quand la combinaison contient de Vaimmoriiaque » celle-ci se trouve aussi dans la liqueur ; mais j'ai déjà dit précédemment^ p. 570, que, pour découvrir cet alcali 9 on doit prendre une portion à part de la combinaison dissoute.

On traite la liqueur ainsi quUI a été dit p. 565 ; j'ai aussi montré en cet endroit comment les bases précitées , à l'exception de la iithme, peuvent être reconnues. A l'égard de la lithine, lorsqu'elle ne se trouve qu'en petite quantité, et surtout qu'il existe en même temps qu'elle de la magnésie, de la pouisse ou de la soude, on est fort exposé à ne pas s'apercevoir de sa présence; souvent aussi il est arrivé qu'on a pris de petites quantités de lithine pour de la magnésie. Après qu'on a séparé la chaux , la srrontianeet la baryte par du carbonate ammoniacal, en suivant la marche tracée p. 565, le précipité obtenu ne peut point contenir de lithine lorsqu'avant la précipitation par le carbonate ammoniacal la liqueur n'était pas trop concentrée. A une portion de la liqueur séparée des carbonates terreux par la filtration on ajoute ensuite une dissolution de phosphate sodique : si, même au bout de quelque temps, ce réactif ne détermine pas de précipité, c'est une preuve de l'absence de la lithine; et s'il se produit un précipité » on doit en conclure que la combinaison contient ou de la lithine, ou de la magnésie , ou l'une et l'autre à la fois. Pour décider cette question, on évapore à sicdté une autre portion de liqueur séparée des carbonates terreux par la filtration , et on fait rougir le résidu sec pour chasser les sels ammoniques qui peuvent y être contenus. La masse rougie, si elle contient de la magnésie, ne se dissout complètement dans l'eau que quand les bases sont combinées avec de l'acide sulfurique. Si ce cas n'a point lieu , après la calcination on ajoute au résidu un peu d'acide sulfurique , dont on chasse complètement l'excès en

VÀRCHË DE l'analyse QUÀLITÂTIVfl. SOT

faisant légèrement rougir la masse. On dissout ensuite celle-ci dans une petite quantité d'eau , et à la dissolution on ajoute une dissolution de potasse pure, qui précipite de la liqueur neutre la magnésie, mais non la lilhine. Si le potasse ne détermine pas de précipité, de la lithine existait sans magnésie. Si , au contraire, elle en produit un , il Êiut se convaincre de la présence ou de l'absence de la lithine dans la liqueur séparée de la magnésie par la filtration , en l'essayant par du phosphate alcalin.

Il est plus difficile, en présence de la lithine et de la magnésie, de constater en même temps l'existence ou l'absence de la potasge et de la soude. S'il y a de la lithine sans magnésie dans la combinaison, on évapore à siccité une portion de la liqueur séparée des carbonates terreux par la filtration, et l'on fait rougir le résidu, pour chasser les sels ammoniques; ensuite on dissout une partie de ce résidu dans le moins possible d'eau ou dans de l'alcool, lorsqu'il y est soluble , et Ton verse dans la dissolution une dissolution de chlorure platinique, pour se convaincre de la présence de la potasse. On recherche aussi , dans le résidu de l'évaporation d'une partie de la dissolution, si le chalumeau y indique en même temps la présence de la soude (p. 10).

Cependant, si l'on a trouvé encore de la magnésie dans la li. queur débarrassée des carbonates terreux par la filtration, on la sépare des alcalis, c'est-à-dire de la lithine, de la soude et de la potasse, soit qu'elles existent toutes trois, soit qu'il n'y ait que quelques-unes d'entre elles , en suivant la marche qui a été tracée, p. 567 et 568, pour séparer la magnésie de la soude et de la potasse seulement. Cependant le mieux et le plus sûr est de convertir les bases en sulfates, quand elles ne sont point déjà sous cette forme , et d'opérer la séparation au moyen d'une dissolution d'acétate barytique , en se conformant aux préceptes donnés p. 570, quoiqu'alors il soit réellement un peu difficile de séparer, par le moyen de Teau seulement, la magnésie d'avec le carbonate lithique obtenu , qui est très-peu soluble. Si l'on a les alcalis à l'état de carbonates, il n'est pas difficile de reconnaître quels sont les bases qui se trouvent là.

B. Recherche des acides.

Pour plus de commodité, il sera traité ici , en même temps quQ

*S06 «AmGHE 1» L*AMAI.Y8E QUAUVÀTIVI».

des acides» dd odles d'eatre les substances simples qui forioeirt avec les métaux des composés semblables à des sels, par exempte^ deTiode, du bf^Vme, du fbi&t, etc., ainsi que je Tai foii déjk dans les chapitre précédens.

La présence de certains acides qui, dans les dissolutions de leurs sels, sont susceptibles d'être réduits, par l'acide chlorhydrique, avec le concours de la chaleur, à un degré moins élevé d'oxydation, peut, comme la remarque en a déjà été faite, être présumée d'à* près i'odeurde chlore qui se d^ge pendant Topéraiion. A celle classe d'acides appartiennent Vaeide sélénique ^ qui se convertît par là en acide sélénieux (p. 184) , Vaeide chromique, qui se convertît en oxyde chromîque, transformation qui a surtout lieu facilement quand on ajoute un peu d'alcool à la dissolution mêlée avec Facids chlorhydrique (p. 275) , et les acides du manganèse, qui se rèduhsent en oxyde manganeux (p. 280 et 282).

J'ai déjà fait remarquer précédemment que quelques acides sont précipités de leurs dissolutions par l'acide chlorhydrique, lorsqu'ils sont insolubles dans l'eau , et qu'un excès d'acide ne les redissout point. Ces acides ont été énumerés (p. 591); c'est pourquoi il n'est point nécessaire d'insisler ici davantage sur leur compte.

Il n'est pas non plus besoin d'avoir égard ici aux acides qqi ^ par l'action du sulfide hydrique, se convertissent en sulfures mé* talliques, et qui se précipitent sQus celte forme de la dissolution acide ; car il en a déjà été parlé lorsque j'ai tracé la naarehe à suivre pour trouver 1^ bases.

a. La première chose qu'il convient de foire, quand on examine une substance inconnue, pour savoir quels acides elle eu»tient, c'est de rechercher s'il s'y trouve des acides volatils. A cet effet, après l'avoir pulvérisée, on introduit sa poudre dans un verre à essai sec, on verse dessus de l'acide sulfurique ccmcentré, et s'il ne se manifeste point de réaction sur-leduimp, on bit ehauffcr le tout très-légèrement. Les acides volatils sont cliassés par-là , cl il suffit souvent de leur seule odeur pour les faire distinguer; mais on les reconnaît plus clairement encore, dans quelques cas, aux nuages blancs qui se produisent lorsqu'on (ik^ige

H^O&E D9 l'analyse qualitative* fiQA

dans le vase une baguette de verre trempée dans l'ami^uniaquç ^ en ayant soin qu'elle ne touche pas immédiatement à la mas^Qi, L£s acides que Tacide sulfurique volatilise ainsi, décoippgs^ ou non décomposés, sont iVacide mlfureuXf reconnaissable ^yHô^ champ par l'odeur piquante bien connue qi^'il répand dans l'aif (p. 176); Vacide hyposulfureim et Vadde hypomlfuryjite ^ qui tpm deux dégagent de l'acide sulfureux lorsqu'on les décompose paF des acides (p. 174 et 181) ; Vadde n\tnquef dont les sels donoenl; des vapeurs incolores quand on les traite à froid p^r l'acide sulfu-' rique (p. 108)» maj^ qu'il est facile aussi de distinguer par d'au? Ires caractères encore des sels produits par d'au(rcs acides volatjjç) Vadde mtremi , dont les sels , traités de môme , répandent d^ VA-^ peurs rutilantes (p. 202) ; l'actcfe chlorique, dont les sets dégageq); de l'acide chlorcux lorsqu'on les traite par T^cide sulfupique (p. 208); Vacide bromique y dont les sels donnent pgr Tacide sq}-* furique du brome gazeux > reçonnaissable à sa couleur car^ctérj^ tique y et du gaa oxygène (p. 216); Y acide çarhniquQ^ doqt \^ selsy soit à l'état solide, soit à celui de dissolution étendue , d^^gent du ga^ acide carbonique avec effervescence ,» pon-§euleiUQOt par l'acide sulfurique, n^ais encore par tous les acides solul^l^ dans l'eau (p. 328) ; Vacide oxalique , qui , soit ^ l'état aquei^^ , soit enchaîné dans les combinaisons salines , es( décomposé ^v^ effervescence par l'acide sulfupique , en gaz acide carbonique et ^^ gas oxyde carbonique (p. 334).

En outre , l'acide sulfurique conœatré dégage de la plupart c)^ cklorure9 méuUlique$, mais non de tous, de l'acide chlo|rhy(iriquç (p. 363); de presque tous lesbromures mélaUicp^es, dubrôpe gazeai:^ qui se reconnaît aisément à sa CQuIeur, de même aussi que de )'%^ cide sulfureux et de l'acide bromhydrique (p. 368); de presqi^ tous les iodur es métalliques, quvind il 031 concentré, de l'iode ga?;eifx, coloré en violet, et de l'acide sulfureux (p. 374); do^ fluorure^ rjjié' (alliques , , de l'acide fluorhydrique , que sa propriété 4'aHaqu(3V le verre dislingue de tous les autres .acides volatils (p. 377); d^ silicifluorureê métalliques , du gaz fluoride silicique et de l'acide fluorhydrique (p. 384); des borofluorures métalliques , du gaz fluor, ride borique et de l'acide fluorhydrique (p. 386). Les sulfures métaUiques qfi'on iraite par l'acide sulfurique concentré dégagent

600 • MÀECBË DE^l'aNÀLTSË QUAlItATIVË.

l^» ans du gaz sulfide hydrique , et les autres de Tacide tolfu-^ reux.

Il est focile de reoonnaitre un acide Yolatil qui a été dégagé de ses sels par Tacide sulfurique» qu'il ait été ou non décomposé avant de se Yolatiliser. Dans la plupart des cas, il suffit déjà , soit de Todeur» soit de la couleur du gaz qui se dégage , pour décider quel acide peut être cont^u dans la combinaison. Afin d'acquérir une pleine certitude à cet égard j on n'a qu'à traiter encore la combinaison par les réactib avec lesquels l'acide qu'elle contient se comporte d'une manière caractéristique » et qui ont été indiqués dans la première partie de ce volume. Lorsqu'il existe plusieurs acides volatils en même temps dans une combinaison , on parvient aisément ainsi à reconnaître l'un ou l'autre.

Les iuyUei^ décomposés au moyen des acides > ne dégagent Todeur caractéristique de l'acide sulfureux qu'autant qu'ils ne sont point mêlés avec des sels donnant, lorsqu'on les décompose par Tacide sulfurique, un acide ou toute autre substance qui abandonne fiidlement de Toxygène» comme, par exemple, les nitrates, les chlorates , etc. De même, quand un sulfite est mêlé avec un sulfure métallique qui dégage du gaz sulfide hydrique par la décomposition au moyen des acides , ce gaz détruit l'aoîdc sulfureux mis à nu (p. 388) ; dans ce cas donc , il n'est pas plus possible de reconnaître le sulfure métallique à l'odeur du sulfide hydrique^ que le sulfite à celle de l'acide sulfureux , à moins que Tun ou l'autre de ces gaz ne soit en excès. Les sulfites qu'on décompose à l'aide de l'acide sulfurique ne sont proprement reconnaissables à l'odeur d'acide sulfureux que quand ils se trouvent mêlés avec des carbonates ou des oxalates , avec des chlorures ou des fluorures métalliques, ou avec des sels contenant des acides fixes.

La même chose a lieu pour les kyposulftues et les hyposulfites. Lorsqu'un hyposulfite se trouve associé à un sulfure métallique soluble dans l'eau , comme il arrive , soit dans le cas où l'on a fondu du soufre avec un hydrate alcalin , soit dans celui où l'on en a fait bouillir avec une dissolution d'alcali , la présence de ce sel ne peut être reconnue qu'en mêlant la dissolution avec un sel vnclqne neutre en excès ; le sulfure métallique soluble précipite

MARCHE DE l'aNALTSE QUALITATIVE* 60i

alors du suirure de zinc y tandis que l'excès du sel zincique et l'hyposulfite reslent dissous; en versant alors de Tacide chorhydrique dans la liqueur filtrée^ on reconnaît la présence de Thyposulfite à Todeur d'acide sulfureux qui se d^age, et au précipité de soufre qui se forme.

On découvre les nitritei et les m^mfes^ même lorsqu'ils sont mêlés avec plusieurs autres sels, à la propriété qu'ils ont de fuser sur les charbons ardens. Les nitrates contenus dans un mélange se reconnaissent encore à ce qu'il dégagent des vapeurs rutilantes d'acide nitreux , quand on les traite par la limaille de cuivre et l'acide sulfurique (p. 198). On constate très-bien leur présence dans la dissolution concentrée , même lorsque celle-ci contient d'autres sels, au moyen d'un sel ferreux et de l'acide sulfurique (p. 197); mais elle n'est pas toujours indiquée par la décoloration de la dissolution d'indigo, attendu que d'autres sels, notamment les chlorites, exercent une action semblable sur cette dissolu-^ tion.

La présence des chlorates et des bromates, môme- mêlés avec plusieurs autres sels, est facile à reconnaître, parce que, quand on les chaufTe à l'état sec dans une petite cornue , à une chaleur qui ne soit pas très-forte, ils dégagent du gaz oxygène (p. 208 et 216), dont le dégagement s'opère même à une température beaucoup moinsélevée quecelle qu'exigent les nitrates pour produire le même phénomène. Indépendamment des chlorates et des bromates , les iodates sont aussi dans ce cas (p. 218 et 220).

Les carbonates sont presque de tous les sels ceux qu'on reconnaît le plus aisément , même lorsqu'ils se trouvent mêlés avec b^ucoup d'autres sels, au gaz inodore qu'un acide versé dans leurs dissolutions, même assez étendues, dégage avec effervescence. J'ai déjà fait voir (p. 571) comment on peut constater la présence de l'acide carbonique quand le sel se trouve associé à un sulfure métallique qui , par la décomposition au moyen des acides , dégage du gaz sulfide hydrique avec effervescence.

La présence des oocalates est indiquée dans la dissolution par la manière remarquable dont celle-ci se comporte avec une dissolution de sulfate calcique (p. 331), même lorsqu'il existe encore d'autres sels ; car 4e tous les acides inorganiques que l'acide snU

IM MÀMinB D8 l'àM ALtSB Q0ÀLITÀTITK.

fariqae ehaase de leufg combinaisons, il n'en est anean qoi eSm nne semblable réaction.

Les manganatet et hf^enmngatmie$ sent si faeiles à reoonnaHFe , par la plupart de leurs propriétés, qu'on n'a pas de peine à eœi-r stater leur présence , môme lorsqu'ils se trouvent aecompi^gnés de plusieurs autres sels.

Les Morures méialHqms sont aisés à reconnaître dans les disso* lations, même quand eeiles-cl contiennent en outK beaneoap de sels d'autres acides , à la manière dont ils se comportent avec une dissolution d'oxyde argentique (p. 361). L'insolubilité dans l'acide nitrique du préerpiré qui se produit ainsi est, dans ces ^périences, un meilleur moyen de reconnaître le éhlorure argentique que la solubilité de ce même précipité dans l'i^mmoniaque , attendu que le chlorure argentique jouit bien d^une grande solubilité dan^ l'alcali volatil , mais que souvent aussi ce réactif précipite en blane, de la dissolution , des substances en raison desquelles le cblorura ai^cntique précipité peut fréquemment paraître , à un chimiste peu exercé, n'ôlre point solubte dans l'ammoniaque. C'est ce qui arrive, par exemple, lorsque la dissolution contient du ebioruffl mercurique. Le chlorure argentique , comme la remarque en «t déjà été foite précédemment, partage, avec le bromure , l'iodur^ , le bromate et l'iodale argentiques, la propriété d'être inaolaUd dans l'acide nitrique étendu.

H est vrai qu'on découvre sans peine les kreiffumm wMtMkiim . les iodure9 métallique» et les bremateg dans des dissolutions; eepeitr dant on est fort exposé, quand ces substances existent , à ne point s'apercevoir de la présence simultanée d'un chlorure métallique* J'ai déjà dit (p. 360 et 375) comment on doit s'y prendre pmf reconnaître un chlorure métallique soluble» lorsqu'il existe dai^ une oombtnaison en même temps qu'un broipure ou un iodure métallique soluble.

Lorsque des olilenives, ou aussi des bromiires métalliques, sm^l mêlés avec quelques sels contenant un acide métallique , l'acide sulfurique concentré peut dégager de ce mélange des combinaisons de chlore volatiles, qui, dans quelques cas, ont une couleur carae* térîstique, owime, par exemple, loi^ue des chromâtes se trouv^ol associés aux combinaisons dont il s'agit (p. 364).

MARCHE 0B L*ANALTgE QVÀLITATIVB. êM

La pressée àes fluorures métalliques esl très-facile à constater df là manière ordinaire, lors même que ces composés seraient aecam* pagnes de tous les autres sels dans une eombinaisun sur (aqualk on opérerait (p. 877).

La présence du fluorure métallique se découvre, dans lesMÏM*fluorures métalliques, par Temploi des moyens connus, et eelie Ai fluoride silicique est reconnai^sable au précipité d'acide silicique que les alcalis produisent dans la dissolution ( p. 38d).

On reconnaît les borofluorures mêtalliqiMS dans toutes leseombi^ naisons à ce que, quand on ks décompose avec de l'acide sulfurique, ils attaquent le verre, et à ce que, lorsqu'on les mêle êmakê avec de l'alcool, ils communiquent une couleur verte à la flaquiiM (p. 336).

J*ai déjà fait savoir (p. 571) eomment on parvient i déeouvrîr la présence des sulfures métalliques dans des combinaisons com-

è. Lorsque l'acide sulfurique n'a dégagé de la «ombinaisoii aucun acide volatil, ni décomposé ni indécomposé, cette combW naison peut contenir de Vaside ioàiqueyde Vacidê phospkoriquê y ëm Vaeids phosphoreux, de Vaeidê hypophosphoreux , de Vaeide borique ^ de Vadd» êitieique, et plusieurs autres acides, à l'yard desquels il « cependant déjà été parlé de la marche qu'on doit suivre pour laa leoonnaitre, en indiquant les moyens qui peuvent conduire à hi découverte des bases. S'il se trouvait de Vadde séléniquê , l'attentioft se trouve aussi fiiée sur sa présence, dans cette partie de l'analyse, parce qu'alors la eombinaison d^ga du chlore quand on !• chaufle avec de l'acide ehlorbydrique, tandis que l'acide séléniquf se convertit en aeide séiénieux , qu'on peut précipiter par le suUM* hydiique , à Tétat de sulfide sélénieux.

Les iodotes se reconnaissent à m que les réactifs qui exareent une action réductive les transforment en iodures métalliques ou «n iode, qu'on parvient ensuite aisément à reconnaitre par l'amidon»

Les hypophosphites et les phosphites se reconnaissent aisément à ce qu'ils font naître un précipité de chlorure mercureux dans une dissolution de chlorure mercurique à laquelle on ajoute de Taeide ohlorhydrique. Cependant il faut pour cela que ie chlorure mercu<p xiqnesoit epexcàs , sans quoi c'est du m^Krure métallique q«| se

601 MÀRCUC DE l' ANALYSE QUALlTATlVi:.

précipite de la dissolution ( p. 233 et 236). En outre, ces sels se comportent d'une manière tellement caractéristique , quand on les bit rougir, qu'on ne peut point les confondre avec d'autres. Si l'on fait chauffer des hypophosphites avec de l'acide sulfurique concentré, ils se décomposent , dégagent de l'acide sulfureux, et se convertissent en acide pbosphorique.

VacideiiUd^piese sépare complètement de ses dissolutions alcalines quand on a évaporé jusqu'à siccité la liqueur saturée avec de l'acide cblorbydrique, et qu'on traite le résidu par l'eau (p. 245).

J'ai déjà montré, p. 571, comment il faut s'y prendre pour découvrir Vacidephospharique et l'acide borique dans les combinaisons composées.

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